Aidez-nous à définir la réussite étudiante

Publié le lundi 30 avril 2018

Une employée de la bibliothèque, accompagnée d’une collègue, tend un document à une étudiante qui se tient devant un comptoir.

Par Mike Foster

Pourquoi sommes-nous ici? Non, il ne s’agit pas d’une grande question existentielle.

Au-delà du salaire, le personnel de soutien de l’Université d’Ottawa est bien au fait de ce qui motive le travail qu’il accomplit auprès des étudiants et étudiantes : les aider à obtenir leur diplôme pour réaliser le rêve de leur vie et faire de ce monde un monde meilleur. Rien de moins.

Le Service d’appui au succès scolaire (SASS) et le Service d’appui à l’enseignement et à l’apprentissage (SAEA) de l’Université d’Ottawa sont actuellement à repenser ce qu’on entend par réussite scolaire et excellence en enseignement. L’objectif? Créer une vision commune qui ralliera toute la communauté universitaire.

La communauté étudiante et le corps professoral ont déjà fait connaître leur opinion sur ce qui, selon eux, devrait faire partie d’un nouveau Cadre de référence pour le succès scolaire et l’excellence en enseignement. C’est maintenant au tour du personnel de soutien de s’exprimer sur les facteurs qui mènent à la réussite des étudiants et à l’excellence en enseignement. Il suffit, pour ce faire, de répondre à un sondage de cinq questions.

« Une forte proportion du personnel de soutien sur le campus joue un rôle de premier plan dans le succès étudiant », affirme Sylvie Tremblay, directrice du SASS. « Déterminer les raisons profondes pour lesquelles nous sommes ici contribue à donner un sens à ce que nous faisons. »

Bien que certains membres du personnel de soutien échangent plus souvent et plus directement avec les étudiants que d’autres et ont, par le fait même, une plus grande influence sur eux et leur réussite scolaire, Sylvie Tremblay croit que tous devraient profiter de l’occasion pour s’exprimer sur le sujet.

« Beaucoup d’entre eux parlent régulièrement aux étudiants et connaissent leurs inquiétudes. Nous voulons fonder cette vision commune sur la réalité de chacun. »

Pour Sylvie Tremblay, cet exercice servira à prouver qu’il existe bel et bien des facteurs qui favorisent la rétention et la persévérance scolaire.

Aline Germain-Rutherford, vice-rectrice associée, enseignement et apprentissage, affirme qu’il est tout aussi important que les membres du personnel de soutien fassent connaître les façons dont ils appuient les assistants à l’enseignement et le corps professoral pour les aider à atteindre l’excellence en enseignement.

Selon elle, l’excellence en enseignement et la réussite scolaire sont intimement liées. C’est pourquoi le SAEA travaille de concert avec le SASS pour mettre en place ce cadre de référence.

« Des études révèlent qu’un enseignement de qualité et des cours bien conçus sont les indicateurs les plus fiables de la satisfaction étudiante, » affirme Aline Germain-Rutherford. « Nous voulons veiller au maintien d’un environnement où les professeurs sentent que l’excellence en enseignement a de l’importance et qu’elle constitue un objectif. »

Le secteur Leadership, apprentissage et développement organisationnel des Ressources humaines de l’Université d’Ottawa est partenaire du projet. Il développe, met en œuvre et gère le processus de collecte des données.

Sylvie Tremblay et Aline Germain-Rutherford se serrant la main.

Aline Germain-Rutherford, vice-rectrice associée, enseignement et apprentissage, SAEA, et Sylvie Tremblay, directrice du SASS, souhaitent que le personnel de soutien réponde à un sondage de cinq questions. Photo : Mike Foster.

 

Faites comme vos collègues et donnez votre opinion

Pour mettre les choses en branle, nous avons demandé à des membres du personnel de soutien comment ils ont contribué à la réussite des étudiants et à l’excellence en enseignement.

Anne Strangelove, spécialiste, cheminement et rétention scolaires, Faculté des arts :

« Je me souviens d’avoir accompagné une étudiante pendant huit ans. Je l’ai aidée à changer de deuxième majeure deux fois et encouragée à terminer un diplôme de quatre ans pour qu’elle ait d’autres options d’études. J’ai répondu à ses nombreuses questions, je l’ai aidée à organiser son horaire de cours et encouragée à ne pas abandonner. Elle a finalement obtenu son diplôme en octobre 2017. »

Sylvie Albert, gestionnaire et conseillère principale, Bureau international :

« Nous avons embauché un étudiant coop pour refaire notre site Web. Nous lui avons fixé des objectifs d’apprentissage dès le départ et avons adopté une approche de mentorat pour le superviser. Il avait donc toute la liberté de mettre en application ses propres idées et d’apprendre de ses erreurs. Il travaille toujours avec nous aujourd’hui et fait preuve d’un engagement et d’une fierté envers le Bureau international qui dépasse nos attentes. »

Anne Patry, conceptrice pédagogique, SAEA :

« En fait, certains professeurs avec qui j’ai eu le plaisir de travailler m’ont dit qu’après avoir travaillé avec nous, ils se sont améliorés comme pédagogues. Ils ont conçu des cours plus interactifs et mieux organisés, et les ont rendus plus engageants pour les étudiants. D’ailleurs, un professeur nous a informés qu’il a reçu les meilleurs résultats d’évaluation en carrière pour deux cours. »

Marc Villeneuve, coordonnateur, Centres externes et enseignement à distance, SAEA :

« Aider les membres du corps professoral à se familiariser avec de nouvelles technologies d’enseignement et d’apprentissage a entraîné un effet positif sur la réussite des étudiants. Les professeurs qui sont à l’aise avec la technologie peuvent se concentrer sur des enjeux pédagogiques dans un contexte qui exige d’eux qu’ils enseignent à une population étudiante de plus en plus diversifiée. »

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