Défier les probabilités

Publié le dimanche 11 juin 2017

Le fils de Brandon Gillet à l'âge de 3 ans.

Collation des grades printemps 2017 : moments décisifs

Brandon Gillet (B.A. 2017) a obtenu un diplôme en journalisme du Collège Algonquin avant d’étudier à l’Université d’Ottawa. Il nous livre ici ses réflexions sur son cheminement aux multiples défis.


Il y a six ans, j’aurais estimé peu probable de devenir un jour titulaire de deux diplômes d’études postsecondaires. Père d’un garçon de deux ans et dépourvu d’instruction, de compétences professionnelles et de travail, je contemplais un monde où la concurrence se faisait de plus en plus forte.

Mon expérience de l’école secondaire a été bien différente du cheminement normal où les jeunes découvrent leurs talents et leurs intérêts. Ma naïveté juvénile m’a poussé à croire que l’école importait peu et que je pouvais interrompre mes études en 10année pour gagner ma vie comme tout le monde.

Plus tard, épaulé par une conseillère en orientation et par une enseignante qui ont vu mon potentiel, j’ai entrepris de terminer mes études secondaires. Ma formation collégiale et universitaire m’a permis d’en apprendre tant sur moi que sur mes intérêts professionnels. J’ai opté pour un baccalauréat en études anciennes à l’Université d’Ottawa afin de satisfaire ma passion pour l’antiquité, mais je sais que ce n’est pas la fin de mon aventure sur les bancs d’école.

Tout au long de mon parcours, j’ai rencontré des gens incroyables qui, plus jeune, m’auraient semblés tout droit sortis de l’écran ou issus de l’élite. J’ai appris que la manière dont on voit les choses est une question de choix. Après m’être engagé dans une mauvaise voie, j’ai choisi de me prendre en main pour explorer mon potentiel et améliorer mon sort.

Je ne suis pas un étudiant parfait avec une MPC à faire rêver, mais je suis fier de ce que j’ai accompli. Je me suis toujours senti en retard d’une décennie; le fait de parvenir où je suis aujourd’hui semble donc relever de l’exploit.

Mon cheminement postsecondaire m’a enseigné l’importance de la curiosité. Sans elle, où en serait l’humanité? Ma curiosité m’a amené à découvrir un tas de choses à propos de moi et du monde qui m’entoure, et j’espère continuer d’aborder les défis à venir avec cette même soif d’apprendre.

Pendant mes trois années de travail comme rédacteur à la Gazette, le service d’information sur la vie universitaire, j’ai constaté de première main que le monde se compose de gens excessivement différents qui accomplissent de grandes choses. Aujourd’hui, j’estime avoir rejoint leurs rangs.

J’ai eu l’impression de me démener pendant une longue partie de mes études, mais jamais je n’ai envisagé l’échec. Aujourd’hui, mon fils a sept ans. Quand j’étais jeune, je n’aurais jamais pu imaginer que mes décisions pourraient un jour avoir une aussi grande portée.

Haut de page