Le bénévolat, un moyen de forger le caractère

Publié le lundi 19 juin 2017

Natania Abebe à la collation des grades de juin 2017, avec le chancelier Calin Rovinescu (à gauche) et le recteur Jacques Frémont. Photo : Mélanie Provencher

Collation des grades printemps 2017 : moments décisifs

En cherchant à aider les autres de diverses façons pendant ses études à l’Université d’Ottawa, Natania Abebe (B.Sc. en sciences infirmières, 2017) a découvert ses propres forces.


Vêtue de la habesha kemis, une robe traditionnelle éthiopienne.

Dès mon plus jeune âge, on m’avait inculqué que le bénévolat est une bonne chose. Mais ce n’est pas avant la fin de ma première année universitaire que j’ai compris pourquoi. Je n’ai participé à aucune activité parascolaire pendant cette première année, mais je suis allée faire du bénévolat dans une clinique en Éthiopie, ce qui m’a permis de connaître les appuis au système de santé là-bas. C’est cette expérience qui m’a motivée à vouloir poursuivre des études en sciences infirmières, et à trouver des occasions de faire du bénévolat à mon retour à Ottawa, chose que je tenais à faire dans un esprit d’authenticité.

Ce qu’il y a de particulièrement bien dans le bénévolat, c’est qu’en aidant les autres, on s’aide aussi soi-même. Au début, je me sentais comme un poisson hors de l’eau sur le campus. Mais petit à petit, une fois que j’ai fait un effort conscient d’aider les autres, j’ai développé un sentiment d’appartenance. J’ai démarré une section de Campus Cursive à l’Université d’Ottawa. Il s’agit d’une initiative axée sur la santé mentale, l’objectif consistant à égayer les esprits au moyen de lettres manuscrites et de gestes de bonté. J’ai découvert alors qu’en aidant d’autres étudiants à devenir plus forts et plus audacieux, j’acquerrais moi aussi plus d’audace.

Quand je suis entrée à l’université, j’avais désespérément besoin d’un mentor. Mais je n’en ai jamais trouvé un en particulier, sinon que j’ai rencontré plusieurs personnes qui m’ont inspirée tout au long de mon parcours. Mes expériences à l’Université d’Ottawa m’ont permis d’établir des rapports avec les bonnes personnes pour les bonnes raisons, une chose (ou une personne) menant à une autre. Par exemple, j’ai rencontré Nathan Adolphe pendant que je travaillais sur Campus Cursive, et à travers lui, j’ai connu Noah Severino, et c’est ainsi que tous les trois, nous avons lancé une initiative charitable au profit des enfants atteints de cancer : Stars in a Jar.

Chaque étudiant se fraye son propre chemin, mais je pense que c’est particulièrement difficile en ce qui concerne les sciences infirmières, parce qu’on interagit quotidiennement avec des personnes confrontées à de graves problèmes de santé. Cependant, bien que je suis soulagée d’être parvenue au bout de mon programme, je suis reconnaissante des épreuves que ce dernier m’a fait connaître. Elles m’ont procuré un respect accru envers moi-même. Mes amis et moi éprouvons un grand sentiment de fierté à l’idée de ce que nous avons chacun accompli.

Le contraste entre la personne que je suis aujourd’hui et celle que j’étais lorsqu’ai entamé mes études est frappant. L’université m’a appris qu’on ne peut anticiper les événements dans la vie, mais qu’on peut changer la manière d’y réagir. On peut bâtir sa résilience. On est souvent plus fort que ce qu’on croit.

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Natania Abebe a lancé Stars in a Jar, une initiative caritative pour lutter contre le cancer chez les enfants, avec Noah Severino (à gauche) et Nathan Adolphe.

 

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