de Christian Vandendorpe
Université d'Ottawa (Canada)
En informatique, la notion d'hypertexte désigne une façon de relier directement entre elles des informations diverses, d'ordre textuel ou non, situées ou non dans un même fichier (ou une même «page»), à l'aide de liens sous-jacents. Grâce à une interface qui fait une large place aux éléments visuels et intuitifs, tels la couleur et les icônes, l'usager d'un hypertexte peut repérer les endroits d'un document où sont greffées des informations supplémentaires et y accéder directement à l'aide d'un simple clic de la souris.
La théorie littéraire utilise aussi le terme d'hypertexte dans un tout autre sens. Ainsi, pour Gérard Genette, l'hypertexte désigne «tout texte dérivé d'un texte antérieur par transformation simple [...] ou par transformation indirecte» (1982, p.14). Dans ce sens-là, Ulysse, de James Joyce, serait un hypertexte de l'Odyssée d'Homère. En fait, la notion d'hypertexte aujourd'hui courante, telle qu'elle nous vient de l'informatique et de l'utilisation du Web, se rapprocherait davantage de celle d' « intertexte » proposée d'abord par Julia Kristeva et redéfinie par Michael Riffaterre comme étant «la perception, par le lecteur, de rapports entre une œuvre et d'autres qui l'ont précédée ou suivie» (1). Mais il n'y a pas encore coïncidence, vu que l'intertexte, dans ce sens, est un fait de lecture, alors que l'hypertexte dont nous parlons ici est un construit informatique de liens et de textes, ces derniers correspondant à des fichiers ou à des parties de fichiers susceptibles d'être affichés sur écran dans des fenêtres de dimensions variables.
Il existe de nombreux logiciels d'hypertexte. Parmi les pionniers, mentionnons Hypercard, Hyperties, KMS, Intermedia et Notecards. Depuis l'apparition du Web, on parle surtout, pour la gestion du texte en hypertexte, du puissant langage de notation qu'est le SGML (Standardized Generalized Markup Language) et de ses dérivés que sont le HTML (HyperText Markup Language) ou, plus récemment, le XML (Extensible Markup Language). Pour la gestion d'environnements multimédias, on utilise entre autres Toolbook et Director ou, sur le Web, Java. Plusieurs taxinomies des langages hypertextes ont été présentées, notamment par Conklin et Halasz.
Historiquement, le terme hypertext a été créé en 1965 par Ted Nelson, qui désignait par là une façon nouvelle d'écrire sur ordinateur, dans laquelle chaque unité textuelle pourrait donner lieu à un accès non séquentiel. Le texte ainsi créé reproduirait la structure non linéaire des idées par opposition au format « linéaire » du livre, du cinéma ou de la parole. Nelson était lui-même redevable à l'article prophétique de Vannevar Bush qui, dès 1945, envisageait un gigantesque système d'emmagasinage du savoir humain grâce auquel chacun pourrait interconnecter et annoter tous les documents susceptibles de l'intéresser. Dès avant l'apparition de l'ordinateur personnel, Nelson a cherché à réaliser le rêve de Bush au moyen d'un système informatique qu'il a baptisé Xanadu - nom du palais de l'empereur mongol KuBla Khan, que Coleridge met en scène dans un de ses poèmes pour en faire la figure symbolique de la mémoire et de ses trésors accumulés. Le Xanadu de Nelson, était censé déboucher sur un vaste système de librairie universelle - que Christopher Keep a comparé à un McDonald's de l'information -, dont les clients se rendraient dans des magasins franchisés pour consulter « l'univers des documents » (docuverse), en effectuant des micropaiements pour chaque nœud d'information auquel ils accéderaient. En dépit de ses connotations mercantiles, le modèle de Nelson a exercé une profonde influence sur l'évolution de l'hypertexte, et l'on peut considérer que le réseau du Web en est l'aboutissement sous une forme libre. On peut en apprendre davantage en allant consulter le site Web qui y est consacré.
