Des travaux scolaires dans la collectivité

Publié le mardi 31 octobre 2017

Daina Mazutis

Daina Mazuits, professeur de École de Gestion Telfer

Par Brandon Gillet

Vous connaissez sans doute déjà les nombreuses possibilités de bénévolat qu’offre le Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire. Mais saviez-vous que le Centre a mis en place un programme vous permettant d’aider une organisation communautaire dans le cadre de vos travaux scolaires?

L’apprentissage par l’engagement communautaire (AEC) offre des possibilités de bénévolat stimulantes ainsi que des crédits de cours. Autrement dit, les participants ne bénéficient pas seulement d’un précieux apprentissage expérientiel, mais progressent aussi vers l’obtention de leur diplôme.

Le personnel de l’AEC, au Centre Michaëlle-Jean, travaille en collaboration avec le corps professoral pour mettre sur pied des stages de 30 heures dans la collectivité. Ces stages peuvent remplacer un examen ou la remise d’un travail. Les participants doivent fournir un travail de réflexion sur leur expérience, de manière à ce que les professeurs puissent évaluer ce qu’ils ont appris.

« C’est une expérience éducative créditée, avec des stages préapprouvés par un professeur », dit Alexandra Baril, gestionnaire de l’engagement communautaire au Centre. « Lorsqu’une option d’AEC est offerte, tout étudiant peut demander un stage. »

L’an dernier, le programme a offert 2000 stages répartis dans 147 cours et sept facultés.

« Chaque stage est intimement lié à un cours particulier », explique Alexandra Baril. « Par exemple, un cours d’introduction aux services sociaux proposera des stages de travail dans les services sociaux de première ligne. Les étudiants inscrits à l’École de gestion Telfer à un cours de quatrième année sur la responsabilité sociale des entreprises seront appelés à élaborer des stratégies en ce sens au sein d’organisations. »

Selon Daina Mazutis qui donne un cours sur l’éthique et la durabilité, à l’École Telfer, les stages d’AEC permettent aux étudiants et étudiantes de mettre en pratique les concepts clés abordés dans son cours. « Ils peuvent appliquer leurs connaissances en conseil stratégique à un projet qui aura un véritable impact», dit-elle. « Il est à la fois très motivant et très satisfaisant de penser que leur travail pourra un jour aider nos partenaires communautaires à atteindre leurs objectifs en matière de développement durable. »

Michelle Tabor

Michelle Tabor

Dans la plupart des cas, les étudiants ont le choix entre l’AEC et le format traditionnel de cours. Il arrive aussi que l’AEC soit une composante obligatoire. C’est le cas par exemple du programme de deux ans menant au baccalauréat en éducation.

La soumission d’une demande de stage est un processus en plusieurs étapes, facilité par le personnel du Centre, qui donne des présentations sur le programme aux classes participantes. Les superviseurs au sein des organismes communautaires soutiennent les étudiants tout au long du stage, avec l’aide du personnel du centre et des professeurs.

Les avantages pour les étudiants ne se limitent pas à la salle de cours, puisqu’ils peuvent ajouter leur expérience à l’attestation de bénévolat remise par le Centre. D’anciens participants ont ainsi pu utiliser leur attestation pour demander une bourse d’études, l’admission à un programme d’études supérieures ou même pour postuler un emploi, a souligné Alexandra Baril.

Michelle Tabor, maintenant aux études supérieures en sciences sociales à l’Université d’Ottawa, a fait trois stages d’AEC au cours de son baccalauréat, dont un stage dans une résidence pour personnes  âgées et une association pour les enfants ayant des besoins particuliers.

« Mes expériences d’engagement communautaire m’ont permis d’apprendre à connaître diverses ressources dans la capitale nationale », dit-elle. « Enfin, en étant exposée au secteur non lucratif, où il faut continuellement faire plus avec moins, j’ai appris à faire preuve de créativité et à développer ma capacité d’adaptation. »

Marie-Ève Chartrand

Marie-Ève Chartrand

Marie-Ève Chartrand, qui étudie en études des conflits, a travaillé trois heures par semaine pour le bureau d’un sénateur, le printemps dernier, dans le cadre d’un cours de communication organisationnelle (CMN2548). Avec le personnel du sénateur, elle a fait de la recherche et contribué à l’élaboration de stratégies de communication.

« J’ai été ravie de pouvoir profiter d’un accès privilégié à l’arène politique canadienne et d’acquérir de précieuses aptitudes en recherche. Cela m’a aussi aidée à me fixer des objectifs », raconte-t-elle.

Le programme bénéficie également aux partenaires communautaires chez qui les étudiants font leur stage, y compris ceux qui sont à l’Université même. Les stagiaires placés au Bureau du développement durable, par exemple, ont rédigé un projet visant à transformer les toits vides du campus en espaces verts.

« Le programme sert à faire le lien entre ce qui est appris en classe et ce qui se passe réellement dans la collectivité », dit Alexandra Baril. « Il permet aussi aux participants de bâtir leurs réseaux, d’approfondir leur apprentissage et aussi, bien sûr, d’acquérir de l’expérience de travail. » 


En novembre, soyez à l’affût de la liste de cours offerts à l’hiver 2018.

Pour en savoir plus : Apprentissage par l’engagement communautaire

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