Quatre personnes héroïques de l’Université d’Ottawa récompensées pour avoir sauvé des vies

Publié le mardi 27 mars 2018

Deux hommes souriants posent bras dessus, bras dessous. L’un d’eux tient son attestation de mérite de la Société de sauvetage, sur laquelle on lit son nom, Yves Goyette.

Yves Goyette (à droit), gestionnaire adjoint des installations à l’Université d’Ottawa, en compagnie de Paul Dogra. L’intervention rapide de M. Goyette l’année dernière a probablement sauvé la vie de M. Dogra.

Par Mike Foster

Mars 2017. C’est un samedi comme les autres au complexe sportif Minto. Tout à coup, un hockeyeur de 46 ans s’effondre sur la glace.

Yves Goyette, gestionnaire adjoint des installations à l’Université d’Ottawa, est en train de remplir de la paperasse lorsqu’un spectateur vient l’aviser qu’un joueur a besoin de soins médicaux urgents. Bien que les services d’urgence soient déjà en route, M. Goyette réagit aussitôt et se précipite en quelques secondes auprès de l’homme inconscient. La victime cesse soudain de respirer. M. Goyette demande par radio qu’on lui apporte un défibrillateur externe automatique et, avec l’aide de quelques joueurs, commence la réanimation cardiorespiratoire. À l’arrivée des ambulanciers, le cœur avait recommencé à battre et l’homme respirait par lui-même.

La Société de sauvetage a tenu à souligner la rapidité d’intervention de M. Goyette en lui décernant le Prix du mérite en sauvetage à l’occasion d’un événement tenu à l’hôtel de ville d’Ottawa, le 22 mars, près d’un an après l’incident.

« La meilleure façon de décrire ma réaction, selon moi, c’est que la portion consciente de mon cerveau est partie en pause et que le pilote automatique a pris le relais », explique M. Goyette. « J’ai juste réagi. Tout a duré environ sept minutes, mais on aurait dit une heure. »
M. Goyette affirme que ce sont les automatismes acquis durant sa formation générale en premiers soins à la Société de sauvetage et l’adrénaline qui sont entrés en action.

« C’est un ange », dit Paul Dogra, aujourd’hui complètement rétabli de l’occlusion artérielle dont il a été victime. « On ne sait jamais ce qui peut arriver. Je me souviens d’avoir vu M. Goyette à maintes reprises à la patinoire, mais je ne m’étais jamais présenté. C’est incroyable qu’il ait fini par devenir mon ange gardien. »

En guise de remerciement, M. Dogra a invité M. Goyette à venir jouer au hockey avec lui lors d’une activité de bienfaisance de la Fondation des Sénateurs d’Ottawa, le 5 avril.

Deux étudiantes de l’Université d’Ottawa ont elles aussi reçu le Prix du mérite en sauvetage. Maggie Stobo, étudiante de troisième année en sciences commerciales (option gestion des ressources humaines) à l’École de gestion Telfer, a sauvé un nourrisson de l’étouffement alors qu’elle était en vacances au Mexique en juin 2017. La jeune femme a dû repousser une foule de spectateurs agités qui ne comprenaient pas que ses vigoureuses tapes dans le dos et compressions étaient des manœuvres destinées à sauver l’enfant. Catherine Corriveau, étudiante de quatrième année en études des conflits et droits humains à la Faculté des sciences sociales, est intervenue pour aider un homme victime d’une crise d’épilepsie dans un autobus. En attendant les services d’urgence, elle lui a tenu la tête et s’est assuré qu’il respirait.

Brian Schmidt (B. Éd. 1998), ancien étudiant de l’Université d’Ottawa, a également reçu le Prix du mérite en sauvetage pour avoir sauvé deux canotiers d’une noyade sur la rivière des Outaouais.

 Margaret Stobo et Catherine Corriveau.

Maggie Stobo (à gauche) et Catherine Corriveau, étudiantes à l’Université d’Ottawa, ont reçu de la Société de sauvetage le Prix du mérite en sauvetage. La première a sauvé un nourrisson qui s’étouffait et la seconde a aidé un homme victime d’une crise d’épilepsie dans un autobus.

 

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