L’Institut de recherche sur le cerveau ou comment soutenir les patients aujourd’hui

La famille Ducharme
L’Institut de recherche sur le cerveau ou comment soutenir les patients aujourd’hui

« Il y a six mois, lorsque je parlais à mon père dans la cuisine parfois, il pouvait tout à coup partir en arrière (…). Alors, le voir là, sur la piste de danse avec ma petite sœur, presque comme si de rien n’était, c’était vraiment incroyable — quel cadeau pour lui et pour ma famille. » - Élie Ducharme

Robert Ducharme est atteint de la maladie de Parkinson : pour lui, c’est comme si quelqu’un d’autre s’était emparé de son corps pour contrôler celui-ci.

Mais quand sa fille Zoé s’apprêtait à se marier, il lui a promis qu’il danserait avec elle lors de ses noces.

« Nous avions fait un pacte », déclare ce père âgé de 61 ans.

Et c’est ainsi qu’une journée de juillet, quand les premières notes de Stand By Me se sont fait entendre lors de la réception de mariage, il était prêt à tenir son engagement — grâce à l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa (IRCuO).

En effet, le Réseau intégré de traitement de la maladie de Parkinson, une initiative mise en place par l’Institut, permet d’orienter des patients comme Robert Ducharme vers des traitements destinés à gérer les symptômes. Dans le cas de M. Ducharme, ce sont les services spécialisés de physiothérapie, d’ergothérapie et d’orthophonie, offerts par la Clinique interprofessionnelle de réadaptation de l’Université, qui lui ont été particulièrement bénéfiques.

La maladie de Parkinson touche environ 55 000 personnes au Canada. Les premiers symptômes se manifestent lorsque les patients commencent à perdre les cellules du cerveau productrices de dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle du mouvement. À mesure que la dopamine diminue, les mouvements des patients deviennent de plus en plus lents et raides, et les tremblements apparaissent. On ne connaît pas la cause de cette maladie et il n’existe aucune cure pour l’instant.

Robert Ducharme a reçu son diagnostic en 2002. En 2008, il a subi une intervention chirurgicale du cerveau, qui a grandement diminué la sévérité de ses tremblements. Mais la maladie a néanmoins continué à progresser, entraînant la perte d’équilibre et des difficultés à articuler.

Cependant, grâce à l’IRCuO, M. Ducharme a pu bénéficier d’un traitement qui a fait une différence importante dans sa vie, ainsi que le décrit son fils Élie :

« Il y a six mois, lorsque je parlais à mon père dans la cuisine parfois, il pouvait tout à coup partir en arrière. Je devais me précipiter pour le retenir et le redresser. Alors, le voir là, sur la piste de danse avec ma petite sœur, presque comme si de rien n’était, c’était vraiment incroyable — quel cadeau pour lui et pour ma famille. »

Zoé, la mariée, s’est rendue à quasiment autant de séances de physiothérapie que d’essayages de robe, afin de pouvoir s’entraîner avec son père.

« Mon père m’avait promis que je marcherais à son bras et qu’il danserait avec moi », se souvient la jeune femme. « Il m’avait dit qu’il prononcerait un discours, aussi. Et quand mon père fait une promesse, il la tient. »

Le discours en question a profondément ému les invités.

« Tout le monde avait les larmes aux yeux », raconte Élie. « On voyait bien que mon père faisait un des plus grands efforts de sa vie. On s’en apercevait à chaque syllabe, à chaque pause, à chaque intonation, à chaque reprise de souffle. » Et il nous confie : « Mon père était quelqu’un qui avait beaucoup d’entregent, mais la maladie lui a volé une partie de son assurance et de sa confiance en lui-même. Alors, ce discours a été pour lui l’occasion de les récupérer un peu. »

À l’IRCuO, les soins personnalisés sont étroitement liés à la recherche. Les chercheurs et les médecins travaillent ensemble au sein d’un environnement intensément collaboratif. Ils sont plus de 200 à étudier de nouveaux traitements pour lutter contre la maladie de Parkinson, les AVC, les maladies mentales et autres pathologies. Mais ces hommes et femmes de science sont également déterminés à améliorer la vie des patients maintenant, en offrant des plans de traitement axés sur les résultats de la recherche.

En 2015-2016, plus de 90 donateurs ont aidé l’IRCuO à faire la différence dans la vie des patients et de leurs familles.

« Les donateurs sont tellement importants à la mission de l’IRCuO », tient à souligner David Park, directeur de l’Institut et spécialiste de la maladie de Parkinson. « Merci infiniment de votre soutien. »

Un étudiant de la Faculté de médecine au travail dans un laboratoire de la Faculté

Un étudiant de la Faculté de médecine au travail dans un laboratoire de la Faculté

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