Des papillons pour sauver la planète

Jeremy Kerr et une étudiante observent des papillons dans un filet.

Selon la théorie de l’effet papillon, d’infimes mouvements, comme le battement d’ailes d’un papillon, peuvent se multiplier et avoir des conséquences importantes. 

Lorsqu’il était étudiant à l’Université d’Ottawa (B.Sc. en biologie, 1993), le professeur Kerr n’avait qu’une idée en tête : changer le monde. Aujourd’hui, ce chercheur principal de l’Unité canadienne de recherche écoinformatique de l’Université est resté fidèle à ses idéaux de jeunesse.

Alors que nous assistons au déclin catastrophique de la biodiversité partout sur la planète, le professeur de biologie de l’Université d’Ottawa, Jeremy Kerr, a lancé le site e-Butterfly.org, une variation numérique sur l’effet papillon. Ce projet scientifique alimenté par les citoyens vise à suivre la trace de millions de papillons pour observer comment le réchauffement climatique, les fluctuations de température et les tempêtes affectent la migration des papillons et leurs populations.

Selon le professeur Kerr, la cartographie numérique peut aider les scientifiques à comprendre comment les papillons survivent aux changements climatiques et à la perte de leur habitat. Les chercheurs utilisent les données pour distinguer les espèces qui réussissent à s’adapter de celles qui ont besoin d’aide pour éviter l’extinction.

Plus récemment, Jeremy Kerr et son équipe de 10 chercheurs de l’Université d’Ottawa (de premier cycle, des cycles supérieurs et postdoctoraux) ont publié la première analyse réalisée dans l’ensemble du continent, qui étudie la façon dont un groupe important de pollinisateurs réagit aux changements climatiques. L’étude, fondée sur des observations à long terme réalisées sur plus de 110 ans, démontre que le territoire couvert par les bourdons en Europe du Sud et en Amérique du Nord a diminué de près de 300 km. Alors que certaines espèces réagissent au réchauffement des températures en étendant leur aire de dispersion vers le nord, les bourdons font l’inverse.

« Les pollinisateurs sont essentiels à la sécurité alimentaire et à notre économie, et ces dernières seront affectées par la perte généralisée de pollinisateurs en raison des changements climatiques », a déclaré Jeremy Kerr, chercheur principal et professeur au Département de biologie de l’Université d’Ottawa. « Nous devons trouver la façon d’améliorer l’avenir des pollinisateurs à une échelle continentale, mais avant tout, nous devons commencer à prendre des mesures sévères pour ralentir les changements climatiques. »

Des nouvelles stratégies devront être établies pour aider ces espèces à résister aux effets de l’activité humaine sur le climat, l’une d’elle comprend aider les pollinisateurs à passer dans des zones nordiques.

Le même type de projet scientifique alimenté par les citoyens utilisé pour observer les papillons a été développé pour observer les bourdons. Joignez-vous à la cause : si vous croisez un bourdon, signalez-le sur Bumble Bee Watch!

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