Lauréats des Prix d'excellence de l'Association des diplômés 2016

Photo du prix d’excellence de l’Association des diplômés de l’Université d’Ottawa. | Picture of the University of Ottawa Alumni Association Award of Excellence

L’Association des diplômés de l’Université d’Ottawa reconnaît les réalisations exceptionnelles de ses membres par la présentation annuelle de ses prix d’excellence. Établis en 2011, ces prix ont pour but de rendre hommage aux talents et aux efforts inspirants des diplômés de l’Université ainsi qu’à leur influence, que ce soit à l’échelle locale ou mondiale.

Venez les rencontrer à la soirée Tous ensemble à l’Université d’Ottawa, le 7 mai 2016!


Prix Meritas-Tabaret pour diplômé exemplaire

Marc Jolicœur (B.Adm. 1975, LL.B. 1978) : Le cœur à la bonne place

Marc Jolicoeur

Marc Jolicœur est non seulement un des avocats les plus respectés au Canada, mais aussi l’un des diplômés ayant exercé l’influence la plus marquante sur sa communauté et son alma mater.

Tout de suite après avoir fait son barreau en 1980, il est entré au service du cabinet Borden Ladner Gervais, où il a graduellement gravi les échelons comme associé, associé directeur général, président du Conseil national, puis chef de groupe national. Avocat spécialisé en droit des sociétés, il continue de servir avec un bonheur évident une clientèle faite d’institutions publiques (hôpitaux, universités, musées, etc.) et d’organismes sans but lucratif.

Sa renommée — il est un habitué des palmarès comme Best Lawyers in Canada et Lexpert — lui a valu de travailler dans plusieurs dossiers majeurs pour la région de la capitale nationale, qu’on parle de projets d’intégration des services de santé, du futur système de train léger, de la collecte des déchets organiques ou du réaménagement du parc Lansdowne.

C’est avec une générosité peu commune que Marc Jolicœur met aussi son expérience au service de la collectivité. Au cours des 30 dernières années, il s’est investi comme bénévole et donateur auprès de plus de 25 organismes voués à la santé, à l’éducation, à la jeunesse et à la lutte contre la pauvreté.

L’Université d’Ottawa, en particulier, a considérablement bénéficié de l’incroyable loyauté, du temps et des talents de Me Jolicœur, qu’elle a nommé gouverneur émérite en 2010 pour souligner plus de 20 ans de participation au Bureau des gouverneurs, dont sept à titre de président.

Le prix Meritas-Tabaret, le plus haut honneur conféré par l’Association des diplômés de l’Université, s’ajoute à une longue liste de distinctions visant à souligner le parcours et l’engagement exemplaires de Me Jolicœur, dont la Médaille du jubilé d’or de la reine Elizabeth II et l’Ordre d’Ottawa.


Diplômé de l'année

Micheál Kelly (M.A. 1975) : une force avec qui compter

Micheál Kelly

Aujourd’hui doyen de la Lazaridis School of Business and Economics à l’Université Wilfrid Laurier, Micheál Kelly a passé dix années à la barre de l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa.

Comme professeur de gestion possédant une vaste expérience du gouvernement, Micheál Kelly n’avait jamais aspiré au décanat. Mais une fois établi dans ses fonctions, il s’est rendu compte — et tout le monde autour de lui — qu’il y réussissait plutôt bien.

À tel point qu’un diplômé de l’Université lui a avoué être si fier de son grade de l’École Telfer qu’il est allé chercher son diplôme dans une boîte au sous-sol pour l’afficher bien en évidence au mur de son bureau.

Il faut dire que le doyen Kelly avait réussi, entre autres réalisations remarquables, à décrocher une désignation d’une valeur de 25 millions pour l’École Telfer et à mener celle-ci jusqu’à la triple couronne des agréments internationaux.

Bien que M. Kelly attribue ses succès à la chance et à sa formidable équipe, on peut penser que le travail acharné, la détermination et l’esprit de compétition y aient aussi joué un grand rôle. Il semble également que l’histoire se répète, puisque l’an dernier l’Université Wilfrid Laurier a annoncé une désignation majeure pour son école de gestion.

Cette annonce, suivant de près le don de 20 millions de la part du philanthrope Mike Lazaridis, cofondateur de Research in Motion, est en grande partie attribuable aux efforts du doyen Kelly. Ce tour de force fait de lui un des meneurs du financement universitaire au Canada.

