Un mois au sommet d’une entreprise du Fortune Global 500

Publié le mardi 1 août 2017

Par Brandon Gillet

Alana Couvrette, étudiante en dernière année du programme de baccalauréat en science politique et administration publique, a été sélectionnée parmi 2300 candidats pour devenir la première « PDG d’un mois » au sein d’une importante société canadienne. Classée parmi les entreprises du Fortune Global 500, Adecco est l’agence de recrutement la plus grande du monde. Pendant 30 jours, Alana Couvrette a ainsi eu l’occasion d’accompagner Gilbert Boileau, président d’Adecco Canada, durant ses journées de travail. À présent, elle est en lice avec les gagnants de 47 autres pays pour devenir PDG mondial d’un mois au siège social d’Adecco à Zurich (Suisse). La Gazette s’est entretenue avec la jeune femme pour en savoir plus.

Comment avez-vous appris au sujet de ce programme d’Adecco?

J’ai vu une annonce sur Facebook et j’ai trouvé leur stratégie de marketing très novatrice pour ce qui est d’attirer les milléniaux. Dans une vidéo très cool, ils disaient : « Montrez-nous que vous avez la bonne attitude » pour atteindre le succès. J’ai trouvé ça très ingénieux. En effet, tout est dans l’attitude, de nos jours. Il faut savoir faire la promotion de soi-même. Les idées et les habiletés en résolution de problèmes comptent beaucoup aussi.

Au début, j’hésitais à m’inscrire, car je traversais une époque où mes candidatures pour d’autres choses étaient rejetées. Mais je siège au conseil administratif du Young Professionals Network of Ontario [réseau de jeunes professionnels de l’Ontario, ndlt], et dans le cadre de mes fonctions, j’ai reçu un courriel dans lequel on me demandait de promouvoir ce concours. C’était le coup de pouce qu’il me fallait pour me décider.

Quelles ont été les démarches pour participer?

Le processus est minutieux. Ça commence par un CV et une lettre de motivation, dans laquelle on doit expliquer pourquoi on pense qu’on est qualifiée pour le travail. Au Canada, 30 candidats sont passés à la deuxième étape, laquelle consistait à faire une déclaration vidéo, suivie d’une dissertation sur la manière dont nos valeurs personnelles correspondaient avec celles d’Adecco. Puis, trois candidats sont passés à l’étape finale : une entrevue à Toronto avec le président d’Adecco Canada.

Pour bien me préparer, j’ai contacté un coach en développement professionnel. Adecco recherche des personnes possédant des aptitudes en relations interpersonnelles, et c’est peut-être ce qui m’a démarquée des autres. Je pense que j’ai établi un rapport instantané avec Gilbert Boileau. Il a aimé que je remette en question ses idées, car je démontrais ainsi de l’assurance. Le coach m’avait expliqué l’importance de la confiance en soi – de la posséder et de la projeter, car les gens veulent voir que vous vous sentez dans votre élément.

Couvrette cutting a cake with a group of people behind her

Alana Couvrette lors de son goûter d’adieu.

En quoi consiste le concours pour devenir PDG mondial d’un mois?

Pour choisir le ou la finaliste parmi les 48 PDG d’un mois nationaux, Adecco a divisé son processus de sélection en trois parties. D’abord, nous devons soumettre une analyse de rentabilité portant sur la possibilité d’innover à Adecco — un peu genre Dans l’œil du dragon! Ensuite, le PDG national évalue notre performance. Et enfin, la troisième partie comporte cinq mini-défis, au cours desquels il faut réussir à se démarquer. Non seulement j’ai accepté de relever ces cinq défis, mais je m’en suis imposé cinq autres, y compris la production de ma série de vidéos A Day in My Life [Une journée dans ma vie, ndlt] à Adecco.

Dix personnes seront choisies pour participer au Global Leadership Bootcamp, une formation intensive sur le leadership mondial, qui aura lieu à Paris cette année. L’une d’entre elles sera ensuite sélectionnée pour accompagner le PDG mondial, Alain Dehaze, lors d’un second stage. Tous les frais sont couverts, car Adecco ne tient pas à perpétuer un modèle d’emploi précaire. Le PDG d’un mois reçoit 5000  $ (au Canada) et le gagnant du stage mondial 15 000 € (environ 22 000 $) pour le mois.

Quelles sont vos impressions sur cette entreprise?

D’ici 2025, les enfants du millénaire représenteront environ 75 % des effectifs salariés du monde, alors des compagnies comme Adecco sont en train de prendre l’initiative pour les attirer. Cette société s’efforce vraiment de briser les systèmes organisationnels qui s’appuient sur les hiérarchies, autrement dit de rapprocher la génération des baby-boomers et celle des milléniaux. Ainsi, les jeunes salariés bénéficient de l’expérience de leurs aînés, tandis que la haute direction met à profit la perspective qu’apportent les regards neufs. Je peux affirmer que j’ai brassé quelques cages pendant que j’étais là!

Que vous a apporté cette expérience?

La gestion du stress. J’ai beaucoup appris à ce sujet, car mes journées de travail étaient longues et je me trouvais souvent plongée dans des situations délicates. La gestion du temps, aussi. Il faut trouver du temps pour tout, tout en sachant parfois dire non poliment. Certains dossiers nécessitent qu’on sache déléguer et qu’on fasse preuve de leadership. J’avais beaucoup de ressources à ma disposition, mais je devais être circonspecte quant à leur utilisation. Enfin, il faut avoir de l’assurance, même quand on ne possède pas encore toutes les compétences requises – faire comme si, en attendant de pouvoir faire comme ça!

Où vous situez-vous dans les prochaines années?

Je termine mes études au mois de décembre et je compte entreprendre une maîtrise en administration publique en automne 2018. Je me vois travaillant dans le secteur privé et pour le gouvernement… mais pas dans le gouvernement. Au sein d’une société d’experts-conseils, par exemple, où je pourrais mettre mes connaissances et mon sens des affaires au service du gouvernement, pour l’aider à atteindre ses objectifs. Et bien sûr, une carrière chez Adecco n’est certainement pas à écarter!

Quels conseils avez-vous pour les étudiants qui songent à participer au programme d’Adecco?

Lancez-vous. Vous n’avez rien à perdre. En plus de l’expérience en soi, je suis en contact sur les réseaux sociaux avec 47 jeunes chefs de file des quatre coins du monde, qui font des choses incroyables. Ça a été une opportunité fantastique de me développer professionnellement.

Pour en savoir plus sur l’expérience d’Alana Couvrette chez Adecco.

Visionnez la vidéo A Day in My Life (une journée dans ma vie) d’Alana Couvrette.

Couvrette at a table with a man and a woman talking around a laptop

Alana Couvrette en compagnie de Gilbert Boileau, président d’Adecco Canada.

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