Personnalités exceptionnelles à l’honneur à l’Université d’Ottawa

Publié le vendredi 16 juin 2017

Les 7241 étudiants qui recevront leur diplôme à la collation des grades du printemps 2017 seront en bonne compagnie : neuf personnalités éminentes y recevront un doctorat honorifique de l’Université d’Ottawa pour leur contribution extraordinaire à leur domaine.

 
 
ARTS : DANY LAFERRIÈRE

Dany Laferrière a été journaliste à Haïti avant de fuir la dictature des Duvalier en 1976 et de s’établir à Montréal. Son premier roman, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, a fait de lui l’un des principaux représentants d'une nouvelle génération d’écrivains québécois. Il cumule les honneurs, dont des nominations comme officier de l’Ordre national du Québec, officier de l’Ordre du Canada et Commandeur de la Légion d’honneur française. En 2013, il est élu à l’illustre Académie française.

 
 
ÉDUCATION : SONIA NIETO

Sonia Nieto est largement réputée comme l’une des personnalités les plus importantes à défendre l’ouverture aux autres cultures et l’apprentissage bilingue. Son dévouement à la diversité, à l’équité et à la justice sociale a influencé toute une génération d’enseignants. Ses recherches se concentrent sur l’éducation d’élèves provenant de milieux culturels et linguistiques variés et son premier ouvrage, Affirming Diversity, est largement utilisé dans les programmes de formation à l’enseignement dans le monde entier. Professeure émérite à l’Université du Massachusetts à Amherst, elle a été élue à la prestigieuse National Academy of Education en 2015.

 
 
GÉNIE : DAVID ROSS
 
Tout au long de sa carrière, David Ross a jumelé avec brio le génie et les affaires et est devenu l’incarnation de l’esprit entrepreneurial. En 1991, après avoir obtenu son diplôme de génie informatique de l’Université de Waterloo et avoir suivi de nombreux cours en gestion pendant ses études, il se joint à l’entreprise fondée par son père. Sous sa gouverne, Ross Video est devenu un meneur mondial et ses revenus ont augmenté pendant 26 années consécutives. David Ross et son entreprise ont respectivement été nommés PDG de l’année en 2016 et meilleure grande entreprise d’Ottawa en 2015.
 
 
SCIENCES DE LA SANTÉ : DENNIS LIOTTA

Grâce aux découvertes de Dennis Liotta, professeur de chimie à l’Université Emory, les patients qui reçoivent un diagnostic de VIH/SIDA ne sont plus condamnés à mort, mais peuvent vivre une vie presque normale comme s’ils souffraient d’une infection chronique. On estime que plus de 90 % de toutes les personnes porteuses du VIH aux États-Unis prennent ou ont déjà pris un des médicaments qu’il a créé. En plus d’être un des premiers à découvrir les nouveaux moyens thérapeutiques, dont le premier médicament approuvé pour le traitement de l’hépatite B, Dennis Liotta est l’inventeur inscrit sur plus de 75 brevets. En 2010, il est intronisé au Medicinal Chemistry Hall of Fame de l’American Chemistry Society.

 
 
DROIT : LOUISE OTIS
 
Pendant son mandat de juge à la Cour d’appel du Québec (1993 à 2009), Louise Otis a rendu plus de 3000 jugements. Elle a aussi piloté l’un des premiers programmes intégrés de médiation judiciaire au monde, que l’ensemble des tribunaux et des cours du Québec a depuis adopté. Elle a également participé à des réformes de systèmes de justice à travers le monde et a reçu de nombreux honneurs, dont le Prix de la Justice du Québec et l’Ordre du Canada. Elle est professeure auxiliaire à la Faculté de droit de l’Université McGill et chercheuse éminente de l’International Academy of Mediators.
 
 
MÉDECINE : BRUCE BEUTLER
 
Après l’obtention d’un doctorat en médecine de l’Université de Chicago en 1981, le lauréat d’un prix Nobel Bruce Beutler a concentré ses efforts de recherche sur le facteur de nécrose tumoral et l’activation du système immunitaire inné. Il a découvert une famille de récepteurs qui permet aux mammifères de détecter les infections, entraînant une réponse inflammatoire. En 2011, il a reçu le prix Nobel de physiologie. Il est désormais directeur du Center for Genetics of Host Defense au Southwestern Medical Center de l’Université du Texas à Dallas.
 
SCIENCES : MARY ANNE WHITE
 
Tout au long de sa carrière de professeure de chimie et de physique, Mary Anne White s’est fait un devoir d’encourager activement le grand public à s’intéresser aux découvertes scientifiques. Ses recherches en énergétique et sur les propriétés thermiques des matériaux ont mené à des percées dans la récupération et l’entreposage d’énergie et à la mise au point de matériaux qui changent de couleur selon la température pour l’impression effaçable. Elle est l’auteure d’un manuel scolaire populaire, Physical Properties of Materials, et elle a contribué à la création du Discovery Centre à Halifax. Professeure émérite à l’Université Dalhousie, elle est devenue membre de la Société Royale du Canada et de l’Ordre du Canada.
 
SCIENCES SOCIALES : LAKHDAR BRAHIMI
 
Lakhdar Brahimi a travaillé pour résoudre les conflits dans certaines des régions les plus instables du monde. Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, il a tenu plusieurs postes diplomatiques, notamment ambassadeur au Royaume-Uni, en Égypte et au Soudan, ainsi que représentant permanent de la Ligue arabe au Caire. En 1989, il a négocié l’entente qui a mis fin à la guerre civile qui faisait rage au Liban depuis plus de dix-sept ans. De 1991 à 1993, il a été ministre des Affaires étrangères de l’Algérie. En 2000, le « Rapport Brahimi » recommandait de nombreuses réformes aux missions de maintien de la paix des Nations Unies. Depuis 2004, il est conseiller spécial auprès du secrétaire général de l’ONU et, de 2012 à 2014, il a agi à titre de représentant spécial conjoint pour les Nations unies et la ligue arabe pour la Syrie.
 
ÉCOLE DE GESTION TELFER : EDWARD SHORTLIFFE

Edward Shortliffe, un expert de renommée mondiale en informatique biomédicale, est né en Alberta, puis s’est établi très jeune avec ses parents aux États-Unis. Il a obtenu un doctorat en sciences de l’information médicale de l’Université Stanford en 1975, puis un doctorat en médecine l’année suivante. Il a créé le système expert en médecine connu sous le nom de MYCIN, et a été l’un des premiers à reconnaître le potentiel de l’intelligence artificielle en médecine, dont l’application peut déranger, mais aussi sauver des vies. Il a piloté la création et le développement de programmes d’études supérieures en informatique biomédicale aux universités Stanford, Columbia et Arizona State. Edward Shortliffe est rédacteur en chef du Journal of Biomedical Informatics.

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