Expert de renom en matière de gestion de systèmes d’innovation mondiale, d’alliances en R et D et de stratégies concurrentielles des entreprises de haute technologie, Micheál Kelly reste l’un de nos diplômés les plus éminents et une force avec qui il faut compter dans les domaines du développement et de la gouvernance des écoles de gestion.


Fidélité à l'Université

Shirley Greenberg (C.M., LL.B. 1976, D.U. 2013) : Faire avancer la société

Shirley Greenberg

Au moment où Shirley Greenberg s’inscrit à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa dans les années 1970, elle est déjà dans la quarantaine et mère de trois enfants.

Comme secrétaire juridique à l’époque, elle voyait bien que les femmes ne jouissaient pas du respect auquel elles avaient droit auprès des avocats. D’où l’idée de prendre les choses en mains!

L’obtention de sa licence a marqué le début d’une carrière fructueuse en droit de la famille, au cours de laquelle elle a non seulement créé le premier cabinet juridique d’Ottawa composé uniquement de femmes, mais aussi aidé à lancer la carrière de nombreuses jeunes avocates.

Aujourd’hui encore, Mme Greenberg est fière d’avoir servi ses clients avec diligence dans le respect des lois et règlements existants... tout en travaillant en coulisse pour les changer et faire avancer la société.

Même si elle profite maintenant d’une retraite bien méritée, celle qui a été pendant presque toute sa vie adulte sur la ligne de front du mouvement féministe canadien continue de travailler, en tant que philanthrope, à ce qui a fait sa renommée : renforcer l’autonomie des femmes et s’assurer que leurs besoins sont pris en compte.

De pair avec de nombreux établissements et organismes comme l’Hôpital d’Ottawa, le Fonds d’action et d’éducation juridique pour les femmes et MATCH International Women’s Fund, l’Université d’Ottawa a grandement bénéficié de la générosité de Mme Greenberg au fil des ans.

Au total, c’est plus de trois millions de dollars qu’elle a versés à son alma mater pour financer différentes initiatives, dont la Chaire Shirley E. Greenberg pour les femmes et la profession juridique en 2001, à l’époque le don le plus important jamais reçu à l’Université de la part d’un donateur individuel. Mme Greenberg appuie aussi activement l’International Longevity Centre hébergé par la Faculté des sciences de la santé.

L’Université d’Ottawa est honorée de pouvoir compter sur une amie aussi loyale.


Jeune diplômée

Katherine Levac (B.A. 2011) : Authentiquement drôle

Katherine Levac

Katherine Levac se destinait sans trop de conviction à l’enseignement lorsqu’elle a trouvé sa vocation à la croisée de ses cours en création littéraire, de ses activités d’impro et de sa mineure en théâtre dans le cadre de son baccalauréat en lettres françaises à l’Université d’Ottawa. Un petit tour à l’École nationale de l’humour sur recommandation d’un ami, et hop, la voilà partie pour la gloire.

Trois ans à peine après sa sortie de l’École, ce jeune phénomène présente déjà une feuille de route impressionnante.

Uniquement au cours des derniers mois, Katherine Levac a participé à la tournée et série documentaire Les 5 prochains, tourné deux émissions humoristiques à sketches, Like-Moi et Le Nouveau Show (Télé-Québec), montré ses talents de chroniqueuse à PaparaGilles (ICI ARTV) et monté sur scène pour Un beau programme, un spectacle en collaboration livré à guichets fermés au Cabaret Lion d’or de Montréal.

On peut donc dire que la jeune femme a parcouru beaucoup de chemin depuis son passage remarqué à la défunte émission SNL Québec dans la peau de l’impayable Paidge Beaulieu, chroniqueuse à l’accent franco-ontarien vraiment nice. Depuis, le public a pu prendre toute la mesure du talent de cette native de Saint-Bernardin, petit village de l’est de l’Ontario, qui est aussi devenue en 2015 la première femme à être sacrée Découverte de l’année au gala Les Olivier.

