À la mémoire de son père

« Ma communauté à moi, c’est la communauté universitaire. J’ai senti qu’il était important pour moi de redonner aux membres de ma communauté et de transmettre le message de mon père, et je le fais en aidant les étudiants qui ont besoin d’appui financier. » - Abbas Fawzi

Abbas Fawzi ne se considère pas un être exceptionnel.

En 2012, son père, Nabil Fawzi, est soudainement décédé des suites d’une crise cardiaque alors qu’il se trouvait en Irak pour régler des affaires familiales. L’étudiant endeuillé a dû se rendre ainsi pour la première fois de sa vie au pays de son père pour aider à enterrer ce dernier.

Abbas Fawzi est né en Syrie après que sa famille eut quitté l’Irak. Il est arrivé au Canada à l’âge de cinq ans lorsque ses parents sont venus s’établir à Ottawa avec leurs enfants. Ce n’est que lorsqu’il est allé en Irak à l’occasion de la mort de son père qu’il a été confronté à la misère humaine, une expérience qui l’a profondément marqué et intensifié la passion qu’il nourrissait déjà pour le développement international. Après avoir constaté à quel point l’Irak était ravagé, M. Fawzi a également voulu créer une bourse à la mémoire de son père.

Encore étudiant lui-même (en effet, il compte obtenir son diplôme cet automne), M. Fawzi a organisé des lave-autos pour collecter des fonds et sollicité des dons auprès de membres de sa famille, d’amis et de commerçants locaux. Et ce qu’il n’a pu recueillir au moyen de la collecte, il l’a donné lui-même, tout en occupant deux postes à temps partiel.

Alors qu’en général, la plupart des donateurs universitaires ont déjà conclu leurs études et se sont établis dans leur profession, il en va autrement pour M. Fawzi. Mais pour lui, il était naturel de s’engager à créer une bourse annuelle alors qu’il était encore étudiant, afin d’honorer la mémoire de son père.

En effet, son père « était un grand défenseur de l’éducation et un grand soutien pour sa communauté », affirme le jeune homme. La famille n’était pas nantie, mais Nabil Fawzi trouvait toujours le moyen de donner à la communauté irakienne d’Ottawa ainsi qu’à d’autres dans le besoin.

Abbas Fawzi suit tout simplement l’exemple de son père. « Ma communauté à moi, c’est la communauté universitaire. J’ai senti qu’il était important pour moi de redonner aux membres de ma communauté et de transmettre le message de mon père, et je le fais en aidant les étudiants qui ont besoin d’appui financier. »

Qui plus est, M. Fawzi connaît mieux que quiconque la valeur d’un tel soutien, puisqu’il a lui-même bénéficié d’une bourse lors de sa première année d’études.

Pour cet étudiant plein de détermination, la collecte de fonds ne représente pas un effort insurmontable. « Quand on veut vraiment réaliser quelque chose, on peut y arriver. Il y a tellement de façons de redonner à son université. »

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