Des étudiants brillent au Startup Weekend

Publié le mardi 17 janvier 2017

Quatre jeunes hommes et une jeune femme, tous souriants, prennent place sur un banc de classe.

« Si nous devions perdre un seul des membres de l’équipe, nous ne pourrions aller de l’avant », affirme Alex Steeves au sujet des développeurs d’intelliMED Solutions. De gauche à droite : Alex Steeves, Abdullah Mostafa, Suzana Vukovic, Thomas Le et Herman Liao.

Par Brandon Gillet

Les jeunes avant-gardistes qui ont remporté les honneurs dans des domaines bien distincts lors du Startup Weekend de l’Université d’Ottawa n’ont pas fini de faire parler d’eux. La Gazette s’est entretenue avec deux de ces équipes au sujet de leurs idées primées.

Le Startup Weekend de novembre – un événement conçu à l’intention des entrepreneurs étudiants – a mené à la consécration d’intelliMED Solutions (nommé auparavant Safety Net), un projet à l’origine inspiré par la crise qui secoue la Syrie. Selon le chef d’équipe Alex Steeves, le concept initial consistait à créer un système intégré d’alerte en cas d’urgence en misant sur des téléphones intelligents et des bracelets déjà disponibles sur le marché.

« En cas d’incident, l’utilisateur aurait eu à se signaler en sécurité sur Facebook ou d’autres médias sociaux, à défaut de quoi sa famille et ses amis auraient été avisés que quelque chose n’allait pas », explique Alex Steeves.

Comme la fiabilité des réseaux sans fil se révélait moins qu’optimale dans bon nombre de régions, l’équipe a métamorphosé le concept original pour créer un bracelet à vocation particulière : aider le personnel d’urgence à surveiller les signes vitaux de leurs patients et à intervenir rapidement en cas d’un arrêt cardiaque ou d’autres complications.

« Des histoires nous sont parvenues – des personnes décédées dans des services d’urgence après plusieurs heures passées sans recevoir de soins, sans que quiconque remarque quoi que ce soit. Ce système alerterait l’infirmière de triage de tout changement marqué aux signes vitaux. »

« Le système doit aller au-delà des appareils qui, comme FitBit, mesurent déjà le rythme cardiaque. Au fil des progrès technologiques, il deviendra entre autres possible de surveiller des signes vitaux tels que la pression artérielle. De plus, le bracelet serait connecté à un réseau performant et sécuritaire; le patient pourrait donc s’inscrire à l’urgence et aller s’acheter un café, par exemple. L’appareil transmettrait ses signes vitaux à un ou deux kilomètres de distance. »

Pour avoir remporté le grand prix ainsi que la première place dans la catégorie « santé mobile », l’équipe a reçu la somme de 1 500 $ et bénéficiera de conseils d’avocats et d’autres professionnels.

IntelliMED Solutions étudie aujourd’hui un partenariat avec une grande entreprise pour faire appel à des technologies intelligentes existantes dans le domaine des soins d’urgence, mais l’équipe compte produire elle-même les bracelets intelligents. Celle-ci espère maintenant se tailler une place au sein du programme Garage Démarrage organisé annuellement par l’Université d’Ottawa et ainsi perfectionner son système. Une clinique de l’Alberta a déjà manifesté un intérêt pour une éventuelle phase d’essai.

Quatre personnes souriantes se tiennent en rangée. Deux d’entre elles tiennent un chèque en format géant au montant de 500 $.

De gauche à droite : Hanan Anis et Frank Bouchard, respectivement professeure et gestionnaire des programmes de sensibilisation à la Faculté de génie, et les membres de l’équipe VirtuaLensElad Tzemach et Midia Shikh Hassan.

Une application pour maîtriser le trac

Le trac vous a-t-il déjà fait perdre tous vos moyens avant une présentation? En misant sur la réalité virtuelle pour simuler un public attentif, l’application VirtuaLens aide les orateurs à ne pas capituler devant les sueurs froides. L’outil épaule ainsi les personnes soucieuses d’améliorer leurs performances oratoires à répéter leurs discours, à gagner en confiance et à apprivoiser leur angoisse.

« L’application propose diverses mises en situation, de la conférence au toast pour les nouveaux mariés », explique Elad Tzemach, chef de l’équipe. « L’utilisateur se fait alors une idée plutôt réaliste de ce à quoi s’attendre. »

Un logiciel de pointe analyse le discours et simule la réaction de l’auditoire virtuel aux hésitations ainsi qu’aux changements de ton, de rythme et de volume.

« À notre avis, c’est une excellente façon d’aider les gens à se débarrasser de leur appréhension à s’exprimer en public, ce qui est souvent considéré comme la peur la plus répandue à travers le monde. Nous espérons que grâce à l’application, ces personnes n’auront plus à s’en remettre à des entraîneurs en art oratoire. »

Pour son projet, l’équipe VirtuaLens s’est vue décerner la première place dans la catégorie « Makers » et une récompense de 500 $; elle aussi espère obtenir une place convoitée au sein du programme Garage Démarrage de cet été et ainsi donner plus de visibilité à son idée.

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