Par amour de la musique

« Cette bourse m’a permis d’explorer les diverses carrières et occasions de recherche ouvertes aux musicologues. Je suis très reconnaissante aux donateurs. » - Elsa Marshall

Étudiante en musique, Elsa Marshall nourrit une passion peu commune : les partitions musicales des films muets du début du 20e siècle.

C’est pourquoi, l’année dernière, cette jeune étudiante qui se consacre à la théorie et l’histoire de la musique a sauté sur l’occasion de transformer ses camarades en orchestre des années vingt, pour accompagner la projection du film d’horreur La Volonté du mort (The Cat and the Canary), un classique du cinéma muet sorti en 1927. Vêtue elle aussi d’un costume d’époque, la jeune femme a joué sur son alto des morceaux tirés d’une partition musicale vieille de 87 ans.

« J’aime l’époque du muet », dit-elle, « car il y avait des musiciens jouant en pleine salle de cinéma pour accompagner le film, et chaque salle avait son propre orchestre. »

Pour Elsa Marshall, l’étude des partitions musicales anciennes est un vrai bonheur. Bien qu’elle joue du piano en plus de l’alto, elle ne cherche pas à poursuivre une carrière d’instrumentiste. Elle veut s’engager dans une voie moins conformiste, peut-être devenir archiviste de musique, et la Bourse en musique Shelagh-et-David-Williams peut lui procurer cette possibilité.

À l’été 2014, la jeune femme a travaillé comme archiviste bénévole pour organiser une collection léguée aux archives de l’Université Carleton par Jacob Siskind, critique musical à l’Ottawa Citizen décédé en 2010. Ainsi, elle a acquis une précieuse expérience qui lui a valu de l’emploi rémunéré par la suite, y compris un poste consistant à numériser et à cataloguer la collection de musiques de films muets de l’Université d’Ottawa. Et c’est grâce à la bourse qu’elle a pu accepter de travailler en tant que bénévole.

« Comme je n’avais plus l’obligation de chercher un emploi d’été pour subvenir à tous mes besoins, j’ai pu me consacrer pleinement à mon expérience de bénévolat qui était vraiment liée à ce que je veux faire », explique Elsa Marshall.

Shelagh et David Williams étaient tous deux boursiers à l’Université entre la fin des années 50 et le début des années 60. Quoiqu’ils aient fait carrière en chimie, leur amour de la musique les a incités à aider les étudiants en musique.

« Il existe pas mal de bourses consacrées aux sciences, mais pas tellement à la musique », affirme Shelagh Williams.

Elle ajoute sur un ton plaisantin que leurs bourses ont un but un peu égoïste, car elles visent à accroître le nombre de spécialistes en musique et de virtuoses dont les belles prestations font la joie du couple.

Un des premiers concerts auxquels M. et Mme Williams ont assisté à l’Université d’Ottawa a été celui donné par le pianiste Andrew Tunis lors d’un hommage à Brahms. C’est ainsi qu’ils ont découvert le « merveilleux » talent des étudiants, du personnel et des diplômés.

Les bourses permettent d’encourager ce talent au bénéfice du monde, selon Mme Williams. « Une bourse peut faire toute la différence », conclut-elle.

Haut de page