Des employées de l’Université à l’honneur à la Collation des grades 2016

Publié le mercredi 8 juin 2016

Femme souriant

Leslie-Anne Barber, de la Direction des communications, n’est que la deuxième personne à terminer un programme conjoint LL.L. - MBA à l’Université d’Ottawa. Photo : Myriam Laplante Photographie

Par Linda Scales

Deux femmes impressionnantes monteront sur la scène ce mois-ci pour recevoir leur diplôme, lors de la Collation des grades du printemps 2016. Ce que de nombreux membres de l’auditoire ne sauront pas au sujet de Leslie-Anne Barber et Lilianne Carrier, toutefois, c’est que toutes deux sont aussi des employées à plein temps de l’Université d’Ottawa.

Leslie-Anne Barber, de la Direction générale des communications, recevra plus qu’un simple diplôme, en fait, puisque ce sera un diplôme conjoint. Elle est en effet la deuxième personne seulement à avoir terminé le programme conjoint licence en droit et maîtrise en administration des affaires.

Entrée à l’Université comme employée à temps plein en 2007, Leslie-Anne Barber a décroché un premier diplôme à l’École de gestion Telfer (en 2009) à titre d’étudiante à temps partiel, avant de poursuivre au programme conjoint, qu’elle a terminé en avril dernier.

Cet aboutissement, dit-elle, « représente un grand changement dans ma vie, parce que pour la première fois, je ne sais pas ce que je vais faire ensuite ». Ce qu’elle sait, toutefois, c’est qu’elle veut continuer d’apprendre et faire bon usage de ses connaissances.

L’hiver dernier, elle a aussi donné un cours de premier cycle à l’École Telfer, et elle aimerait beaucoup avoir la possibilité d’enseigner de nouveau. Elle a trouvé l’expérience enrichissante, mais « beaucoup plus difficile que je n’aurais cru. Ça m’a permis de mieux comprendre la somme de connaissances et de préparation qu’exige l’enseignement. »

En plus d’être très occupée dans son poste de conseillère en communications, elle a d’ores et déjà de nombreux projets en cours. Elle doit veiller aux destinées de la petite entreprise qu’elle a récemment fondée avec une amie. Elle veut continuer à apprendre l’espagnol. Et elle a de l’aménagement paysager à faire la maison. Mais elle s’émerveille à la pensée des jours d’été qui s’en viennent, certains pas encore remplis à ras bord – une expérience nouvelle pour cette éternelle étudiante.

Quel conseil a-t-elle pour les membres du personnel qui auraient envie d’étudier à temps partiel? « Suivez un cours! » Le fait d’étudier à l’Université d’Ottawa, dit-elle, est un moyen de « nous rapprocher de la mission de l’Université. Ça permet de connaître de première main l’expérience que vivent les étudiants. C’est une révélation. »

Femme debout entre des colonnes.

Conseillère aux études à la Faculté des arts, Lilianne Carrier recevra son diplôme de B.A. en langue et culture italiennes ainsi qu’une médaille d’or de l’Université.

Une médaillée d’or

Lilianne Carrier, conseillère aux études à la Faculté des arts, a découvert sa passion en Italie – à Côme, en 2002, pour être plus précis. C’était son premier séjour dans ce pays, et elle a été frustrée par son incapacité de tenir en italien ne serait-ce que la plus élémentaire des conversations.

Elle est retournée en Italie deux ans plus tard, mais c’est en 2011 seulement qu’elle s’est inscrite à un cours d’introduction à l’italien donné par la professeure Cristina Perissinotto, du Département des langues modernes de l’Université. Tout en travaillant à temps plein, Mme Carrier a continué à étudier, à temps partiel, pendant six ans.

Trente ans exactement après l’obtention de son premier diplôme à l’Université d’Ottawa (B.Adm., 1986), elle recevra un B.A. en langue et culture italiennes. Sa moyenne pondérée parfaite de 10,0 signifie qu’elle se verra aussi remettre la médaille d’or de l’Université pour la plus haute moyenne dans un programme de la Faculté des arts.

« À mon âge (52 ans), je ne pensais pas que j’arriverais à apprendre une langue étrangère », dit-elle. Originaire du sud de l’Ontario, elle a appris le français et l’anglais dans son enfance. « Je doutais vraiment de ma capacité de réussir, mais la conseillère aux études en moi est entrée en action. Elle m’a encouragée à persévérer et à ne pas craindre de m’investir. »

Son secret pour apprendre une nouvelle langue et décrocher son diplôme? La passion pour son sujet. Elle se rend en Italie chaque année, en plus d’être membre de la Società Dante Alighieri, un organisme voué à la promotion de la langue et de la culture italiennes.

Et la suite? Ce sera peut-être les études grecques et romaines, en janvier. « J’ai toujours été extrêmement curieuse », dit-elle. À la retraite, elle envisage de passer de plus longues périodes de temps en Italie. D’ici là, elle se dit fière de pouvoir converser en italien.

Quant aux autres membres du personnel qui auraient envie d’étudier, elle leur dit : « Vous le devez à vous-même d’essayer. Allez-y, plongez! »

Leslie-Anne Barber et Lilianne Carrier ont en commun des traits de personnalité qui leur ont permis d’accomplir leur exploit. Toutes deux possèdent un sens aigu de l’organisation ainsi qu’un amour de la connaissance. Toutes deux reconnaissent en outre qu’elles n’auraient pas pu en arriver jusqu’au diplôme sans l’aide de toute une équipe.

Lilianne Carrier se dit reconnaissante envers sa famille, ses amis et ses supérieurs, qui ont su l’appuyer. Leslie-Anne Barber abonde dans le même sens. « Mes patrons ont joué un rôle clé dans ma réussite », dit-elle, expliquant qu’elle a pu aménager son horaire de travail au besoin. « Et mes collègues ont été mes plus chauds supporteurs. »

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