Mais même si Katherine Levac puise avec un plaisir évident dans sa propre vie pour écrire les textes qu’elle livre avec cette expression imperturbable qui est devenu sa signature, n’essayez pas de lui accoler une étiquette. Elle n’est pas là pour représenter l’Ontario français, les femmes en humour ou le monde de la campagne. Le plus important pour elle, c’est de rester authentique dans tout ce qu’elle fait. Mais surtout, d’être drôle.


Service communautaire

Dr Horace Alexis (B.A. 1962, M.D. 1966) : Bâtir l’avenir par l’éducation

Horace Alexis

En 1958, Horace Alexis a immigré au Canada en provenance de Trinidad avec 200 $ en poche et un seul but en tête : faire sa médecine.

Aujourd’hui à la retraite, le Dr Alexis a exercé la médecine familiale pendant plus de 40 ans sans jamais oublier d’où il venait, ni les sacrifices qu’il avait dû faire pour se rendre à destination.

C’est d’ailleurs en partie le souvenir de ses propres difficultés qui l’a poussé à créer ce qui demeure à ce jour une de ses plus grandes fiertés : le Fonds de bourses pour étudiants canadiens noirs (BCSF).

Le BCSF vise à faciliter l’accès aux études universitaires pour des étudiants noirs de talent, mais démontrant un besoin financier. À ce jour, des bourses totalisant plus de 200 000 $ ont été remises à une quarantaine d’étudiants et d’étudiantes.

Le fonds repose sur une idée fondamentale : en donnant à une personne les moyens de s’instruire, on peut créer un effet d’entraînement qui traversera les générations, ce que le Dr Alexis a lui-même pu constater dans sa famille élargie.

Créé en 1996 à partir d’un don personnel de 5 000 $ du Dr Alexis, le BCSF compte aujourd’hui un demi-million de dollars en capital qui assure son avenir. Cette réussite aux impacts considérables est due en bonne partie à Horace Alexis lui-même, qui a défendu son projet contre vents et marées.

Reconnu pour son implication dans la communauté, il a aussi mis ses talents au service de nombreux autres projets et organismes au fil des ans, dont VON Canada, la James R. Johnston Chair in Black Canadian Studies de l’Université Dalhousie, la Fondation communautaire d’Ottawa et la Trinidad and Tobago Association of Ottawa.

L’Université d’Ottawa est fière de rendre hommage à un leader communautaire qui connaît la valeur de l’éducation pour bâtir l’avenir.


Membre honoraire de l'Association des diplômés

Sam Saab : Du cœur au ventre

Sam Saab

Sam Saab n’est pas un diplômé de l’Université d’Ottawa, mais c’est tout comme : il fait définitivement partie de la famille.

En effet, le bien-aimé propriétaire du populaire restaurant Father and Sons, situé au coin de la rue Osgoode et de l’avenue King-Edward, est un ami de longue date de notre établissement, et en particulier des Gee-Gees.

Depuis bientôt 50 ans, M. Saab et sa famille nourrissent la communauté universitaire et aident les étudiants à réaliser des rêves en les entourant d’un soutien absolument remarquable.

À l’Université d’Ottawa, on ne compte plus les contributions de M. Saab, qui, en plus d’avoir créé une bourse pour les étudiants athlètes, appuie plusieurs équipes des Gee-Gees par des dons annuels, tout en les nourrissant gratuitement avant les matchs à domicile.

En fait, Sam Saab a la réputation de ne jamais avoir refusé une demande pour aider les étudiants. Et pas seulement de la part des Gee-Gees! Chaque année, il appuie de nombreux clubs et groupes étudiants en leur donnant des prix pour des encans, des tirages et d’autres activités.

La relation de Sam Saab avec les étudiants, qui représentent 90 % de sa clientèle, est loin d’être strictement financière. Son restaurant est aujourd’hui un second chez soi pour beaucoup d’entre eux. C’est d’ailleurs à cette fin qu’il en soigne l’atmosphère conviviale et détendue.

Homme d’affaires ayant fait carrière dans l’immobilier et la restauration — il est aussi copropriétaire du Draft Pub au Complexe sportif Minto —, Sam Saab se distingue dans le secteur des affaires local non seulement par sa réussite professionnelle, mais aussi par cet engagement unique envers un établissement qu’il a vu grandir.

Par ce prix bien mérité, l’Université d’Ottawa est fière de souligner tout ce que Sam Saab et sa famille font pour les étudiants depuis 50 ans.

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