Son programme coop le mène jusqu’aux finales de la Coupe Stanley

Publié le mercredi 24 juin 2015


2014-15 Lightning de Tampa Bay 

Par Brandon Gillet

Au cours des huit derniers mois, l’étudiant de science politique Doug Spencer a passé ses journées en compagnie des joueurs et du personnel d’un club de hockey de la LNH, le Lightning de Tampa Bay.

Le club l’ayant embauché comme stagiaire en relations médias, il a pu y faire les deux derniers stages obligatoires de son programme coop. Le point culminant de l’expérience, pour lui, a été de pouvoir retourner sur place pendant les finales de la Coupe Stanley, afin de travailler aux côtés de gens comme Don Cherry, Mike Emrick, de NBC, ou les commentateurs de TSN.

« C’était incroyable de me retrouver sur le même terrain de jeu que ces hommes que j’ai vus à la télé toute mon enfance », dit-il. « Le poste que j’occupais me donnait la possibilité d’entrer en relation avec eux et de les aider dans leur travail. »

La pertinence de ce stage par rapport à son programme d’études repose, selon lui, sur la structure presque gouvernementale de l’organisation du club. Surtout lorsqu’il est retourné là-bas pour les finales de la Coupe Stanley, car dans ce contexte, c’est toute la structure de la LNH qui est impliquée.

« J’ai eu la grande chance d’observer comment fonctionne une organisation de cette taille », dit-il. « De nombreux rouages entrent en jeu. Tous doivent agir de concert. »

L’un des cours qu’il a suivis à l’Université portait sur les méthodes de recherche qualitative appliquées à la science politique. Comme une partie de son travail pour le Lightning consistait à rédiger des rapports hebdomadaires sur la relève et des résumés sur les activités du Crunch de Syracuse, l’équipe affiliée du club de Tampa Bay dans la Ligue américaine de hockey, le stagiaire avait des contacts réguliers avec les entraîneurs et les gérants des équipes juniors de la LHA ainsi que de la Ligue canadienne de hockey et de la United States Hockey League.

« Il m’a été très utile d’avoir une bonne base en techniques de recherche et en méthodes d’entrevue », explique-t-il. « Les aptitudes acquises dans ce cours m’ont permis de rédiger un certain nombre d’articles pas trop mal ficelés, du moins à ce que je pense. »

Le service au sein duquel Doug Spencer a fait son stage s’occupe des activités hockey quotidiennes, mais n’en doit pas moins rester en communication avec les différents autres services. L’étudiant a donc eu l’occasion de côtoyer des joueurs et des membres de la haute direction, comme l’entraîneur Jon Cooper ou même le directeur général du club, Steve Yzerman. Tous, dit-il, se sont toujours montrés accessibles, en dépit de leur horaire chargé. L’excellente collaboration entre toutes ces personnes constitue à son avis l’une des clés de l’atmosphère positive qui caractérise le club.

« L’un de leurs slogans est “Tâchons de créer un environnement de classe mondialeˮ. C’est la meilleure manière de décrire l’expérience que j’ai vécue là-bas », dit-il.

C’est en jouant dans une équipe de hockey-balle de bienfaisance que Doug Spencer a rencontré le superviseur du service pour lequel il allait travailler à Tampa Bay. Les deux hommes se sont liés d’amitié et sont restés en contact.

« Le régime coop encourage fortement la mobilité chez les étudiants, afin de les amener à élargir leurs horizons. Comme je cherchais à faire un stage à l’international, j’ai donc demandé s’il n’y avait pas des ouvertures au Lightning », raconte l’étudiant. « Or le club avait justement besoin d’un stagiaire en relations publiques. »

Ce stage ne devait durer que quatre mois, mais Doug Spencer s’est vu offrir une prolongation, et il a pu modifier la séquence de son programme coop afin de faire deux stages de suite.

« Pourquoi ne pas éviter l’hiver à Ottawa et rester en Floride », plaisante-t-il.

Comme on le sait, le Lightning n’a pas réussi à remporter le trophée le plus convoité du hockey, l’équipe s’étant inclinée devant les Blackhawks de Chicago au sixième match des finales de la Coupe Stanley. Cette défaite a été quelque peu dure à avaler, admet Doug Spencer, avant d’ajouter : « Que l’équipe se rende jusque-là, justement l’année où j’en ai fait partie, c’est quand même quelque chose de très spécial. »

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