Lauréats des Prix d'excellence de l'Association des diplômés 2017

Photo du prix d’excellence de l’Association des diplômés de l’Université d’Ottawa. | Picture of the University of Ottawa Alumni Association Award of Excellence

À travers leurs réalisations professionnelles et leur engagement envers la collectivité, les diplômés de l’Université d’Ottawa sont en train de transformer le monde.

Chaque année depuis 2011, l’Association des diplômés reconnaît des membres exceptionnels en leur décernant des prix d’excellence. Ces distinctions visent à souligner le talent, les efforts et l’influence des diplômés de l’Université, aux échelles locale, nationale et mondiale. Des personnes remarquables qui défient vraiment les conventions.

Découvrez les lauréats de cette année.


Prix Méritas-Tabaret pour diplômé exemplaire

Camille Villeneuve (B.Com., 1967) : Bâtir l’avenir de l’entreprise

Camille Villeneuve

Photo : Texeira Photographie

Bâtisseur, gestionnaire, philanthrope, Camille Villeneuve est l’une des figures les plus marquantes du secteur commercial de la région de la capitale nationale. Il figure parmi les généreux diplômés grâce auxquels les étudiants de l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa peuvent s’investir pleinement dans ce qui compte le plus pour eux tout en apprenant aux côtés de grands chefs d’entreprise.

Associé et président de Multivesco, une société de gestion et d’aménagement immobiliers qu’il a fondée il y a une quarantaine d’années « par nécessité », M. Villeneuve est reconnu pour son intégrité. Sa réussite dans le domaine de l’immobilier, aussi bien dans la région qu’aux États-Unis, tient à son sens aigu des affaires et à une bonne dose de persévérance.

« Quand je suis entré à l’université, j’étais fermement convaincu que j’allais réussir dans le monde des affaires », se souvient-il. Et c’est bien ce qu’il a fait. Sa passion pour l’immobilier l’a conduit de la Société canadienne d’hypothèque et de logement à l’établissement de Multivesco, à d’importants investissements au Texas et à la création du vaste complexe résidentiel Le Plateau de la Capitale. Il affirme devoir son succès aux bases théoriques que lui a procurées l’Université d’Ottawa, qui l’a également aidé à bâtir un réseau de contacts dont il se sert encore aujourd’hui.

Depuis que M. Villeneuve a effectué son premier don à l’Université il y a plus de 30 ans, son fidèle soutien a permis d’améliorer l’expérience étudiante de maintes façons. Récemment (en 2015), il a donné un million et demi de dollars à son alma mater, ce qui permettra à son influence de perdurer grâce au nouveau Fonds Camille-Villeneuve pour l’entrepreneuriat, destiné à appuyer des programmes et des étudiants-entrepreneurs, et à l’accroissement du Fonds Camille-Villeneuve pour les activités étudiantes. La majeure partie du don servira à financer de nouveaux projets.

Au cours de sa vie, M. Villeneuve a donné 1,85 million de dollars. Il a également donné en retour par d’autres façons, comme son travail en tant que membre du comité du doyen pendant six ans (2005-2011).

Camille Villeneuve a reçu un doctorat honorifique en 1996, en reconnaissance de ses apports.


Prix Diplômé de l’année

Sethuraman Panchanathan (Ph.D., 1989) : L’ingénierie au service du bien public

Sethuraman Panchanathan

Administrateur, enseignant, ingénieur, entrepreneur, inventeur, conseiller politique, chercheur — Sethuraman Panchanathan porte tous ces chapeaux et bien d’autres. Actuellement vice-président et directeur de la recherche et de l’innovation de Knowledge Enterprise Development, au sein de l’Arizona State University (ASU), M. Panchanathan a consacré près de trois décennies à exploiter les progrès technologiques pour améliorer la vie humaine.

Dès l’enfance, il nourrissait la passion de concevoir et de construire des choses. Il a donc poursuivi des études en sciences et en génie, d’abord en Inde, puis à l’Université d’Ottawa, où il s’est intéressé aux travaux du professeur Morris Goldberg sur la reconnaissance des formes et le traitement d’image. Selon lui, c’est grâce à l’Université d’Ottawa qu’il a pu compter sur de solides assises pour bien démarrer sa carrière.

