Un campus durable : notre défi à tous

Publié le mercredi 1 juin 2016

Un homme debout à côté d’une rangée de panneaux solaires sur un toit.

Jon Chiasson, analyste en énergie au Bureau du développement durable, est accoudé sur une rangée de panneaux solaires contribuant à la réduction de l’empreinte carbone de l’Université d’Ottawa.

Par Brandon Gillet

Au cours de la dernière année, les Immeubles et son Bureau du développement durable ont travaillé sans relâche pour générer des économies d’énergie et nous faire entrer au panthéon des campus les plus durables au monde. L’Université d’Ottawa occupe déjà la 27e place au monde, et la deuxième au Canada, selon le classement de l’Université de l’Indonésie, UI Green Metric [en anglais] regroupant plus de 400 universités.

Motivé par d’autres réussites comme le couronnement de l’Université d’Ottawa au concours pancanadien RecycloManie, les Immeubles souhaitent instiguer un effort collectif en 2016-2017 pour nous faire monter encore plus haut dans les classements sur la durabilité. Pour y arriver, nous devons tous faire partie de la solution.

Entre-temps, ils planifient la modernisation énergétique complète de quatre édifices pour l’an prochain. Ils regardent également du côté des édifices à consommation nette zéro, ou « zéro énergie », qui produisent pratiquement autant d’énergie qu’ils en consomment au cours d’une année.

« Comme nous n’avons jamais bâti d’édifices ‘zéro énergie’, nous ne savons pas dans quelle mesure nous atteindrons nos objectifs », indique le gestionnaire du Bureau, Jonathan Rausseo. Mais avec les quelques nouveaux immeubles sur le campus, nous allons pousser pour que ce projet se réalise. »

Des icônes de vélo peintes sur l’asphalte indiquent que la rue est entièrement réservée aux cyclistes.

La rue Marie-Curie a été entièrement convertie en voie cyclable pour réduire la circulation automobile sur le campus.

La promotion des moyens de transport alternatifs et l’augmentation des espaces verts sur le campus ont contribué à réduire l’oxyde nitreux de 90 % et à garder les émissions de gaz à effet de serre sous la barre des 15 000 tonnes. Selon monsieur Rausseo, « nous n’avons pas enregistré de résultats de la sorte depuis 1974, au moment où nous avons commencé à compiler les données ».

La conservation de l’énergie constitue la pierre angulaire du plan ambitieux de l’Université d’Ottawa, dont Georges Monrose est le principal maître d’œuvre.

« Mon rôle est d’éliminer la consommation d’électricité sur le campus, explique ce dernier. Ce gestionnaire de l’énergie grise, affecté au Bureau du développement durable dans le cadre d’un partenariat entre l’Université d’Ottawa et Hydro Ottawa (cliquez sur Programmes d’énergie), a pour mission de trouver des moyens de réduire la consommation d’énergie sur le campus.

Georges Monrose souligne qu’un petit changement peut rapporter de gros dividendes, ce qui arriverait à point nommé au moment où l’Université veut atteindre son objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 34 % par rapport à 2005.

« Nous avons de vieux tubes fluorescents de 25 ou de 32 watts, alors que les nouveaux tubes LED sont de 12 watts », fait-il remarquer. Avec les 90 000 tubes sur le campus, adopter la technologie LED nous ferait économiser 1 200 kW, soit deux fois la consommation énergétique de pointe au Pavillon de la Faculté des sciences sociales.

« L’Université dépense plus d’un million de dollars par mois en électricité. À elle seule, la modernisation de l’éclairage nous ferait épargner 10 % », note Georges Monrose. D’autres économies seront réalisées avec l’amélioration des systèmes de chauffage et de climatisation du Complexe des biosciences et du pavillon Colonel‑By au cours de la prochaine année scolaire.

Même si la plupart des réussites en durabilité passent complètement inaperçues, elles ne devraient pas être tenues pour acquises, selon Jonathan Rausseo. Toutes les facultés et tous les services doivent être sensibilisés aux changements en matière énergétique et participer aux efforts pour favoriser la durabilité.

« Nous aimerions voir que les gens se responsabilisent à l’égard des espaces communs, affirme monsieur Rausseo. Par exemple, si vous entrez dans une salle de classe vide et que les lumières sont allumées, signalez-le. On pourra alors les éteindre à partir d’un dispositif central. »

« Nous voulons que les étudiants et les membres du personnel s’investissent dans la durabilité. Vous serez nos yeux et nos oreilles pour nous aider à bonifier nos espaces communs.»

Restez à l'affût, lors de la prochaine année scolaire, d’une campagne de communication qui conscientisera la communauté universitaire envers la durabilité et encouragera les changements de comportement sur le campus.  

Six femmes souriantes exhibent des cartes sur lesquelles est inscrit « Ask me why I’m awesome » (Demandez-moi pourquoi je suis extraordinaire). Une d’entre elles tient un bol et une cuillère.

Des étudiantes participant  au défi des Services alimentaires J’aime la bouffe, pas le gaspillage dans la Salle à manger 24/7. Les Immeubles veulent rallier davantage d’étudiants et d’employés aux efforts pour augmenter la durabilité.

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