De l’Afghanistan à l’Université d’Ottawa

Roya Shams, souriante, sur le campus de l’Université d’Ottawa.

L’odyssée de Roya Shams

Étudiante de deuxième année à la Faculté des sciences sociales, Roya Shams rêve de poursuivre des études en droit pour ensuite consacrer sa vie à aider les autres. La jeune femme travaille à la création d’une œuvre de bienfaisance pour soutenir les filles, ainsi que les garçons, issus de milieux défavorisés en Afghanistan.

Il y a cinq ans, les études secondaires de Roya Shams sont brutalement interrompues par des menaces de mort des talibans.

Le père de Roya, convaincu que ses cinq filles méritaient une éducation, est tué par les talibans en 2011. Plus tard la même année, lorsqu’une élève plus âgée, qui était son amie et son modèle, se fait assassiner en pleine rue par les talibans, la jeune fille quitte l’école et part se cacher. Elle voit alors ses rêves d’études universitaires s’évanouir.

Heureusement, le reporter du Toronto Star Paul Watson, qui avait interviewé Roya et son père pour une série d’articles, aide cette dernière à obtenir une bourse d’études au Collège Ashbury à Ottawa. Après avoir complété ses études secondaires, Roya s’inscrit à l’Université d’Ottawa où elle reçoit la bourse Roger-Guindon octroyée aux étudiants ayant surmonté des difficultés ou étant aux prises avec des situations difficiles.

Aujourd’hui étudiante de deuxième année à la Faculté des sciences sociales, la jeune femme travaille actuellement à la création d’une œuvre de bienfaisance pour permettre aux enfants démunis en Afghanistan, tant les garçons que les filles, de fréquenter l’école.  

Énormément d’attention a été accordée aux nombreux obstacles bloquant l’accès à l’éducation des filles afghanes. Il ne faut cependant pas oublier les garçons des milieux défavorisés, qui ont eux aussi besoin d’aide, selon Roya.

« L’égalité des chances est d’une importance primordiale. Je sais comment on se sent lorsque toutes les portes de l’éducation se ferment et que, soudain, une personne les ouvre pour nous. Je veux que les filles aient les mêmes possibilités. Et les garçons aussi! Ces enfants sont l’avenir de l’Afghanistan ».

La vie à Ottawa n’a pas toujours été rose, mais Roya, aujourd’hui âgée de 21 ans, a noué des amitiés, travaille à temps partiel et fait du bénévolat pour aider à financer l’aide aux réfugiés. Celle dont l’anglais s’est considérablement amélioré depuis son arrivée au Canada glane ici et là quelques notions de français. C’est dans cette langue – sa sixième – qu’elle espère suivre ses cours au choix l’an prochain.   

La jeune femme envisage de poursuivre des études en droit. Lorsqu’elle s’imagine dans quelques années, elle se voit améliorer concrètement la vie des autres.  

Il lui arrive certes de vivre des moments difficiles et de s’ennuyer de sa famille; elle se fait beaucoup de souci pour ses proches à Kandahar, surtout sa mère, aux prises avec des problèmes de santé. Durant ces passages à vide, elle se remémore tout le chemin parcouru. Elle pense aussi au privilège qu’elle a d’étudier à l’Université d’Ottawa. «  Ils sont si nombreux à la maison à vouloir faire des études universitaires », se dit-elle.

Roya Shams est reconnaissante envers tous les bons samaritains qui se sont retrouvés sur son chemin, y compris les donateurs et donatrices de l’Université d’Ottawa.  

« J’ai en moi toutes les raisons de rester forte, de maintenir le cap, explique Roya Shams. L’Université d’Ottawa me motive encore plus à continuer. »

Les bourses d’études constituent une des priorités de la Campagne de l’Université d’Ottawa Défier les conventions. Ensemble, élargissons les horizons des étudiantes et étudiants comme Roya Shams.

En 2015, l’Université d’Ottawa a lancé la campagne Défier les conventions, dont l’objectif est de 400 millions de dollars, pour recueillir des fonds à l’appui des priorités de chaque faculté. Cette campagne aidera l’Université à recruter les meilleurs candidats et à les retenir, ainsi qu’à enrichir l’expérience étudiante. Les dons serviront également à financer des projets d’immobilisations innovateurs.

Quatre jeunes femmes sourient à la caméra en se tenant par les épaules.

Roya Shams et quelques amies. De gauche à droite : Nora Abdalaal, Roya Shams, Salimata Tounkara and Grace Delevante.

 

Fonds d'aide aux étudiants et étudiantes Père-Roger-Guindon

Les donateurs qui contribuent 500 $ et plus sont membres de la Société Tabaret

Votre don nous aidera à soutenir financièrement des étudiants ayant surmonté de graves difficultés ou devant relever des défis importants à long terme.

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