Dans les petits pots, les meilleurs onguents

Nathalie Rigg, première lauréate de la Bourse de la Fondation Betty-Riddell.

Merci!

« J'ai été honorée de recevoir la Bourse de la Fondation Betty-Riddell. Ça m'a motivée. Cette bourse est un investissement dans mon avenir. J'ai pu me concentrer davantage sur mes études au lieu de me demander comment j'arriverais à joindre les deux bouts. »

– Nathalie Rigg, étudiante de 3e année en sciences infirmières

Du haut de ses 150 cm, Betty Riddell en imposait par une force de caractère hors du commun. Au moment où elle termine sa formation d'infirmière, dans son Manitoba natal, la Deuxième Guerre mondiale éclate. L'armée canadienne, à qui elle offre ses services, refuse de la prendre, sans doute à cause de sa petite stature. Loin de se démonter, elle court s'enrôler dans les forces américaines, où elle sert pendant 35 mois.

Elle revient plus tard au Canada pour y poursuivre une stimulante carrière d'infirmière et d'administratrice. Frugale de nature et guidée par le goût de faire une différence dans la vie des gens, Mme Riddell réussira, à force de temps, d'économies et de placements judicieux, à accumuler de quoi faire d'importants legs aux causes qui lui tiennent le plus à cœur : les arts, les animaux et l'éducation. Après son décès à 96 ans en 2011, l'impact de sa grande générosité s'est fait sentir dans toute la région, y compris à l'Université d'Ottawa.

Nathalie Rigg a été la première lauréate de la Bourse de la Fondation Betty-Riddell, qui vise à aider financièrement une personne inscrite en sciences infirmières à l'Université d'Ottawa. Pour elle, comme pour Mme Riddell à l'époque, la partie n'était pas gagnée d'avance : « Je viens d'une famille monoparentale, et un de mes frères a des besoins spéciaux. Mes finances sont mon plus gros obstacle. » La bourse créée par Mme Riddell a permis d'atténuer le fardeau financier de la jeune femme, qui entame maintenant sa troisième année d'études.

« Betty a justement créé cette bourse pour faciliter l'accès aux études d'une personne désavantagée sur le plan financier », indique maître Michel Drapeau, exécuteur testamentaire de Mme Riddell. Lui-même colonel à la retraite, Me Drapeau s'était rapidement lié d'amitié avec cette femme dont il admirait la vivacité d'esprit et la détermination, et avec qui il partageait un passé militaire.

« Je pense qu'aujourd'hui, comme dans le temps, nous avons besoin de modèles, poursuit-il. Et y a-t-il un meilleur modèle que Betty Riddell? Ce qu'elle a fait, c'est redonner à la société. Ce n'est pas un don qui venait d'une fortune familiale, c'est quelque chose qu'elle a gagné par elle-même. En plus, elle avait une carrière qui était vraiment intéressante. C'est un exemple à suivre. »

Toute sa vie, Mme Riddell a tracé sa propre voie. À la génération suivante, maintenant, de lui emboîter le pas.


Legs

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