En 1997, M. Panchanathan a intégré le corps professoral de l’ASU, où il a toujours cherché à repousser les frontières de la science pour le bienfait de la société, que ce soit en tant que directeur de la School of Computing and Informatics ou du département interdisciplinaire d’informatique biomédicale, ou dans d’autres rôles. Sa créativité et son savoir trouvent leur expression dans le Center for Cognitive Ubiquitous Computing (CUbiC), qu’il a fondé pour mettre au point des appareils et des outils technologiques pour les personnes handicapées. Les projets phares de CUbiC, visant à aider les personnes atteintes de déficiences visuelles, ont fait l’objet de distinctions prestigieuses, y compris l’Imagine World Cup décernée par Microsoft.

Il n’est donc pas surprenant que l’ASU ait été nommée l’université la plus innovante aux États-Unis en 2015 et en 2016. Sous le leadership de M. Panchanathan, la recherche dans cet établissement a connu une croissance remarquable, ce qu’illustrent les dépenses annuelles, qui ont triplé pour attendre la somme d’un demi-milliard de dollars.

En 2014, Barack Obama, alors président des États-Unis, l’a nommé au National Science Board (NSB) [conseil scientifique national], reconnaissant ainsi ses talents scientifiques et intellectuels. M. Panchanathan préside aujourd’hui le comité sur la stratégie et le budget du NSB. Dans ce rôle, il contribue à influencer les politiques publiques nationales et internationales dans le domaine des sciences et de la technologie. Puis, en 2016, la secrétaire d’État de l’Arizona l’a nommé au Technology, Transparency and Commerce Council (conseil de la technologie, de la transparence et du commerce) afin qu’il apporte sa rétroaction et son soutien stratégique aux programmes politiques de l’Arizona.


Prix fidélité à l’Université

Constance Nozzolillo (Ph.D.Sc. 1963) : Une vie consacrée à la recherche

Constance Nozzolillo

Elle a beau avoir pris sa retraite du Département de biologie de l’Université d’Ottawa il y a plus d’un quart de siècle, Constance Nozzolillo demeure toujours vouée à la recherche. D’ailleurs, elle se rend souvent sur le campus pour assister à des réunions de laboratoire avec ses anciens collègues.

Armée d’une maîtrise en physiologie des plantes, Mme Nozzolillo a commencé sa carrière à Agriculture Canada en 1950, en tant qu’agente de recherche agricole, niveau 1, poste qu’elle s’est vue obligée de quitter deux ans plus tard, car la politique d’après-guerre de la fonction publique interdisait aux femmes mariées d’être salariées. Elle est alors devenue assistante de recherche de J. H. Craigie, botaniste du gouvernement fédéral à la retraite, pour étudier les cycles de vie de la rouille de blé.

En 1957, les règles ayant changé, Mme Nozzolillo est retournée à la fonction publique. Elle s’est alors rendu compte qu’une maîtrise ne suffisait pas au travail auquel elle voulait se consacrer. En 1963, elle a donc obtenu un doctorat de l’Université d’Ottawa. Puis, elle a intégré le corps professoral et, pendant les 28 années qui ont suivi, elle a enseigné et servi de mentore à des milliers d’étudiants de premier cycle, mené des recherches et publié de nombreux articles.

Membre de plusieurs associations scientifiques, Mme Nozzolillo a voyagé dans tout le monde pour perfectionner ses compétences en recherche et enrichir son savoir. Depuis 30 ans, elle se passionne pour les anthocyanes, ces pigments qui rendent les roses pourpres. En février 2017, elle a donné une conférence sur les couleurs de l’automne, intitulée Alternative Truths of Autumn Colour, dans le cadre du neuvième Séminaire international sur les anthocyanes, en Nouvelle-Zélande. Elle a écrit à un grand nombre de rédacteurs en chef de journaux canadiens pour les instruire au sujet de la pigmentation anthocyanique.

