Baktash Waseil, étudiant  à l’École d’études politiques et de common law en immersion française

Vive le Canada! L’hymne national est dans les deux langues. Pourquoi ne pas les apprendre toutes les deux!  

Les ambitions bilingues d’un étudiant d’origine afghane

Pour Baktash Waseil, étudiant de troisième année à l’École d’études politiques et de première année au programme de common law en immersion française, le français n’est pas sa langue seconde, mais sa troisième langue.

« Durant mon premier mois au Canada, je parlais franglais », dit Baktash, dont la famille a émigré d’Afghanistan en 2005. « C’est difficile d’apprendre deux langues à la fois. »
Baktash a fréquenté une école secondaire à Markham, en Ontario, où tous les élèves devaient suivre des cours de français intensif en 9e et 10e années. Il a décidé de poursuivre des études bilingues par la suite et s’est même inscrit au programme d’immersion française en 12e année. « C’est l’attitude de mon enseignante envers l’apprentissage d’une nouvelle langue qui m’a encouragé. Elle m’a transmis sa passion, dit Baktash. Ce n’est pas seulement la grammaire. Si elle ne nous avait enseigné que la grammaire, je n’aurais jamais réussi! » Le régime d’immersion en français de l’Université d’Ottawa permet à Baktash et aux autres étudiants dans sa situation de décrocher un diplôme dans les deux langues, et d’apprendre beaucoup plus que la grammaire.

« À l’Université d’Ottawa, les étudiants ont la chance de poursuivre leurs études dans les deux langues officielles, déclare Baktash. Vive le Canada! L’hymne national est dans les deux langues. Pourquoi ne pas les apprendre toutes les deux! »

Au départ, Baktash s’inquiétait à l’idée de suivre ses cours de science politique en français, mais le nombre d’étudiants anglophones dans ses classes et l’appui offert par les professeurs l’ont rassuré. Il se lance même des défis : les étudiants peuvent remettre leurs travaux dans la langue de leur choix à l’Université d’Ottawa, mais il essaye toujours de les rédiger en français. « Ma première dissertation était entièrement marquée de rouge, dit-il en riant. Mais je me suis amélioré. »

Baktash a l’intention de mettre à profit ses trois langues. « Je me vois tout d’abord comme avocat défendant tant les francophones que les anglophones, peut-être spécialisé en droit constitutionnel. » Il ajoute en souriant : « Et plus tard, je me vois siéger comme juge bilingue. »

Texte : Ben Godby
Photo : Mélanie Provencher
Mise en ligne : décembre 2011
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Dernières modifications : 2012.11.27