D’une campagne de financement participatif à un concours international d’entreprises sociales

L'équipe Enactus uOttawa en compétition.
D’une campagne de financement participatif à un concours international d’entreprises sociales

« Certes, tous nos donateurs entendent parler de ce que nous faisons et ils aiment nos projets, mais ces campagnes leur fournissent également l’occasion d’apporter une contribution tangible importante pour notre équipe et pour Enactus » - Corey Ellis

La diplômée de l’Université d’Ottawa Stéphanie Beaulac a fait sa première incursion dans le monde du financement participatif pour appuyer une cause qui lui tenait particulièrement à cœur : la section de l’Université d’Ottawa d’Enactus, organisme international sans but lucratif dirigé par des étudiants.

Stéphanie Beaulac, qui a obtenu son baccalauréat en commerce en 2012, a été interpellée par la mission d’Enactus uOttawa, qui permet à des étudiants et étudiantes bénévoles de mettre à profit l’apprentissage réalisé en classe pour créer des entreprises sociales, notamment des projets de lutte contre l’insécurité alimentaire ici et dans le nord du Canada.

« Les efforts accomplis par les étudiants pour aider les personnes dans le besoin sont hallucinants! Qui plus est, tout cela est fait en menant de front des études à temps plein et un emploi à temps partiel », souligne Stéphanie, qui travaille en ce moment chez CARE Canada.

À l’automne 2015, Stéphanie Beaulac a appris que le club étudiant avait lancé une campagne de financement participatif pour permettre à 24 étudiants et étudiantes de l’Université d’Ottawa de participer à la Coupe du monde Enactus à Johannesburg en Afrique du Sud. C’est sans hésiter qu’elle a décidé de contribuer.

Les campagnes de financement participatif utilisent les médias sociaux pour amasser des fonds. Cette stratégie permet de convaincre un grand nombre de donateurs n’ayant aucun lien entre eux à faire un don en ligne. C’est grâce à ce type de don que les étudiants de l’Université d’Ottawa se sont mesurés à 35 autres équipes des quatre coins du globe et présenté leur projet d’entreprise sociale devant un jury composé de chefs de file internationaux du monde des affaires.

Pour appuyer l’équipe de l’Université d’Ottawa, Stéphanie a simplement cliqué sur un lien obtenu dans les médias sociaux. Par la suite, la plateforme de l’Université l’a guidée dans toutes les étapes du processus. Après avoir fait son don, elle a pu suivre les étudiants tout au long de leur expérience, y compris leur voyage.

« La plateforme était extrêmement conviviale et les informations dont j’avais besoin étaient regroupées sur une seule page. J’avais aussi accès à des informations plus détaillées si je voulais en savoir plus. »

Grâce aux 102 donateurs, dont Stéphanie, Enactus uOttawa a amassé plus de 15 000 $. À Johannesburg, l’équipe s’est classée parmi les 16 meilleures.

« Les campagnes de financement participatif nous donnent la chance de tisser des liens avec nos donateurs », fait remarquer l’étudiant en commerce Corey Ellis, président d’Enactus uOttawa.

« Certes, tous nos donateurs entendent parler de ce que nous faisons et ils aiment nos projets, mais ces campagnes leur fournissent également l’occasion d’apporter une contribution tangible importante pour notre équipe et pour Enactus », plaide-t-il.

Corey Ellis ajoute que la campagne leur a permis d’aller chercher des donateurs autres que les habitués des projets dirigés par des facultés ou par le Bureau du développement. L’apport des médias sociaux dans la promotion du projet a permis d’aller chercher plusieurs types de donateurs, allant des amis et de la famille des étudiants jusqu’aux diplômés comme Stéphanie Beaulac.

La capacité de gérer une campagne novatrice compte également parmi les compétences essentielles que doit acquérir le futur entrepreneur de 20 ans. Au moment d’entreprendre sa quatrième année à l’Université d’Ottawa cet automne, ce dernier aura déjà dirigé huit entreprises sociales, interviewé et engagé des dizaines d’étudiants et administré un budget de 200 000 $.

À l’instar des autres projets Enactus, la campagne de financement participatif a permis aux étudiants de l’Université d’Ottawa de prendre des risques essentiels au succès d’une entreprise. Ils ont pu apprendre au contact d’autres innovateurs sociaux participant au concours, puis transformer ce savoir nouvellement acquis en gestes concrets. Après tout, c’est là un trait distinctif de l’expérience étudiante à l’Université d’Ottawa.

L'équipe Enactus uOttawa

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