De la lumière jaillit le diagnostic

Pierre Berini dans le laboratoire de photonique.
Partenariat productif

Pierre Berini, titulaire de la Chaire de recherche de l’Université en photonique des plasmons de surface, et l’étudiante Wei Ru Wong jettent un nouvel éclairage sur le dépistage des maladies.

C’est un peu par hasard que Pierre Berini découvre, en 1998, qu’il peut guider la lumière le long de fines bandes métalliques, mais cette découverte a jeté les bases de ses travaux actuels sur les biocapteurs. « Lorsque j’ai regardé les résultats des calculs, j’ai eu un moment “eurêka” du genre “wow, ce truc va servir”. J’ai imaginé les dix années de travail suivantes, la fabrication de nouveaux dispositifs laser, toutes les applications potentielles et beaucoup d’étudiants pour y travailler », raconte-t-il.

Le temps n’a pas démenti cette vision d’avenir. Titulaire de la Chaire de recherche de l’Université en photonique des plasmons de surface et professeur de génie électrique, Pierre Berini conçoit des biocapteurs qui pourraient révolutionner la médecine diagnostique. Une étude réalisée en collaboration avec l’Université de Malaya et menée par l’étudiante internationale Wei Ru Wong a prouvé la capacité de cette technologie de détecter le virus de la dengue (transmis par les moustiques) dans le sang.

La prochaine étape, pour le groupe de recherche multidisciplinaire du professeur Berini, qui mise sur les talents d’étudiants en physique, en chimie et en génie électrique, biomédical et chimique, est de concevoir un appareil de détection portatif. Le biocapteur utilise les plasmons de surface, un type particulier d’ondes lumineuses, pour observer les interactions des cellules, protéines et substances biochimiques avec l’enduit de fines bandes d’or. La mise en lumière (littérale!) des changements permet une détection instantanée. L’équipe poursuit son travail pour améliorer la détection du virus de la dengue, mais aussi de la leucémie, les infections urinaires et l’hormone appelée la thyréostimuline. « L’idée, conclut le chercheur, c’est de mettre ces biocapteurs entre les mains des médecins pour qu’ils puissent détecter la maladie en temps réel.»

 

 

 

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