L'hypertexte permet de manipuler des données de toute sorte, et pas seulement langagières, tels des images, des sons et des séquences vidéo ou animées. Il permet aussi de moduler l'interaction du lecteur avec le document en prévoyant dans les « objets » présentés à l'écran divers types de réactions accordées aux mouvements effectués par le lecteur à l'aide de la souris. L'auteur du programme peut stipuler, par exemple, que tel mot va changer de forme ou de couleur lorsque l'usager en approche le curseur au moyen de la souris. Grâce à ces caractéristiques, l'hypertexte fait entrer l'écrit dans une forme radicalement neuve de « dialogisme électronique », selon l'expression de Pierre Laurette. Plus encore que le livre, qui est susceptible de prendre bien des aspects, l'hypertexte peut déboucher sur des produits dont l'apparence et l'organisation interne pourront varier considérablement. En fait, la technologie informatique est capable de donner au texte numérisé toutes les formes imaginables.
Dans un texte sur papier, les paragraphes ou blocs d'information sont disposés selon un ordre séquentiel, et le lecteur y accède essentiellement par contiguïté, tout en s'aidant d'éléments tabulaires plus ou moins nombreux. Dans un hypertexte, les divers blocs d'information peuvent constituer autant d'îlots distincts et autonomes, accessibles par le lecteur dans une même « page » ou dans des pages séparées. Selon la nature du document et les lecteurs visés, l'auteur d'un hypertexte pourra favoriser un accès par sélection, par association, par contiguïté ou par stratification. Ces divers modes peuvent exister seuls ou sous diverses combinaisons.
Le cas le plus simple de sélection est celui où le lecteur choisit dans une liste ou détermine par une entrée au clavier le bloc d'information qu'il est intéressé à lire. Les divers blocs d'information constituent autant d'unités distinctes entre lesquelles il n'y a aucun lien essentiel. Le lecteur est guidé par un besoin d'information très précis qui s'épuise dès qu'il a obtenu satisfaction. Ce modèle est typique du catalogue, où toute l'organisation est construite sur un principe d'expansion, chaque mot de l'index permettant un branchement sur une description détaillée. Le dictionnaire fonctionne également selon ce principe, mais chacun de ses articles peut aussi contenir des renvois à d'autres entrées : synonymes, antonymes, etc. La sélection peut encore s'effectuer dans la liste des pages que l'usager a déjà consultées à l'intérieur du document, au cours d'une même séance de travail. Elle peut se faire dans une table des matières ou à l'intérieur d'une représentation arborescente où les divers branchements sont accessibles à divers niveaux de hiérarchisation. Enfin, le mode le plus fréquent de sélection est offert par les « hypermots » dénotés par une couleur particulière et sur lesquels l'usager est invité à cliquer pour explorer le contenu qu'ils recouvrent.
Appliqué à un texte d'une certaine ampleur, le principe de sélection est caractéristique aussi de l'hypertexte fictionnel, où chaque page-écran comporte plusieurs liens pontant vers d'autres pages, actualisant ainsi l'idéal borgésien des « sentiers qui bifurquent ».
De même, dans le domaine de l'essai, on pourrait imaginer que chaque bloc de texte serait suivi d'un certain nombre d'icônes, dont chacune correspondrait à une suite textuelle possible en fonction des réactions anticipées de la part du lecteur, dans la mesure où l'auteur est à même de les prévoir. Après avoir lu un segment de texte donné, le lecteur pourrait sélectionner la «suite» la plus pertinente, eu égard à sa configuration mentale du moment. Ce faisant, il serait obligé de s'engager activement dans sa lecture, ayant à faire des choix et à se prononcer pas à pas sur chaque section lue. Mais attention à l'explosion combinatoire! Si un bloc de texte ouvre sur trois choix et que chacun de ceux-ci en comporte également trois, nous aurons au troisième niveau neuf suites possibles au texte de départ, vingt-sept au quatrième et quatre-vingt-un au cinquième. Il faudrait donc rédiger cent vingt et un textes pour qu'une suite de cinq paragraphes soit accessible en mode parfaitement « libre » et « hypertextuel »! En fait, il faut renoncer à l'idée que les choix puissent être ouverts à chaque niveau, sans quoi leur multiplication entraînerait le lecteur dans une dérive inexorable, tout en forçant l'auteur à explorer rigoureusement toutes les alternatives logiques à chaque point de son argumentation. D'ailleurs, la liberté apparente donnée ainsi au lecteur ne fait que renforcer la position souveraine de l'auteur, qui apparaît comme le maître de tous les dénouements possibles.
