Le monde en héritage

La diplômée Lucienne Nicolay et l’étudiante Annabelle Gagnon-Barnes en conversation dans un restaurant indien.

Grâce à la bourse que soutient généreusement la diplômée Lucienne Nicolay, l’étudiante Annabelle Gagnon-Barnes a pu vivre une expérience internationale enrichissante.

Pour faire le stage en Inde dont elle rêvait, Annabelle était prête à bien des choses.

Y compris à repousser sa dernière session si sa situation financière devenait trop précaire.

Heureusement, la Bourse commémorative Paul-Normand-Dussault, qu’elle a reçue en 2015, lui a permis d’éviter ce sacrifice. Mais ce n’est pas tout ce qu’elle en a retiré.

« Grâce à cette bourse, j’ai pu faire mon stage et me familiariser avec des enjeux locaux touchant les femmes, les jeunes et la santé, dit-elle. C’était important pour moi de vivre là-bas, de m’immerger dans la culture, de ne pas y aller uniquement comme voyageuse. »

Ces paroles ont de quoi réchauffer le cœur de globe-trotter de Lucienne Nicolay (B.A. 1976 et M.A. 1985, psychologie), veuve du regretté professeur Paul-Normand Dussault. Cette bourse, elle y croit, comme en témoigne le don testamentaire qu’elle a prévu pour en assurer la pérennité.

« Le but de la bourse, c’est de permettre à un étudiant ou une étudiante en développement international et mondialisation, un profil que mon mari a développé à l’Université d’Ottawa, de faire un stage ou un cours à l’étranger, dit-elle. C’est de les amener à s’ouvrir au monde, à accroître leurs connaissances et à approfondir leur réflexion sur des enjeux mondiaux. »

Femme discrète, Mme Nicolay n’aime pas tellement parler d’elle-même. Mais faites-la parler des gens qu’elle a rencontrés et des choses qu’elle a apprises en sillonnant la planète — de l’Afrique à l’Asie du Sud-Est jusqu’à l’Antarctique! —, et la voilà qui s’anime. Car pour elle, les voyages servent avant tout à découvrir, à comprendre le mode de vie des gens, leur culture. L’important, après tout, c’est de mieux connaître le monde qui nous entoure.

Et c’est ce qu’elle veut offrir aux étudiants comme Annabelle Gagnon-Barnes. D’ailleurs, dès qu’on lui mentionne la destination de la plus récente lauréate de sa bourse, son œil s’allume : « L’Inde? ÇA, ça m’intéresse! »

De toute évidence, les deux femmes en auront long à se dire sur les joies d’apprendre et d’enrichir leur réflexion en découvrant le monde!

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