Les mentors régionaux : une ressource anti-déprime

Publié le mercredi 11 octobre 2017

Une photo d'une groupe d'étudiants

Les mentorat régional de 2017-18. Photo : Marc Fowler, Metropolis Studios.

Par Brandon Gillet

Pas toujours facile d’entrer à l’université... surtout quand on est loin de son patelin. C’est ce qui a poussé l’Université d’Ottawa à créer, il y a six ans, un programme unique en son genre pour aider les étudiants et étudiantes de l’extérieur d’Ottawa à s’adapter à la vie dans une nouvelle ville.

Au Centre de mentorat régional, les nouveaux venus peuvent compter sur l’aide et l’écoute d’étudiants plus avancés qui viennent du même coin de pays qu’eux. Le Bureau international offre un programme similaire aux étudiants étrangers, y compris à ceux qui sont venus terminer leur secondaire en Ontario.

En plus d’offrir une aide individuelle, les mentors organisent des activités sociales et gèrent des pages Facebook pour les étudiants de leur région. Pourquoi se tourner vers eux? Comme ils le disent si bien sur leur page Web : « Tu veux participer à une activité, mais tu ne veux pas y aller seul? Tu t’ennuies de ta famille, de ton chien, de ta région? »

Une femme souriant

Nadae Oukrid

Nadae Oukrid, mentore régionale en chef, a participé au programme de mentorat régional à la fois comme étudiante et comme mentore. Elle a connu le programme à sa première année d’université, alors qu’elle arrivait du réseau québécois d’écoles secondaires.

« Ma mentore m’invitait aux activités qu’elle organisait pour tous ceux qui arrivaient de la cinquième année du secondaire, se rappelle-t-elle. Elle prenait aussi souvent de mes nouvelles. Récemment, un étudiant m’a dit que je l’avais beaucoup aidé, par mes conseils, à se sentir moins seul pendant sa première année, parce que je savais exactement ce qu’il vivait. »

Un « GPS » pour les nouveaux étudiants

Pour Catherine Lavoie, coordonnatrice de l’expérience étudiante à l’Université d’Ottawa, le programme de mentorat régional sert en quelque sorte de « GPS pour les étudiants de première année ». Il permet d’offrir du soutien aux nouveaux venus tout en les guidant vers les nombreux services et ressources d’un vaste campus.

« Le programme vise d’abord et avant tout à faciliter la transition vers l’université, explique-t-elle. Quand on s’ennuie de chez soi, on dirait parfois qu’on est la seule personne à éprouver des difficultés d’adaptation. Nous voulons que tous les nouveaux étudiants et étudiantes s’intègrent bien à la vie universitaire et tirent parti au maximum de leur expérience. »

Valérie Deveaux a commencé à travailler comme mentore auprès des étudiants des Maritimes en janvier dernier en remplacement de son propre mentor, parti faire un stage coop à l’étranger. L’étudiante de deuxième année en littérature française et en théâtre dit que la distance n’est pas le seul défi auquel font face les étudiants et étudiantes qu’elle accompagne.

Une femme souriant

Valérie Deveaux

« Le style de vie est différent dans les Maritimes, dit-elle. Les Acadiens doivent aussi s’habituer au français qu’on parle ici. »   

Un programme qui a grandi

Le programme de mentorat régional a été créé au départ pour aider les francophones des régions à s’adapter à la vie à l’Université d’Ottawa. Les mentors, qui étaient cinq au début, sont aujourd’hui 14 et représentent différentes régions du Canada, dont la Colombie-Britannique, le nord de l’Ontario et la région du Grand Toronto.  

Les mentors travaillent à temps partiel durant l’année universitaire et à temps plein de mai à septembre, dans le cadre du Régime travail-études. Ils se rendent dans leur région deux fois au cours de l’été pour donner des présentations et rencontrer les étudiants entrants et leurs parents.

Les mentors régionaux s’occupent d’abord et avant tout du bien-être des étudiants à l’extérieur des salles de classe, mais savent où envoyer leurs protégés s’ils ont besoin d’autre soutien. Ils travaillent entre autres en étroite collaboration avec le Service d’appui au succès scolaire, qui offre une panoplie de services et de programmes de soutien scolaire, de mentorat et de counselling sur le campus. Par exemple, si quelqu’un éprouve des difficultés en classe, son mentor régional l’aiguillera vers les mentors étudiants de sa faculté.

« Notre but premier est que les nouveaux étudiants se fassent des amis et se sentent chez eux à l’Université d’Ottawa, dit Catherine Lavoie. Peu importe d’où ils viennent, nous voulons qu’ils se sentent à leur place sur le campus. »

Pour en savoir plus :

Centre de mentorat régional

Centre de succès pour les étudiants internationaux

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