Le lecteur choisit l'élément qu'il veut consulter, mais peut également naviguer entre les blocs d'information en se laissant guider par les associations d'idées qui surgissent au fil de sa navigation et des liens qui lui sont proposés. Ce modèle est typique de l'encyclopédie, tel Britannica, ou du journal.
Sélection, association et contiguïté
En plus des modes précédents, les blocs d'information sont accessibles de façon séquentielle, comme le sont les pages dans un livre. Ce modèle convient à un essai ou à un article scientifique et sera notamment utilisé pour des adaptations sur CD-ROM d'ouvrages imprimés sur papier. Il correspond à une transposition simple du format codex au format électronique. À titre d'exemple, dans un essai comme celui de Marvin Minsky, The Society of Mind, adapté en hypertexte, le lecteur peut choisir de sélectionner un titre dans la table des matières, chercher un mot dans l'index ou circuler d'un chapitre à un autre ou d'une page à une autre. Le mode de la contiguïté n'est intéressant que si les différentes pages d'un document sont censées se lire dans un ordre déterminé - comme c'est habituellement le cas pour le livre.
Sélection, association, contiguïté et stratification
En plus d'être accessibles par les modes précédents, les éléments d'information peuvent être distribués en deux ou trois niveaux hiérarchisés selon leur degré de complexité, ce qui permet de répondre aux besoins de diverses catégories de lecteurs ou de satisfaire, chez un même lecteur, divers besoins d'information. Ce modèle d'hypertexte combine au maximum les avantages du codex avec les possibilités ouvertes par l'ordinateur, notamment par la prise en compte d'une nouvelle dimension du texte, qui est celle de la profondeur. En superposant diverses « couches » de texte sur un même sujet ou, selon une autre métaphore, en satellisant autour d'un noyau central divers documents complémentaires dont les usages sont bien définis, un hypertexte stratifié offre en fait plusieurs livres en un seul.
À titre d'exemple, l'usager d'un tel hypertexte pourrait se déplacer dans une fenêtre principale où il ferait tourner des pages, tout en ayant la possibilité d'ouvrir en parallèle une ou plusieurs fenêtres secondaires offrant un discours plus théorique ou, au contraire, plus vulgarisé. Il existe bien des domaines où il est souhaitable de pouvoir jouer sur une structure de ce type, à double ou triple strate, offrant un discours de base et des fenêtres concurrentes accessibles sur demande. C'est le cas par excellence pour les situations d'auto-apprentissage, où l'apprenant se trouve placé devant une masse de concepts interreliés qui peuvent ne pas lui être tous connus. C'est aussi le cas pour le manuel technique, dont l'usager peut à tout moment souhaiter consulter des informations complémentaires sur un élément particulier. Ces quatre modes de déplacement pourraient également être utilisés conjointement dans l'édition électronique d'une œuvre donnée, en ouvrant de nouvelles perspectives à l'édition critique pratiquée sur papier. Le fil principal de lecture serait alors constitué par la version finale du texte, surplombant les strates des versions antérieures, que le lecteur pourrait aussi choisir d'afficher en parallèle. On accéderait aux différentes pages du texte par contiguïté ou par sélection dans une table des matières. Enfin, les commentaires, notes et illustrations seraient accessibles par connexité ou par liens associatifs. En raison de la richesse et de la diversité des liens ainsi proposés au lecteur, nous appellerons ce type idéal de réalisation un hypertexte « stratifié » ou « tabulaire ».
