Passe parfaite pour la santé mentale

Dans un gymnase sombre, la joueuse des Gee-Gees Krista Van Slingerland tient un ballon de basketball. Son regard est déterminé.
Concilier sport et études

La joueuse de basketball des Gee-Gees Krista Van Slingerland est l’instigatrice d’une initiative nationale en santé mentale. L’Université est là pour la soutenir.

Écoutez l’étudiante-athlète Krista Van Slingerland parler de l’initiative nationale en santé mentale pour les étudiants-athlètes qu’elle a cofondée en mars 2014, et vous saurez que vous avez affaire à une héroïne, quelqu’un qui souhaite améliorer le monde pour les nombreux athlètes universitaires qui ont à surmonter l’épreuve qu’elle a vécue.

Krista Van Slingerland est étudiante à la maîtrise en sciences de l’activité physique à l’Université et joue au poste d’arrière dans l’équipe féminine de basketball des Gee-Gees. Elle a souffert de dépression et d’anxiété cliniques alors qu’elle était étudiante de premier cycle dans une autre université et, bien que son histoire soit personnelle et difficile à dire, elle la raconte souvent à ses pairs ou lors de visites dans des organisations sportives et des universités de partout au Canada.

L’étudiante sait qu’exprimer ses émotions peut changer les choses. « C’est pourquoi il est important de parler ouvertement des sujets délicats, comme le suicide », croit-elle.

Ce qui différencie les étudiants-athlètes des autres étudiants, qui affichent le même taux de problèmes de santé mentale, c’est la force mentale qu’on leur demande de démontrer, qui s’est ancrée dans leur psyché, et qui peut les empêcher de chercher de l’aide et du soutien professionnels.

« Dans le domaine du sport, la maladie mentale est presque traitée comme une blessure physique, explique Krista Van Slingerland. « Me suis-je fait mal, suis-je blessée? Si je peux me forcer pour continuer à jouer, alors je vais le faire. Ce n’est pas très sain, mais c’est la culture qui prévaut dans le monde du sport. »

En plus, les étudiants-athlètes font face à une immense pression. « Il est faux de présumer que les athlètes peuvent automatiquement faire preuve d’une résilience naturelle aux stress », ajoute-t-elle, en pensant aux défis interminables de la conciliation entre les études, les cours, la pratique et les compétitions sportives, les rencontres entre amis, les visites familiales et l’exécution de petites tâches courantes, comme la lessive.

Krista Van Slingerland, en collaboration avec la diplômée (et ex-joueuse de hockey des Gee-Gees), Samantha DeLenardo, a mis sur pied l’Initiative en santé mentale pour les étudiants-athlètes (ISMÉA), afin de sensibiliser la population aux difficultés liées à la santé mentale que vivent de nombreux étudiants-athlètes et de fournir de l’information sur les ressources disponibles.

L’Université, y compris le Service des sports, tente de rendre la vie plus facile aux étudiants-athlètes en leur offrant divers types de soutien, comme des bourses, des séances de tutorats et des fonds pour la nourriture et l’hébergement lorsqu’ils participent à des compétitions. Cependant, l’Université veut en faire plus pour ses étudiants-athlètes en leur offrant un meilleur encadrement sportif, des installations d’entraînement améliorées et plus d’attention individuelle pour favoriser à la fois leur épanouissement physique et mental.

L’Université s’inspire du travail de Krista Van Slingerland dans le domaine de la santé mentale et investit davantage dans le soutien aux étudiants-athlètes. Elle invite également la communauté à l’aider à maintenir la barre aussi haute que l’a fixée Krista Van Slingerland.

En 2015, l’Université d’Ottawa a lancé la campagne Défier les conventions, dont l’objectif est de 400 millions de dollars, pour recueillir des fonds à l’appui des priorités de chaque faculté. Cette campagne aidera l’Université à recruter les meilleurs candidats et à les retenir, et à enrichir l’expérience étudiante. Les dons serviront également à financer des projets d’immobilisations innovateurs.

 

 

Besoins prioritaires du Service des sports

Les donateurs qui contribuent 500 $ et plus sont membres de la Société Tabaret

Appuyer financièrement les installations et programmes sportifs à l'Université d'Ottawa.

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