Le parrainage pour aider les étudiants étrangers à se sentir chez eux

Publié le jeudi 26 avril 2018

Deux femme assise sur un mur

Par Brandon Gillet

À l’Université d’Ottawa, on est d’avis qu’un sentiment d’appartenance procure aux étudiants une expérience enrichie. C’est pourquoi les mentors du Service d’appui au succès scolaire (SASS) et ceux d’un programme de mentorat régional aident les étudiants à s’adapter à la vie sur le campus et dans la ville d’Ottawa. Mais depuis maintenant quatre ans, l’Université offre un plus aux étudiants qui viennent de loin : le Programme de parrainage.

Porté par des bénévoles, le programme vise à aider les étudiants étrangers en les jumelant, en fonction de certains critères, avec des camarades canadiens (ou eux-mêmes internationaux) qui se trouvent en fin de cycle, explique Irene Xia Zhou, qui mène l’initiative.

Il est en outre plus informel que les autres du même genre : en paires, les étudiants bénévoles peuvent décider par eux-mêmes de la meilleure façon de procéder pour aider leurs camarades qui viennent de l’étranger. C’est une formule qui a eu beaucoup de succès. En 2014, le programme a été lancé avec une centaine de paires d’étudiants canadiens et étrangers seulement. Aujourd’hui, il compte un bon millier d’étudiants participants. Toute une réussite!

Les deux font la paire

Les participants sont jumelés en fonction de critères consignés dans des formulaires, comme leur niveau d’études, leur genre, leur condition physique, leurs préférences alimentaires, leurs champs d’intérêt, les langues qu’ils maîtrisent, précise la coordonnatrice du programme, Brenna Czajkowski. Les étudiants canadiens assistent à une séance de formation en début d’année pour s’initier aux nombreux services communément utilisés par les étudiants étrangers et pour mieux comprendre ce qui attend ces derniers. Et une base de données destinée à améliorer la qualité du jumelage est en cours d’élaboration.

Mutuellement bénéfique

Samah Zkiou, étudiante de quatrième année en sciences politiques et en administration publique, s’est portée volontaire après un été d’échange aux Pays-Bas. Sachant à quel point il est utile d’avoir un ami quand on arrive dans un nouveau pays, elle a pensé que le programme était une excellente idée.

La jeune femme raconte comment elle aide les étudiants qu’elle parraine au quotidien, pour qu’ils puissent s’adapter à leur vie universitaire au Canada. Elle les dirige aussi vers les bons services quand ils ont besoin de plus d’assistance.

« Si je peux les aider de façon pragmatique, en leur prêtant un sac de couchage pour une fin de semaine de camping, par exemple, ou s’ils ont besoin d’autre chose pour un temps limité, j’essaie de le leur procurer pour qu’ils n’aient pas à l’acheter », explique Samah. « Je passe également du temps avec eux, pour étudier ou partager un repas, surtout en début d’année scolaire. »

« Le programme rend la transition plus facile », ajoute Alexandre Saguès, étudiant international français. « J’ai ainsi pu rencontrer pas mal de personnes. »

Le programme est donc avantageux pour les étudiants étrangers, ­ mais pas seulement. En effet, les participants en fin de cycle y acquièrent une précieuse expérience de bénévole qui enrichit leur vécu d’étudiant et dont l’effet perdurera après l’obtention de leur diplôme. En plus, le Bureau international accorde des certificats aux participants, qu’ils peuvent ajouter à leur CV. Cependant, comme les rencontres entre bénévoles et étudiants étrangers sont pour la plupart informelles, seules les heures de formation peuvent être comptées aux fins de l’attestation de bénévolat.

En savoir plus sur le Programme de parrainage.

Haut de page