La réussite d'un outil de ce genre dépend évidemment de la cohérence et de l'intérêt de la strate de base. Si celle-ci est relativement facile à déterminer dans le cas d'une édition critique, il n'en va pas de même pour d'autres documents. Dans un manuel visant un public diversifié, il y aurait lieu d'établir les diverses strates d'informations que celui-ci devrait contenir. La strate de base contiendra évidemment le fil principal du texte, constitué d'informations minimales et d'un niveau de difficulté moyen. À chaque page où le besoin le justifie, des hypermots permettraient d'ouvrir une ou deux fenêtres complémentaires : une fenêtre « profane » à l'usage des usagers qui n'en savent pas assez pour comprendre le propos principal, une fenêtre « expert » à l'intention de ceux qui possèdent déjà les connaissances de base et qui veulent en savoir plus.
Travaillant sur un dispositif capable de jouer sur la profondeur et non plus seulement sur la surface de la trame discursive, le rédacteur d'un hypertexte tabulaire doit accorder le plus grand soin à l'établissement des différentes strates et au partage des informations entre le niveau de base et les strates complémentaires. Ces choix varieront suivant le type de texte et le public cible. Selon les cas, les niveaux d'informations seront départagés en fonction d'un axe concret/abstrait, d'un clivage entre récit et documents, ou entre texte savant, données expérimentales et ouvrages de référence, ou encore entre texte didactique, exemples et exercices, etc.
En règle générale, il ne semble pas souhaitable de concevoir plus de deux strates complémentaires au niveau de base. Une multiplication de celles-ci engendrerait une prolifération des types de renvoi, et la lecture deviendrait vite un casse-tête. On ne doit pas perdre de vue que, dans une économie textuelle soucieuse du lecteur, l'important est de fournir à ce dernier des repères qui lui permettent de contrôler son travail de lecture, notamment au moyen des déplacements de la souris sur la surface de l'écran, et de prévoir avec certitude le résultat de son action. La présence d'une strate profane ou expert rattachée à un mot ou à une page donnée devra donc toujours être dénotée par les mêmes procédés - icône ou attribut de couleur. Le lecteur profane qui clique sur une icône en espérant trouver une explication adaptée à son niveau serait vite découragé si, au lieu d'obtenir satisfaction, il tombait sur des développements destinés à un expert. Pour être efficace, la lecture doit reposer sur des conventions stables afin de permettre une concentration maximale du lecteur sur le contenu.
Tout comme l'ont fait les médias imprimés, il n'y a pas de doute que l'hypertexte stratifié développera lui aussi ses conventions et que celles-ci s'intégreront à la culture des lecteurs. En dépit des difficultés qu'elle présente, c'est certainement dans cette direction que réside l'avenir le plus prometteur de l'hypertexte - si celui-ci doit dépasser le stade de l'utopie libératrice pour devenir un outil de travail.
Par ailleurs, ces divers modes d'organisation de l'hypertexte peuvent déboucher sur des formes de navigation très différentes selon le degré d'opacité ou de tabularité retenu pour la présentation des données. Un hypertexte littéraire ou ludique peut opter pour une navigation opaque et donner à l'usager la possibilité de produire des événements sur l'écran, mais sans qu'il sache où il est ni où il va. Il n'y a pas alors de «déplacements» évidents, tous les événements informatiques pouvant se dérouler dans un même cadre apparent. Cette forme d'hypertexte opaque peut convenir à un récit expérimental du type Afternoon de Michael Joyce, ou à un jeu d'aventure comme Myst, où le joueur n'a aucune idée de sa position relative par rapport à l'ensemble des énigmes à résoudre. Mais, en matière de document d'information, l'option la plus satisfaisante pour le lecteur est celle qui lui donne une vue claire de la distribution de l'information et lui permet d'accéder directement à chacun des blocs en ayant le plein contrôle de ses déplacements. Il est significatif à cet égard que même certains jeux récents, tel Ring, donnent au joueur la possibilité de choisir l'épisode qui l'intéresse et d'afficher à tout moment le pourcentage du chemin parcouru par rapport à celui qui lui reste à faire pour arriver au terme de chacun des épisodes.
