Bâtisseur d’avenir

Camille Villeneuve, pose devant son doctorat honorifique de l’Université d’Ottawa.

« Oui, il faut regarder les besoins actuels, mais il faut aussi regarder l’héritage. C’est avec les dons testamentaires qu’on fait les grandes universités. »

Du haut de son magnifique bureau d’angle à Hull, Camille Villeneuve (B.Com. 1967; doctorat honorifique, 1996) a une vue imprenable sur une région qu’il a — littéralement — aidé à bâtir.

M. Villeneuve est le président du conseil d’administration de Multivesco, prospère société de développement immobilier qu’il a fondée il y a 40 ans.

« Le début de tout ça, ça a été l’Université d’Ottawa, dit-il. J’ai des origines assez humbles. Jeune, je rêvais d’accomplir de grandes choses. Et je savais que ça passait par les études. »

Beaucoup de temps s’est écoulé depuis l’époque où il enfilait les quarts de travail dans un moulin de Kapuskasing l’été pour payer ses études en commerce. Mais encore aujourd’hui, il se sent redevable envers l’Université d’Ottawa pour l’instruction qu’il a reçue.

M. Villeneuve donne généreusement à l’Université depuis plus de 30 ans. Sa bourse et ses deux fonds à l’École de gestion Telfer — un pour encourager la participation étudiante à des activités comme les Jeux du commerce, l’autre pour appuyer l’entrepreneuriat — touchent déjà un grand nombre d’étudiants chaque année. Mais le don testamentaire qu’il a prévu démontre que ce bâtisseur, lauréat 2017 du prestigieux prix Meritas-Tabaret pour diplômé exemplaire, voit aussi à long terme.

« Oui, il faut regarder les besoins actuels, mais il faut aussi regarder l’héritage. C’est avec les dons testamentaires qu’on fait les grandes universités », dit-il, tout en soulignant l’importance de léguer des choses aux gens et aux institutions auxquels on croit.

M. Villeneuve a choisi de laisser l’École de gestion Telfer libre d’utiliser son don testamentaire selon les priorités émergentes de l’avenir. Essayer de tout contrôler? Très peu pour lui.

« L’Université nous a fait confiance comme étudiants, je pense qu’il faut aussi lui faire confiance avec ce qu’elle fait », dit-il, heureux d’aider à paver la voie d’un bel avenir pour son alma mater.

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