Donner les moyens

Monique Lortie-Lussier, donatrice et professeure retraitée de l'École de psychologie.

Merci!

« La valeur d'une bourse va bien au-delà de l'argent : c'est l'action, le geste lui-même qui compte tellement. Il est facile d'oublier que nous avons tous un rôle à jouer pour encourager la relève en études féministes. En continuant de soutenir nos étudiantes et étudiants avec cette bourse, la professeure Lortie-Lussier nous a tracé une voie à suivre. »

– Michael Orsini, directeur, Institut d'études féministes et de genre

Dès les premiers abords, Monique Lortie-Lussier dégage l'énergie inspirante des pionnières. Celle qui a consacré 27 ans de carrière à l'Université d'Ottawa comme professeure et chercheuse en psychologie sociale a joué un rôle de premier plan dans la création du programme d'études des femmes de l'Université. Aujourd'hui retraitée, mais toujours aussi engagée envers l'éducation et la cause des femmes, elle utilise généreusement son fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) pour financer une bourse d'études supérieures en études des femmes à l'Université. Elle a gentiment accepté de répondre à nos questions.

Qu'est-ce qui vous a amenée à créer la bourse Monique-Lortie-Lussier?
Il y avait longtemps que je voulais créer une bourse, mais je ne savais pas exactement ce que je ferais. Je crois que le système universitaire actuel laisse de côté beaucoup d'étudiants qui ne sont pas en mesure de faire des études supérieures faute de moyens financiers. Je suis née dans une famille qui a encouragé filles et garçons à poursuivre des études. Mon père était professeur à l'université. Il y avait très peu de bourses à l'époque, et je voyais autour de moi des étudiants qui n'avaient pas les avantages que j'avais. Déjà, j'étais convaincue que les bourses étaient une nécessité. Une autre chose a beaucoup compté. Mes quatre enfants ont bénéficié d'une forme de bourse à l'Université d'Ottawa, parce que l'Université subventionnait partiellement l'enseignement pour les enfants des professeurs. C'est une façon pour moi de rendre à l'Université ce dont j'ai profité.

Pourquoi avez-vous décidé de créer une bourse en études des femmes plutôt qu'en psychologie, votre domaine?
Les étudiants et étudiantes en psychologie aux études supérieures sont favorisés sur le plan des bourses et des assistanats de recherche. Les études des femmes regroupent plusieurs disciplines qui sont souvent croisées. Une personne qui veut faire une maîtrise ou un doctorat dans un de ces domaines n'a pas l'assurance presque automatique de travailler avec quelqu'un qui pourrait lui donner un assistanat de recherche.

Qu'est-ce qui vous inspire, comme donatrice?
Je suis toujours touchée quand j'apprends qu'un tel ou une telle a été le premier ou la première de sa famille à faire des études universitaires. On ne se rend pas compte de ce que ça peut représenter. Certains parents poussent et encouragent ça, parce qu'eux-mêmes n'ont pas eu cet avantage, mais les moyens ne sont pas toujours là. Il y a encore beaucoup à faire pour amener les jeunes à l'université. Beaucoup.


Régimes enregistrés

Savez-vous qu'en nommant l'Université d'Ottawa comme bénéficiaire d'un régime enregistré (REER, CELI, FERR), vous pouvez profiter d'avantages fiscaux intéressants?

 

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