S'il est un domaine où l'on ne peut laisser au hasard le parcours effectué par l'usager, c'est bien celui des apprentissages. Les programmes d'enseignement et les manuels reposent précisément sur le principe que l'acquisition des connaissances ne peut pas toujours se faire dans un ordre aléatoire, guidé par les seules associations libres du sujet. Les premières réalisations en enseignement assisté par ordinateur (EAO) ont poussé ce principe à l'extrême, enfermant l'élève dans un cheminement séquentiel microgradué où l'accès à un exercice était conditionné par la réussite du précédent. On attendait de l'élève qu'il accepte de progresser en aveugle, sans qu'il sache combien d'étapes il aurait à parcourir ni, parfois, quelle compétence réelle il retirerait du parcours effectué.
L'hypertexte pourrait certes être utilisé, lui aussi, de façon opaque et servir à contrôler totalement le parcours de l'usager, en ne lui permettant de faire que les branchements acceptés par la logique du programme, confortant ainsi les pratiques traditionnelles d'EAO. Cette éventualité a été renforcée par l'accent que l'on met, dans certains milieux, sur l'idée que la différence essentielle entre le livre et l'hypertexte résiderait dans le côté « exploratoire» qu'exige la navigation de ce dernier.
Nous croyons pour notre part que l'hypertexte devrait plutôt s'approprier certaines caractéristiques de la technologie séculaire du livre pour déboucher sur un produit nouveau, susceptible de satisfaire les besoins d'un lecteur exigeant et qui se sert de cet outil à des fins d'information ou d'apprentissage. C'est dans ce dernier domaine que les besoins sont les plus pressants. Comme le manuel de papier, un hypermanuel devra viser à présenter le plus rationnellement possible une masse d'informations sur un domaine de connaissances. Tout en étant regroupées de manière séquentielle, les données devront être accessibles par un index et une table des matières ainsi que par des liens internes. Comme dans tout imprimé, le lecteur pourra y circuler librement et à son rythme. Mais, pour être vraiment efficaces, les exposés théoriques et les démonstrations de l'hypermanuel seront aussi complétés par des exercices, afin de permettre à l'apprenant, d'une part, de s'assurer qu'il a bien compris le contenu d'une leçon et, d'autre part, de développer certains automatismes par la mise en œuvre répétée d'un réseau d'associations. Enfin, la lecture sera encouragée par divers procédés interactifs produisant sur la page des événements susceptibles de stimuler la curiosité et l'intérêt du lecteur.
La réalisation d'un hyperlivre ou d'un hypermanuel exige donc de la part de l'auteur des choix stratégiques constants. La distribution des éléments d'information pose un problème central du fait que chaque unité textuelle primaire doit pouvoir être caractérisée par un titre. Dans la mesure où celui-ci est significatif pour l'usager, il permettra non seulement de trouver facilement les éléments d'information recherchés, mais aussi de garder une trace des pages parcourues au moment de la sortie de l'hypertexte. De cette façon, le lecteur pourra véritablement exercer un contrôle sur le texte, au lieu d'être contrôlé par lui ou d'y voyager à tâtons (2).
Notes
1 - Cité par Genette, 1982, p. 8.
2 - Ce texte est extrait du livre Du papyrus à l'hypertexte. Essai sur les mutations du texte et de la lecture, Montréal, Boréal et Paris, La Découverte, 1999.
Bibliographie
Genette G., Palimpsestes, Paris, Seuil, 1982.
Laurette P., Lettres et Technè, Montréal, Balzac, 1993.
Minsky M., The Society of mind, New York, Simon and Schuster, 1985. Version sur CD-ROM par Voyager 1996.
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Voir dans l'encyclopédie de l'Astrolabe: