L’amour passe par le respect

Publié le mardi 19 septembre 2017

Deux personnes se tiennent par la main.

Photo : Rémi Walle/Unsplash

Par Linda Scales

La sexualité et le consentement sont des sujets difficiles à aborder,  à moins de vous appeler Mike Domitrz. Éducateur et auteur américain, le fondateur de Date Safe Project a donné à la communauté universitaire sa présentation interactive et humoristique « Can I Kiss You? » et a offert des conseils pratiques aux étudiants sur le respect dans les relations amoureuses.

« Aujourd’hui, les gens sont plus sensibilisés, indique-t-il, mais nous devons maintenant changer les comportements. »

Mike Domitrz s’adresse à des milliers d’étudiants chaque année et leur fait comprendre qu’il faut d’abord se parler, puis poser des questions et respecter la réponse que l’on reçoit. Il donne également des conseils sur les façons dont les amis et les témoins peuvent intervenir lorsqu’ils voient des situations dangereuses ou pour soutenir les survivants de violence sexuelle.

M. Domitrz, qui fait aussi cette présentation devant les militaires de l’armée américaine, fait valoir que ces messages s’appliquent à tous les groupes d’âge. « Des participants de 40, 50 et 60 ans me font souvent la réflexion qu’ils auraient voulu avoir cette formation il y a 30 ans. »

Il ajoute que tout le monde estime que chaque individu a le droit de faire ses propres choix en ce qui a trait à son activité sexuelle.

« Mais malgré tout, ils ne donnent pas le choix à leur partenaire en leur demandant au préalable, » ajoute‑t‑il. « Ils pensent : ‘ Bah, ils peuvent bien me dire d’arrêter ’. Sauf que dans ces situations, ce n’est plus un choix, c’est de l’autodéfense! »

« Si vous croyez vraiment donner un choix à votre partenaire, vous devez d’abord lui poser la question et le laisser répondre avant de passer à l’action. C’est ça, le respect. »

Une culture de consentement

Sonya Nigam, directrice du Bureau des droits de la personne, précise que pour lutter contre le harcèlement et la violence à caractère sexuel, il faut offrir de la formation pour créer une culture de consentement et de respect dans les relations intimes. Elle ajoute qu’il « incombe aux établissements d’enseignement supérieur de faire en sorte de prévenir ce genre d’incident à la source ».

Le Service de vie communautaire a organisé l’événement de concert avec Vie en résidence, tandis que le Bureau des droits de la personne de l’Université et la FÉUO ont coordonné la formation sur la mobilisation des témoins pour les étudiants bénévoles durant la Semaine 101.

L’Université a créé un site Web sur la violence sexuelle à l’intention des étudiants, du personnel et des visiteurs regorgeant d’information et de ressources sur la prévention de la violence sexuelle et l’appui aux victimes. Il comporte des conseils sur les façons de rapporter un incident et d’obtenir de l’aide, ainsi que des renseignements généraux sur cette problématique.

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