Faites la connaissance de la nouvelle présidente du Bureau

Publié le lundi 17 juillet 2017

Par Kelly Haggart

Ayant plus de 25 ans d’expérience dans des postes de haute direction dans le secteur des soins de santé et au gouvernement, Kathryn Butler Malette apporte une vaste expérience au Bureau des gouverneurs de l’Université d’Ottawa. Après dix ans au sein du Bureau, dont cinq ans en tant que vice-présidente, elle a été élue présidente le 1er juillet, succédant ainsi à Robert Giroux à la fin de son mandat. Elle s’est récemment entretenue avec la Gazette afin d’effectuer un retour sur ses réalisations, mais aussi de jeter un coup d’œil sur l’avenir.

Kathryn Butler Malette lors de la collation des grades 2017. Photo : Bonnie Findley

Des liens serrés avec l’Université

J’ai étudié à l’Université d’Ottawa dans les années 1970 où j’ai reçu un diplôme en littérature française et, plus tard, suivi des cours en administration et en gestion des ressources humaines. Il existe des liens serrés entre ma famille et l’Université d’Ottawa. Mon père a obtenu un baccalauréat en commerce ici dans les années 1940 en revenant de la guerre, avant d’aller étudier à l’Osgoode Hall Law School. Il s’est aussi impliqué dans l’Association des diplômés de l’Université d’Ottawa. Mon mari, Yvon Malette, était professeur à l’Université d’Ottawa avant sa retraite, il y a de cela quelques années. Nos quatre enfants l’ont fréquentée et mon fils Alain, qui a étudié en génie, travaille au recrutement international à l’Université d’Ottawa.

Une éducation en français

J’ai grandi à Ottawa et j’ai fréquenté des écoles francophones. Mes parents sont des anglophones qui ne parlent pas un mot de français, mais ils ont insisté pour que mon frère, ma sœur et moi soyons éduqués en français. Une excellente décision! Mon mari est franco-ontarien, nos enfants sont tous bilingues et nous parlons le français et l’anglais à la maison. Comme plusieurs, j’ai choisi d’étudier à l’Université d’Ottawa notamment parce qu’elle était la seule université bilingue au Canada.

Dix ans au Bureau des gouverneurs

J’ai intégré le Bureau des gouverneurs pendant la période de transition de 2007-2008, lorsque Gilles Patry était recteur et qu’Allan Rock n’avait pas encore été choisi pour lui succéder. J’étais jusqu’alors présidente du conseil d’un organisme de service social et directrice du conseil d’un hôpital. Je voulais me joindre au Bureau des gouverneurs de l’Université d’Ottawa à cause de sa réputation sur le plan national et international ainsi que pour servir notre communauté.

Cette expérience fascinante m’a permis d’apprendre beaucoup de choses. Au Canada comme à l’étranger, nous avons une réputation enviable comme université à forte vocation de recherche, en plus d’être un excellent établissement d’enseignement. Nous assumons l’exigeante mission de veiller à ce que nos étudiants, qui sont le cœur de notre Université, aient une expérience des plus formatrices. Notre personnel et nos professeurs exceptionnels sont la clé de notre succès et de notre excellente réputation.

Je suis fière de l’évolution du campus, notamment de ses nouveaux bâtiments où les étudiants peuvent se côtoyer, relaxer, vivre et étudier. L’Université est un atout précieux pour la ville d’Ottawa. Nos diplômés jouent des rôles déterminants dans de nombreux secteurs : le gouvernement, la haute technologie, les soins de santé, le droit, la comptabilité internationale et plusieurs autres domaines d’expertise qui contribuent à l’essor et à la croissance économique de la ville.

Le rôle de la présidente

Mon rôle à titre de présidente est d’exercer un leadership fort au sein du Bureau des gouverneurs et d’assurer la bonne gouvernance de l’Université. J’aurai ainsi à travailler en collaboration avec le recteur et la haute direction et à faire appel à la vaste expertise des membres du Bureau pour prendre des décisions liées à la mission, à la vision et à l’orientation stratégique de l’Université.

Je dois m’assurer que les membres du Bureau ont l’information nécessaire pour faire des choix éclairés lorsqu’ils prennent des décisions ayant une incidence sur les projets importants, les étudiants, le budget et la mission à long terme de l’Université. Le Bureau a une importante obligation fiduciaire. Mon rôle est d’aider ses membres en les guidant et en amorçant des discussions pour qu’ils puissent prendre les bonnes décisions.

Le Bureau des gouverneurs est un appareil volumineux dont la structure est prescrite par la Loi de l’Université d’Ottawa. Il peut compter jusqu’à 32 membres, qui représentent les différentes communautés d’intérêts, notamment l’Université, les professeurs, les étudiants au premier cycle et aux cycles supérieurs, le personnel de soutien, l’Association des diplômés, le Sénat de l’Université, le gouvernement de l’Ontario et l’Université Saint-Paul.

La présidente préside les réunions du Bureau, qui ont lieu huit fois au cours de l’année universitaire. Les membres siègent à des comités qui se rencontrent entre les réunions du Bureau. En plus de mes obligations liées aux réunions mensuelles, je présiderai le Comité de gouvernance et de nomination, et je siège au Comité des finances et de trésorerie et au Comité des terrains et des bâtiments.

Futurs défis

Je suis impatiente de relever ce nouveau défi. Comme Destination 2020 tire à sa fin, nous aurons à nous prononcer sur l’avenir de l’Université. J’envisage avec enthousiasme la planification et les décisions à venir à l’approche de 2030. Nous désirons voir l’Université d’Ottawa consolider sa position parmi les meilleures universités, continuer à être reconnue internationalement pour sa recherche et son corps professoral et attirer les meilleurs étudiants.

Il est important pour moi que l’Université adopte une approche cohérente de planification de la relève dans toutes les facultés et qu’elle encourage les femmes à envisager des postes de cadres supérieurs à titre de vice-rectrices, doyennes et directrices. J’aimerais aussi voir plus de femmes intégrer le Bureau des gouverneurs.

Une autre question importante est celle de la santé mentale sur le campus. La société parle plus ouvertement des problèmes de santé mentale, et les étudiants et les employés cherchent de l’aide lorsqu’ils en ont besoin. Nous devons adopter des mesures afin de venir en aide aux étudiants et aux employés avant qu’ils ne soient en situation de crise. Une association avec des organismes en soins de santé pour fournir l’aide nécessaire serait une possibilité.

Ma vie au-delà du Bureau

Je travaille actuellement comme médiatrice et arbitre dans des cas de différends entre des employeurs et leurs employés syndiqués sur des questions de droits et d’intérêts. C’est très satisfaisant de réussir à résoudre ce type de conflits en parvenant à un compromis.

J’aime visiter des galeries d’art. Je m’intéresse aussi à la photographie et à certains sports comme le vélo, le kayak et le tennis. En ce moment, je travaille sur une série de photos dans le quartier New Edinburgh. Ce que je préfère c’est de passer du temps avec mes six petits-enfants. Ces futurs étudiants de l’Université d’Ottawa m’ont appris beaucoup de choses à propos de la vie.

 

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