Une exposition pour illustrer l’Anthropocène

Publié le mardi 28 novembre 2017

Sculpture d’un poisson emmêlé dans des lignes de pêche et des hameçons

Le doré bleu de Sasha Phipps sera de l’exposition Transitoire. « L’eutrophisation anthropique et la pêche excessive seraient à l’origine de l’extinction de cette sous-espèce du doré, explique-t-elle. Cette sculpture se veut à la fois un poisson de pêche et un leurre. » Les artistes Sasha Phipps (B.A.V. 2011) et David McDougall travaillent tous deux à l’Université.

Par Linda Scales

Le 1er décembre, l’usine-pilote de l’Université d’Ottawa (salle D415, pavillon Colonel By) présentera Transitoire, une exposition artistique axée sur l’Anthropocène. Organisée par des étudiants en arts visuels, l’exposition s’inscrit dans le cadre d’un cours de Celina Jeffery, professeure en histoire de l’art. Melissa Ng, qui compte parmi les huit étudiants participant à Transitoire, explique que le cours « s’articule autour de la conservation de l’art contemporain et permet aux étudiants d’acquérir une expérience pratique de l’organisation d’expositions ».

Fruit de la collaboration entre le Département d’arts visuels et le Département de génie chimique et biologique, l’événement réunit arts et sciences pour explorer l’anthropocène, le nom proposé pour désigner la période géologique des humains et leur effet sur la planète et ses écosystèmes. Elle pourrait mettre fin à la période holocène, qui a débuté il y a de cela quelque 12 000 ans.

« En tant que nouvelle désignation pour l’ère de l’humanité, l’Anthropocène fait l’objet de vifs débats dans la communauté scientifique, poursuit Melissa Ng. De nombreuses formes d’art abordent cette période de façon tout à fait unique. »

Transitoire mettra en vedette huit artistes contemporains : John Ancheta, Michael Belmore, Carol Howard Donati, David McDougall, Mia Feuer, Sasha Phipps, Uta Riccius et Anna Williams. 

 

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