Une aide concrète pour les réfugiés

L’étudiante en droit Assma Basalamah, vêtue d’un hidjab, se tient au centre d’une pièce devant un mur de photos.
Un soutien juridique précieux

Assma Basalamah et Mayoori Malankov, étudiantes en droit, mettent à profit leur expérience personnelle pour aider ceux et celles qui affrontent le pénible processus menant au statut de réfugié.

Assma Basalamah se souvient des étés insouciants qu’elle passait chez sa tante et sa grand-mère à Duoma, en Syrie. Quel plaisir elle prenait à se promener dans les rues et à visiter les commerces locaux! Mais aujourd’hui, la guerre civile qui ravage le pays a rendu ces endroits méconnaissables. La jeune femme de 24 ans, inquiète de la sécurité des siens, a passé de longues heures à attendre de leurs nouvelles sur WhatsApp ou Facebook, alors qu’ils fuyaient les bombardements pour se réfugier en Jordanie.

Il y a deux ans, Assma a entamé le processus pour faire venir sa tante, son oncle et quatre cousins au Canada. Après avoir rassemblé la plupart des documents requis, l’étudiante de quatrième année a appris que certains formulaires avaient été modifiés par le gouvernement et devaient être remplis à nouveau. « Je n’arrivais plus à naviguer dans le système », avoue-t-elle. « Même en tant qu’étudiante en droit, je me sentais perdue. »

Mayoori Malankov, étudiante en troisième année de droit âgée de 29 ans, n’avait, quant à elle, que deux ans lorsque ses parents tamouls ont fui la guerre civile au Sri Lanka. Elle a grandi à Toronto, pendant que sa mère, comptable de profession, aidait des compatriotes réfugiés à s’intégrer au Canada. « Je me souviens de leur voix brisée et de leurs larmes quand ils évoquaient leur famille qu’ils avaient dû laisser derrière eux », raconte Mayoori.

Assma et Mayoori font partie des 15 étudiants en droit sélectionnés parmi une cinquantaine de candidats pour participer à un cours de recherche en droit. Dans le cadre du cours, elles guideront des groupes de parrainage privé à travers le labyrinthe juridique qui entoure l’accueil de familles syriennes réfugiées au Canada.

Cette initiative se veut une des réponses de l’Université d’Ottawa à la crise des réfugiés syriens. Le 1er octobre, le Programme d’appui au parrainage de réfugiés (PAP) et la Ville d’Ottawa ont organisé un service de conseil juridique destiné à ceux et celles qui souhaitent parrainer de manière privée des réfugiés syriens. La participation s’est avérée impressionnante : plus de 450 personnes représentant 150 groupes de parrainage privé se sont présentées. Près de 1 000 avocats se sont inscrits auprès du PAP, prêts à offrir leurs services gratuitement. Les étudiants dans ce cours seront donc jumelés à des avocats et à des groupes de parrainage privé.

Les objectifs du cours comprennent l’élaboration d’un guide pour les avocats sur les aspects juridiques liés au parrainage privé, le recrutement de traducteurs et d’interprètes arabes bénévoles, ainsi que des activités de sensibilisation dans des écoles secondaires.

« Il ne s’agit pas d’un exercice de théorie », souligne Mayoori Malankov, qui espère un jour se spécialiser en droit des réfugiés. « On est dans la vraie vie ici. »

En faisant un don, vous aiderez le PAP à élargir son champ d’action, à appuyer les Canadiens et les Canadiennes qui souhaitent parrainer des réfugiés, et à former les nouveaux défenseurs de ces derniers. Ensemble, aidons les réfugiés.

En 2015, l’Université d’Ottawa a lancé la campagne Défier les conventions, dont l’objectif est de 400 millions de dollars, pour recueillir des fonds à l’appui des priorités de chaque faculté. Cette campagne aidera l’Université à recruter les meilleurs candidats et à les retenir, et à enrichir l’expérience étudiante. Les dons serviront également à financer des projets d’immobilisations innovateurs.

 

 

 

Ensemble, aidons les réfugiés

Les donateurs qui contribuent 500 $ et plus sont membres de la Société Tabaret
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