L’Alzheimer ralenti par les plantes

John Thor Arnason et Steffany Bennett observent des images sur un écran dans un laboratoire.
À la jonction des connaissances anciennes et de la science moderne

John Thor Arnason, biologiste de l’Université d’Ottawa, et Steffany Bennett, titulaire d’une chaire de recherche de l’Université, ont étudié des traditions anciennes à la découverte de plantes prometteuses pour le traitement de la maladie d’Alzheimer.

Depuis des millénaires, les Mayas q’eqchi’ d’Amérique centrale et les communautés cries et inuites du Nord-du-Québec se servent des plantes pour soigner à peu près tout, de la morsure de serpent jusqu’à la confusion mentale. Récemment, leurs guérisseurs traditionnels ont demandé à des experts de l’Université d’Ottawa de valider scientifiquement les effets médicinaux de leurs remèdes naturels. Ce faisant, John Thor Arnason, biologiste au Centre de recherches biopharmaceutiques et biotechnologiques de l’Université d’Ottawa, et Steffany Bennett, titulaire de la Chaire de recherche de l’Université en neurolipidomique, ont trouvé des plantes prometteuses pour traiter la maladie d’Alzheimer.

Les pipéracées des jungles du Belize arrivent bonnes premières parmi plus de 350 plantes médicinales identifiées par les Q’eqchi’. On en utilise les extraits pour neutraliser le venin de serpent et atténuer certains symptômes liés à la maladie d’Alzheimer, comme l’anxiété et les hallucinations. Le venin de serpent contient une enzyme qui s’apparente à l’enzyme cPLA2, présente dans le cerveau aux stades précoces de la maladie. « Il s’agit de connaissances anciennes acquises à coup d’essais et erreurs. Les guérisseurs traditionnels savent reconnaître assez bien les végétaux susceptibles d’agir sur le système nerveux », d’affirmer M. Arnason.

Parmi les 50 plantes proposées par les Cris et les Inuits, la sarracénie pourpre, une plante carnivore, aggraverait les symptômes de l’Alzheimer mais atténuerait le diabète de type 2. Selon Mme Bennett, ce genre d’indices aussi pourrait nous orienter vers de nouveaux traitements. Directrice du Laboratoire de régénération neurale de l’Université d’Ottawa, elle réalise des essais précliniques sur des souris atteintes d’Alzheimer pour déterminer comment certains composés végétaux rendent vraisemblablement les cellules plus résistantes aux maladies cérébrales dégénératives.

Initiative en santé mentale à l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa

Les donateurs qui contribuent 500 $ et plus sont membres de la Société Tabaret

Appuyer la recherche de pointe sur la santé mentale effectuée à l'Institut de recherche sur le cerveau et le psychisme de l'Université d'Ottawa.

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