Alimenter l’œil bionique

Un chercheur manipule des instruments électroniques posés sur une table devant lui.
La photonique pour alimenter un œil bionique

Le doctorant en physique Ross Cheriton crée une nanopuce pour convertir les rayons laser en électricité, alimentant un implant rétinien qui redonnera la vue à des non-voyants.

Imaginez un panneau solaire assez petit pour tenir dans un œil humain.

Au lieu de puiser son énergie du soleil, la minuscule puce photovoltaïque absorbe la lumière d’un laser miniature et la convertit en électricité pour alimenter un implant rétinien bionique.

C’est à cette technologie que travaille Ross Cheriton, doctorant au Centre de recherche en photonique de l’Université d’Ottawa, dans le cadre d’une collaboration avec l’entreprise en démarrage d’Ottawa-Gatineau iBIONICS.

« Notre objectif est de permettre aux non-voyants de reconnaître le visage de leurs proches. C’est ce qui manque le plus aux personnes qui ont perdu la vue », explique Suzanne Grant, cofondatrice et PDG d’iBIONICS.

Ross Cheriton estime que le projet fait appel à toutes les connaissances qu’il a acquises à l’Université d’Ottawa. « Je constate véritablement à quel point ce projet va changer les choses », indique-t-il.

Son rôle dans le projet : concevoir une minuscule puce photovoltaïque — pas plus grande que l’ongle d’un bébé — qui sera incorporée dans l’implant rétinien.

Pour l’instant, les implants sont liés à une caméra montée sur une paire de lunettes qui transmet des signaux visuels à une puce. La puce implantée à l’arrière de l’œil reçoit le signal de la caméra et stimule le nerf optique. Le cortex visuel du cerveau peut ainsi évoquer une image floue de la scène extérieure.

La puce implantée fonctionne toutefois à l’aide de fils qui doivent passer à travers la paroi de l’œil pour fournir à la fois le signal provenant de la caméra et l’énergie nécessaire à son fonctionnement.

Les travaux de Ross Cheriton consistent à produire un implant sans fil et à accroître la résolution de l’implant, ce qui représente une avancée importante.

Au lieu de passer par des fils, les signaux de la caméra seront envoyés directement dans l’œil à l’aide d’un laser minuscule monté sur des lunettes. Le faisceau laser transmet les signaux à l’implant à l’intérieur du cristal de diamant.

La puce transformera le rayonnement laser en électricité, ce qui servira de source d’alimentation à tout l’implant.

« Ma responsabilité est en fait de comprendre comment ce type de puce va réagir aux paramètres de l’œil, et comment cette puce pourra convertir de façon optimale toute cette lumière laser en électricité, explique Ross Cheriton. Nous voulons aussi savoir s’il est possible d’envoyer des signaux très clairement. »

Si tout va bien, Suzanne Grant croit que l’implant rétinien sans fil pourrait être prêt pour des essais à petite échelle chez des volontaires humains d’ici deux ans.

« C’est une technologie incroyable. C’est très brillant, dit-elle. Ces recherches sont possibles en partie parce que nous sommes à Ottawa et que nous avons accès à des gens formidables et à des instruments de photonique parmi les meilleurs au monde. »

Les étudiants diplômés comme Ross Cheriton sont les professeurs, les inventeurs et les entrepreneurs en sciences de l’avenir.

« J’aime beaucoup le fait que l’Université d’Ottawa accorde autant d’importance aux étudiants des cycles supérieurs et à la recherche, dit-il. Lorsqu’un étudiant diplômé se demande où étudier, il cherche un endroit qui lui offrira une sécurité financière et où il aura accès à des professeurs et à de l’équipement véritablement de classe mondiale. »

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Une nanopuce est manipulée par un chercheur à l’aide de pinces à sourcils.

 

Photo portrait d’une dame qui porte un veston de cuir et un foulard.

Suzanne Grant, cofondatrice de l’entreprise en démarrage d’Ottawa-Gatineau iBIONICS.

 

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