Mme Nozzolillo affirme qu’elle doit sa réussite au soutien qu’elle a reçu quand elle était étudiante, sous forme de bourses et d’aide financière. Devenue à son tour une donatrice insigne, elle a établi en 1997 le Fonds de bourse Constance-Nozzolillo à l’Université d’Ottawa, afin d’appuyer des étudiants de premier cycle en sciences, qui, par manque de ressources financières, pourraient voir leurs études compromises. Elle participe fièrement à leur succès.


Prix Jeune diplômé de l’année

Andrew Todd (B.Sc.A. et B.Sc., 2014) : La motivation de réussir à tout prix

Andrew Todd

Photo : Kevin Light Photo

Remporter le bronze aux Jeux paralympiques de Rio 2016 n’était qu’une victoire de plus pour Andrew Todd, rameur de compétition. Nommé en 2015 para-athlète de l’année par Aviron Canada, il est également médaillé de bronze 2015 du Championnat mondial d’aviron en France et il a recueilli l’or en 2016 lors de la Coupe du monde en Pologne. Quelques années auparavant, il avait remporté deux médailles lors de championnats nationaux d’aviron du Canada : le bronze en 2011 en tant qu’athlète valide, et l’or en 2013 en tant que pararameur.

À présent, il se concentre sur les championnats mondiaux de 2017 et il ambitionne de participer aux Jeux paralympiques de Tokyo en 2020. Les personnes qui le connaissent, que ce soit sur le campus ou sur les eaux, lui vouent autant de respect que d’admiration. Originaire de Thunder Bay, Andrew possédait déjà des antécédents en sports d’endurance lorsque, dès sa première semaine sur le campus, il a intégré l’équipe d’aviron de l’Université d’Ottawa, catégorie novice. Il se disait alors qu’il aurait encore pleinement le temps de se consacrer à ses études, un programme combiné de biotechnologie, fort exigeant.

L’aviron de compétition n’a pas tardé cependant à devenir une passion. Sa performance s’est avérée tellement exceptionnelle qu’il a été invité en 2013 à faire partie de l’équipe masculine d’aviron nationale, catégorie poids léger, laquelle aspirait à participer aux Olympiades de 2016. Mais à peine trois jours après avoir commencé son entraînement, le jeune homme a été renversé par un autobus. Les graves blessures qu’il a souffertes auraient signifié la fin d’une carrière sportive pour un autre, mais Andrew s’est senti aiguillonné par ce qui était pour lui une mission : accomplir ce qu’il avait entrepris.

Avec à peine 50 % de chances de s’en sortir, il s’est débattu pendant 28 mois, au cours desquels il a subi une dizaine d’interventions chirurgicales tout en menant à terme son programme d’études. Et le désir de participer à des compétitions sur la scène internationale ne l’a pas quitté. Grâce à sa persévérance, ou son « entêtement » comme il l’appelle, il a regagné son niveau de rameur de calibre mondial, déterminé à ce que les parasports jouissent de la même reconnaissance que les sports pour personnes valides.

Aujourd’hui, Andrew Todd désire se concentrer sur une carrière en médecine, son rêve d’enfance. Il veut se spécialiser en orthopédie. On pourrait donc le revoir à l’Université d’Ottawa, si chère à son cœur.


Prix Service communautaire

Lisa Glithero (Ph.D., 2015) : Inspirer par l’exemple

Lisa Glithero

Photo : Sira Chayer, Students on Ice Foundation

Éducation, jeunesse et environnement : voilà les grands axes du travail de Lisa Glithero, que ce soit en tant qu’enseignante au Népal, en Colombie-Britannique ou en Ontario; ancienne directrice de Students on Ice (une fondation ayant pour mission de faire découvrir les régions polaires aux jeunes) ou, récemment, du Projet Canada C3 (une aventure maritime de 150 jours le long du passage du Nord-Ouest); chercheuse en éducation à l’Université d’Ottawa; ou encore, dans le cadre de ses fonctions au sein du Conseil scolaire du district d’Ottawa-Carleton.

