Rencontre avec le nouveau vice-recteur à la recherche

Publié le mardi 6 février 2018

Sylvain Charbonneau,  souriant, appuyé sur un garde-corps dans un édifice.

 

Par Monique Roy-Sole

L’Université d’Ottawa vient de nommer Sylvain Charbonneau au poste de vice-recteur à la recherche, qu’il occupait par intérim depuis juillet 2017. Il est le troisième vice-recteur à la recherche dans l’histoire de l’Université, succédant à Howard Alper et Mona Nemer. Fier diplômé en physique de l’Université d’Ottawa, M. Charbonneau s’est joint à son alma mater en 2013 à titre de vice-recteur associé à la recherche, après une longue carrière au Conseil national de recherches du Canada. La Gazette s’est entretenue avec lui le lendemain de sa nomination.

Depuis sept mois déjà, vous remplissez par intérim les fonctions de vice-recteur à la recherche. Qu’est-ce qui vous a marqué le plus jusqu’à présent?

J’ai eu l’occasion de côtoyer des chercheurs, des étudiants et des professeurs absolument exceptionnels. Ces rencontres ont renforcé non seulement l’importance d’attirer les meilleurs talents du monde, mais aussi celle de retenir les nôtres autant que possible. Il faut donc structurer des programmes de recherche pour conserver notre expertise, notre excellence, et de bâtir là-dessus.

À votre avis, quelles sont les priorités pour la recherche à l’Université d’Ottawa?

Les trois volets clés de la recherche sont l’excellence, la pertinence et l’impact. Nous avons plusieurs créneaux d’excellence en recherche à l’Université d’Ottawa. Je vois une occasion de développer la pertinence, la manière dont on se lie avec l’écosystème local, national et international, afin de maximiser l’impact de notre recherche au profit des Canadiens et Canadiennes. Par exemple, on pourrait exploiter davantage de collaborations, du fait que le gouvernement fédéral et de nombreuses organisations non gouvernementales sont à proximité ou que de grosses multinationales sont présentes ici à Ottawa.

Une autre priorité sera d’abattre les murs qui existent entre les facultés pour la multidisciplinarité des programmes de recherche. Nous allons travailler main dans la main avec les facultés pour mettre sur pied les plans de recherche stratégiques qui les concernent et qui nous amèneront vers Destination 2030. Finalement, le vice-rectorat à la recherche va être à l’écoute des chercheurs. Entre autres, nous allons revoir comment alléger le côté administratif pour mieux appuyer le secteur de la recherche.

L’Université s’apprête à inaugurer son tout nouveau Complexe STEM. Comment l’Université se positionne-t-elle par rapport à ce secteur névralgique?

Le Complexe STEM est un investissement important pour l’Université d’Ottawa dans un domaine d’importance pour le Canada et pour la province. C’est un endroit qui encouragera la collaboration entre les STIM et les arts et les humanités, surtout en ce qui a trait à l’entrepreneuriat. Encourager la création d’entreprises dérivées de la recherche, c’est important, à mon avis. Nous allons recevoir des dividendes de ces investissements au fil des ans.

Quelle est votre vision à long terme pour la recherche à l’Université d’Ottawa?

Nous devrons poursuivre sur la lancée des deux derniers vice-recteurs à la recherche, Howard Alper et Mona Nemer, qui nous ont laissé une bonne fondation. Il est important que nous demeurions parmi les grandes universités de recherche canadiennes et que nous nous positionnions de sorte à avoir une place importante à la table des U15.

Le volet international devra être exploité davantage, comme nous l’avons fait avec les chaires de recherche Fulbright aux États-Unis, ou avec l’Académie des sciences de Chine et l’Institut Max-Planck en Allemagne.

Dites-nous une chose à votre sujet qui pourrait surprendre vos collègues.

Mes collègues seraient peut-être surpris d’apprendre que j’ai déjà été un « cowboy ». J’ai eu des chevaux pendant 11 ans, jusqu’à tout récemment. Quand j’ai acheté mon premier cheval, je ne savais pas comment le monter ni comment en prendre soin. Pour mes 50 ans, mon épouse m’a envoyé en excursion à cheval pendant 10 jours dans les Rocheuses pour apprendre! L’équitation est devenue une activité de famille qui nous a vraiment unis.

 

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