Les Jeux parapanaméricains ont une signification bien spéciale pour Camille Bérubé

Publié le mardi 4 août 2015

Auteur : L'équipe de l'information des Gee-Gees

Camille Bérubé

Mise à jour : Camille Bérubé a remporté la médaille d’argent à l’épreuve du 100m dos, dans la catégorie S8 femmes. Elle a par ailleurs obtenu le bronze au 200m quatre individuel dans la catégorie SM8 féminin.


Pour la nageuse des Gee-Gees, Camille Bérubé, compétitionner aux Jeux parapanaméricains en sol canadien est une expérience unique. Il est possible que cette athlète médaillée de l’équipe nationale se retrouve sur le podium à Toronto, mais pour cette vétérane de six ans, il sera important de faire preuve de leadership pour l’équipe Canadienne. « Je souhaite être un bon leader cet été, car c’est beaucoup plus gratifiant de réussir en équipe. »

La natation est l’un des sports les plus anciens pour les athlètes ayant une déficience; elle fait partie des Jeux Olympique depuis les Jeux paralympiques de 1960, qui ont eu lieu à Rome. La natation comprend 14 catégories, qui séparent les athlètes selon leur déficience physique, visuelle ou intellectuelle. D’après les Jeux parapanaméricains du Canada, les catégories 1 à 10 visent les nageurs ayant un handicap physique. Les nageurs qui compétitionnent dans la catégorie 1 ont une limitation plus sévère à l’égard de l’activité comparativement aux nageurs qui compétitionnent dans la 10e catégorie. Camille Bérubé nage dans la catégorie S8 — le préfixe S signifie que les nageurs devront réaliser la nage libre, la nage papillon et la nage sur le dos.

Bérubé, qui a deux jambes à mobilité réduite depuis sa naissance, lorsqu’elle a été diagnostiquée d’un cancer, a commencé à nager à l’âge de huit ans pour satisfaire son envie de faire du sport. La Montréalaise a rapidement gravi les échelons pour compétitionner au niveau international. À l’âge de quatorze ans, Camille a complété une course sur le dos de 100 m, de la catégorie S8, en un temps de 1 : 28.70, soit seulement une demi-seconde derrière le record Canadien. C’est alors qu’elle a remporté la médaille de bronze à ses débuts aux Championnats du monde de la natation.

Camille Bérubé a compétitionné au Championnat du monde (Eindhoven, Royaume des Pays-Bas) en 2010, au Championnat panpacifique à Edmondon (au Canada) en 2011, aux Jeux paralympiques à Londres en 2012, au Championnat du monde à Montréal (au Canada) en 2013, aux Jeux paralympiques 2014, à Pasadena (aux États-Unis) et finalement, elle compétitionnera aux Jeux parapanaméricains 2015, qui auront lieu à Toronto, Canada.

Camille Bérubé

« [Camille] est une athlète du “Type A” typique. Elle est motivée d’être la meilleure athlète possible. Je pense qu’elle est encore plus incitée à devenir la meilleure parce qu’elle est une athlète paralympique », dit l’entraîneur de sept ans de Bérubé, Dave Heinbuch. « [Avec les Gee-Gees] son leadeurship vient du fait qu’elle refuse de baisser les bras. Elle ne laisse pas sa déficience physique avoir un effet sur la façon dont elle s’entraine. Il est étonnant de la voir lors des entrainements hors piscine et ceux dans la piscine. Elle refuse de se trouver des excuses. Quand les gens la voient s’entrainer, ils n’ont rien à lui reprocher. »

Camille décrit son expérience aux Jeux paralympiques comme étant surréaliste, incroyable, unique et à couper le souffle. « Il est impossible de décrire le sentiment qui accompagne la participation à un si grand événement, où tous les pays se rassemblent avec le même objectif en tête. »

Bien que Bérubé sache comment se préparer psychologiquement pour de grands événements, elle se souvient de ses débuts et de sa première compétition à l’échelle internationale. « C’était une expérience d’apprentissage; je me souviens d’avoir été à la compétition et de ne pas vraiment comprendre ce qui se passait. Tout me semblait comme un rêve. À 14 ans, j’étais la plus jeune nageuse de l’équipe canadienne, mais j’ai tout de même fini sur le podium. Ce n’était que le début de ma carrière! Je ne crois pas que je m’étais rendue compte à ce moment-là de toutes les belles occasions, les belles amitiés et les beaux souvenirs que la natation m’apporterait ».

La natation à un niveau d’élite est devenu un mode de vie pour Camille, mais elle n’a pas perdu de vue l’objectif global, soit la vie en dehors du sport. « On me pose souvent la question suivante : si votre carrière de natation prenait fin aujourd’hui, de quoi serriez-vous le plus fier? Ma réponse est toujours ainsi : la personne que je suis devenue. Le sport est beaucoup plus que des prouesses sportives, car les gens se souviendront de vous pour qui vous êtes et non pas pour le nombre de médailles que vous avez gagné ».

Comme beaucoup d’autres athlètes, la route vers les Jeux parapanaméricains a eu ses hauts et ses bas. Elle s’est qualifiée pour les Jeux à raison de quelques millisecondes. Ainsi, même les athlètes de plus haut niveau ne connaissent pas le succès unanimement; même les athlètes les plus qualifiés doivent avoir de la persévérance et de la détermination face à l’adversité.

Camille a hâte de compétitionner en sol canadien. Elle s’attend à une ambiance de foule hors du commun. La foule étant d’autres Canadiens, sa famille et ses amis. « Cette année a été remplie de défis, mais j’ai le sentiment que tout se déroulera bien aux Jeux. La réussite n’est obtenue que par la succession de défis surmontés », fait valoir Camille, au sujet de ses objectifs quant à sa participation aux Jeux.

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