Multiplier les bienfaits

Laura McDonnell dans un laboratoire scientifique

Pour l’étudiante de M.D./Ph.D. Laura McDonell, la bourse Audrey-J.-Boyce représente non seulement un précieux coup de pouce financier, mais aussi une source d’inspiration.

La voix de Laura McDonell vacille légèrement. La bourse Audrey-J.-Boyce a touché une corde sensible chez elle.

Et pas seulement parce que la dette moyenne des étudiants en médecine peut facilement dépasser 160 000 $ à la fin de leurs études.

Laura est elle-même inscrite au M.D./Ph.D., en quelque sorte le « ironman » des programmes universitaires : une formation médicale doublée d’un doctorat, les deux accomplis en sept ans. Le programme est si exigeant que seuls quelques étudiants exceptionnellement doués y sont admis chaque année.

« Le programme de M.D./Ph.D. vise à repousser les limites de la science, mais aussi de la médecine clinique et des soins aux patients », dit Laura, qui travaille à identifier les causes génétiques de maladies rares chez les enfants au sein du projet Care for Rare de l’Institut de recherche du CHEO.

Audrey Boyce, l’âme généreuse derrière la bourse qui aidera de nombreux étudiants et étudiantes comme Laura — tant dans le domaine de la médecine que du droit —, a elle-même repoussé les limites de la philanthropie à l’Université d’Ottawa en accumulant de quoi laisser un des plus importants dons testamentaires de l’histoire de l’établissement… à partir d’un salaire de secrétaire particulière. C’est ce qu’on appelle Défier les conventions!

Audrey Boyce n’était ni une diplômée ni une employée de l’Université d’Ottawa, mais bien une fonctionnaire dévouée qui a demeuré toute sa vie à Ottawa et qui croyait fermement au pouvoir de l’éducation.

Le désir exprimé par Mme Boyce que son don ait un « effet multiplicateur » sur de nombreuses générations d’étudiants a beaucoup touché Laura. Et elle est bien déterminée à l’exaucer.

« Les gens dévoués comme Audrey Boyce, motivés par le désir d’aider les étudiants, vous donnent le goût de redoubler d’efforts et de canaliser leur énergie pour poursuivre leur œuvre, dit-elle. J’espère un jour transmettre ma passion de la génétique et de la pathologie moléculaires à mes patients, à mes étudiants et à mon domaine, et ainsi à mon tour, avoir un effet multiplicateur. »

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