Dans tous ces rôles, Lisa Glithero, professeure à la Faculté d’éducation, a les pieds fermement ancrés dans deux mondes : l’université et la collectivité. Elle possède une approche assez originale par rapport au service communautaire, à savoir, l’importance de l’être par-dessus le faire. Autrement dit, incarner l’engagement, la justice sociale et le lien à la nature.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : Lisa Glithero entreprend de nombreuses actions. Dans sa ville, Chelsea (Québec), elle contribue à améliorer la communauté en siégeant au conseil administratif de la Fondation Chelsea. Coprésidente du conseil administratif de Youth Ottawa, elle s’efforce de motiver les jeunes à participer au progrès collectif. Elle est membre actif de l’initiative Femmes pour la nature de Nature Canada et travaille avec de nombreux groupes consacrés à l’éducation environnementale, notamment le groupe de travail national sur la sensibilisation à l’environnement et à la durabilité du projet Environmental and Sustainability Education ainsi que le Réseau canadien d’éducation et de communication relatives à l’environnement.

Les efforts de Lisa Glithero ne passent pas inaperçus. La Fondation Yves Rocher lui a remis le prix Terre de femmes en 2006 et le magazine Châtelaine l’a nommée parmi les « Canadiennes extraordinaires à surveiller » en 2008. Et en 2016, le gouverneur général du Canada lui a décerné la Médaille du service méritoire.

Forger une communauté unie, développer le sens de l’autonomie chez les jeunes et sensibiliser le public aux enjeux écologiques, voilà ce qui motive Lisa Glithero. Elle se considère une bâtisseuse de ponts grâce à laquelle différents partenaires, secteurs et voix s’unissent pour créer une société épanouie, saine et durable. « C’est un tout qui représente le travail d’une vie », déclare-t-elle. « C’est ma manière de contribuer à bâtir un monde meilleur. »


Prix Membre honoraire de l’Association des diplômés

Bruce Lazenby : Rapprocher les entreprises et les universités

Bruce Lazenby

Directeur du développement des affaires chez Regional Group of Companies, Bruce Lazenby connaît bien le secteur commercial et de la haute technologie d’Ottawa, au sein duquel il possède une longue expérience. Ancien PDG d’Invest Ottawa, il a contribué à l’essor de la ville dans le domaine de l’informatique. Ce champion de l’Université d’Ottawa considère que l’établissement est « un extraordinaire milieu générateur de talents ».

Diplômé du Collège militaire royal du Canada, M. Lazenby s’efforce de combler le fossé entre le monde des affaires et l’université, afin de favoriser un partenariat qui bénéficie les deux : ainsi, le partenaire commercial tire profit de l’innovation et de la recherche de pointe, tandis que le partenaire universitaire accroît son influence tout en offrant à ses étudiants une formation de qualité comportant des expériences concrètes. « Nous ne devons pas sous-estimer l’importance que revêt l’Université d’Ottawa pour la collectivité », souligne M. Lazenby.

À cet effet, il prône la valeur des programmes coop, qui procurent aux étudiants et aux employeurs un rapport mutuellement avantageux, et aux premiers les connaissances qui leur permettent de questionner leurs professeurs. Il est fier d’avoir contribué à réunir les quatre établissements postsecondaires d’Ottawa pour qu’ils coordonnent leurs régimes coop, et se réjouit infiniment de savoir que l’Université d’Ottawa a instauré un volet coop obligatoire dans le cadre de son programme de génie logiciel.

M. Lazenby est convaincu qu’il est plus facile de changer les choses de l’intérieur. Il est membre du comité consultatif du Fonds de dotation pour l’entrepreneuriat et l’innovation de la Faculté de génie ainsi que du conseil consultatif de l’École de gestion Telfer. Son but consiste à relier les deux programmes, afin que les solutions techniques s’intègrent au monde des affaires, et vice versa – une approche réaliste, selon lui.

Pour Bruce Lazenby, les diplômés font toute la différence dans un établissement. Et faire la différence à l’Université d’Ottawa, ce nouveau membre honoraire la fait depuis longtemps, en compagnie de sa femme, sa fille et son fils, tous diplômés de l’Université d’Ottawa.

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