Un finissant honore la terre de ses ancêtres

Publié le mardi 31 octobre 2017

Robert Way adossé sur un pont sous lequel coule une rivière au milieu d’une vallée à la végétation touffue.

Robert Way (B.A., 2010), ici près de la rivière Pinware au Labrador, a rencontré son directeur de thèse doctorale, le professeur Antoni Lewkowicz, lorsqu’il était étudiant au baccalauréat (en géographie) à l’Université d’Ottawa : « Je pense qu’il a misé sur moi, et c’est quelque chose dont je me souviendrai toujours. » Photo : Caitlin Lapalme

Par Robert Way

D’ascendance inuite, Robert Way est un chercheur qui étudie le pergélisol, la surface en état de gel permanent qui recouvre une grande partie du Nord canadien. Le 5 novembre 2017, lors de la collation des grades de l’automne, il recevra son doctorat en géographie physique.

Je voulais que mes recherches bénéficient concrètement les communautés nordiques. C’est la raison qui m’a amené à étudier le pergélisol. En outre, la région dont je proviens, située dans le Labrador central, n’avait pas fait l’objet d’études précédentes en ce qui concerne le pergélisol.

Le pergélisol est une couche de sol qui demeure à une température inférieure à 0 °C pendant deux années consécutives. S’il fond, cela pourrait endommager les routes et autres structures aménagées dessus. C’est pourquoi si on vous dit qu’une zone contient beaucoup de pergélisol, il vaut mieux ne pas y entreprendre des travaux de construction sans une planification minutieuse.

Les répercussions du changement climatique seront considérables dans le Nord, qu’on réduise les émissions de gaz à effet de serre ou non. Le réchauffement continuera et les habitants de la région devront s’y adapter. Nous devons donc mieux comprendre l’environnement actuel tout en analysant son évolution passée par rapport au changement climatique. De telles connaissances nous permettront de prédire les types de changements qui pourraient avoir lieu dans l’avenir.

L’étude des environnements nordiques fera toujours partie de mon travail, même s’il n’est pas évident de trouver des postes permanents dans ce domaine.

Honnêtement, je ne m’étais jamais imaginé poursuivant un doctorat. La vie est vraiment drôle parfois!

Pour la collation des grades, je vais porter une veste inuite traditionnelle appelée silapâk [prononcé si-la-peuk]. C’est une sorte de coupe-vent qu’on porte typiquement en hiver, qu’on soit Autochtone ou non. C’est un vêtement très pratique. Le mien sera de style formel, adapté à l’intérieur. C’est un ami de la famille au Labrador, très doué, qui me l’a confectionné.

C’est avec fierté que je compte représenter de mon mieux ma terre et mes racines lors de la collation des grades.

Robert Way est actuellement chercheur postdoctoral subventionné par la Fondation W. Garfield Weston, à l’Institut Labrador de l’Université Memorial, près de son village d’origine, Happy Valley-Goose Bay. Ses études et ses travaux l’ont mené aux confins du monde dans les régions les plus froides, y compris l’Arctique, l’Antarctique, le Svalbard et la Patagonie. Nous le voyons ici au Parc national des Monts-Torngat, au Labrador. Photo : Darroch Whitaker

 

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