Mona Nemer nommée scientifique en chef du Canada

Publié le mardi 26 septembre 2017

Dans un laboratoire de recherche, Mona Nemer examine des résultats de tests en compagnie d’une étudiante.

Mona Nemer dans un laboratoire de l'Université aux côtés de la doctorante Jamie Whitcomb. Photo : Bonnie Findley

Après avoir agi comme catalyseur de la recherche à l’Université d’Ottawa à titre de vice-rectrice à la recherche, Mme Mona Nemer jouera dorénavant un rôle central pour l’ensemble des scientifiques au pays.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé la nomination de Mme Nemer à titre de conseillère scientifique en chef du Canada. Dans un communiqué publié mardi, le premier ministre a indiqué que «la Dre Nemer saura mettre sa vaste expérience au service de ses fonctions. Ses conseils seront précieux et soutiendront les processus de prise de décisions aux plus hauts niveaux. Je suis impatient de travailler avec elle afin d’encourager une culture d’excellence scientifique au Canada. »

Le recteur de l’Université, Jacques Frémont, a tenu à féliciter la chercheuse pour sa nomination. « Mme Nemer a laissé une trace indélébile sur le campus de l’Université d’Ottawa. Sa passion et son travail incessant visant à promouvoir la recherche ont poussé notre université vers l’excellence. La voir mettre cette même énergie au service de la communauté scientifique canadienne me réjouit au plus haut point. C’est un honneur qui rejaillit sur l’ensemble de nos chercheurs. »

Mme Nemer s’est, pour sa part, dit heureuse de cette nomination. « Je suis honorée et impatiente d’être la conseillère scientifique en chef du Canada. Je suis très heureuse de représenter les sciences et la recherche canadiennes, qui jouent un rôle crucial pour protéger et améliorer la vie des gens de partout. Je suis impatiente de conseiller le premier ministre et la ministre des Sciences, et de travailler avec le milieu scientifique, les responsables de l’élaboration de politiques et le public pour que les sciences fassent partie intégrante du processus décisionnel du gouvernement. »

Mona Nemer

Mona Nemer. Photo : Dave Weatherall

La nomination de Mme Nemer est le résultat d’un processus de sélection lancé par la ministre des Sciences Kirsty Duncan en décembre 2015. Le gouvernement du Canada a établi le poste de conseiller scientifique en chef, dont le titulaire rendra compte au premier ministre et à la ministre des Sciences. Un poste similaire a déjà existé au gouvernement fédéral entre 2004 et 2008.

La fonction principale du conseiller scientifique en chef sera de conseiller le gouvernement sur la façon de faire en sorte que les travaux scientifiques menés au sein du gouvernement soient accessibles à la population, à ce que les scientifiques soient en mesure de parler librement de leurs travaux et à ce que les analyses scientifiques soient prises en compte dans le processus décisionnel du gouvernement. À ce titre, Mme Nemer donnera également des conseils scientifiques impartiaux sur les questions importantes contenant un volet en matière de science et de recherche pertinent pour le Canada.

Mona Nemer a occupé le poste de vice-rectrice à la recherche pendant 11 ans. Elle a terminé son mandat le 30 juin dernier. Deuxième personne à avoir occupé ce poste dans toute l’histoire de l’Université d’Ottawa, Mme Nemer compte de nombreuses réalisations : le Complexe de recherche avancée, le futur pavillon STEM, des centres de recherche interdisciplinaire comme l’Institut de recherche sur le cerveau et l’Institut de recherche sur la science, la société et la politique publique, et la relance des Presses de l’Université d’Ottawa.

Elle a été l’instigatrice du Programme d’initiation à la recherche au premier cycle (PIRPC), qui offre maintenant de nombreuses occasions de recherche aux étudiants, et a lancé l’initiative pour encourager les femmes à étudier dans les disciplines STIM, faisant du coup tomber des obstacles qui nuisent au rayonnement de la recherche chez les jeunes.

Cette infatigable défenseure de la recherche nous a ouvert sur le monde et a su créer des alliances stratégiques avec des établissements de recherche en France, en Amérique du Sud, en Allemagne, notamment avec l’Institut Max-Planck et, encore tout récemment, avec des universités en Chine. Cette contribution inestimable a énormément contribué à améliorer la réputation et le classement de l’Université d’Ottawa.

Cependant, cela ne veut pas dire que Mme Nemer a rangé son microscope en devenant vice‑rectrice. Avec son équipe, elle a poursuivi activement ses recherches en cardiologie qui ont été couronnées en novembre 2015 par la découverte d’un nouveau gène lié à l’hypertension.

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