Un don qui résonne

Le diplômé Patrick Cauthers en compagnie de Mychelle Gay et son fils, Philippe, tous deux retraités de l’Université d’Ottawa.

Le diplômé en musique Patrick Cauthers exhibe fièrement le cor français professionnel qu’il a pu se procurer à l’époque de ses études grâce à la générosité de Mychelle Gay, ici en compagnie de son fils Philippe, tous deux retraités de l’Université.

Patrick Cauthers avait besoin d’un nouveau cor français… mais aucun moyen de se le payer.

Le musicien en herbe était à mi-chemin du programme de B.Mus. à l’Université d’Ottawa. Mais son instrument pour débutant, le même qu’il utilisait depuis le secondaire, le limitait dans ses progrès.

La bourse Camille-Gay – Club Rotary de Hull, qu’il a obtenue en 2012-2013, l’a aidé à financer l’achat de l’instrument professionnel qu’il utilise encore à ce jour. « J’ai senti la différence dès que je l’ai eu », dit-il.

Mychelle Gay est la donatrice derrière cette bourse destinée spécifiquement aux étudiants qui font partie de l’Harmonie de l’Université d’Ottawa (instruments à vent, cuivres et percussions).

Certaines personnes diraient également que durant les 19 années qu’elle a passées au Département de musique (aujourd’hui l’École de musique) comme adjointe administrative et adjointe au directeur, Mme Gay était aussi « le pouvoir derrière le trône ».

« J’ai élevé cinq garçons », dit-elle en riant de bon cœur pour expliquer sa réputation d’organisatrice hors pair et de gestionnaire efficace à l’Université.

À 89 ans, Mme Gay est une femme à l’esprit vif et débordant de souvenirs.

Des souvenirs de son mari Camille, crooner à ses heures et amoureux des oldies, à la mémoire duquel elle a créé la bourse en 1989 avec le généreux soutien du Club Rotary de Hull.

Mais aussi des souvenirs de son père, Philéas Thibault, directeur de chorale de renom et un des premiers diplômés de l’ancienne École de musique sacrée de l’Université d’Ottawa.

C’est que la musique est une affaire de famille pour Mme Gay. Et grâce à sa décision d’assurer l’avenir de la bourse par un don testamentaire, cette passion qui l’unit à son père, son mari, ses frères, ses sœurs et ses fils vivra encore longtemps à l’Université d’Ottawa.

« Je souhaite que mon don testamentaire perpétue la passion des futurs musiciens et musiciennes », dit-elle pour expliquer son geste.

Mais pour Patrick Cauthers et de nombreux autres étudiants et étudiantes comme lui, il est évident que la générosité de Mme Gay résonne déjà haut et fort.

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