Voyager pour mieux s’orienter

Publié le mardi 24 janvier 2017

Outre son développement professionnel, Aleksandar Brezar espère en apprendre davantage sur la riche histoire de l’Afrique du Sud et ses enjeux sociaux.

Par Johanne Adam

Aleksandar Brezar est un étudiant de quatrième année en médecine qui envisage d’exercer sa profession en milieu rural et d’œuvrer en santé mondiale. « En conséquence, je dois devenir un bon généraliste et me sentir à l’aise de travailler seul, dans une région isolée », fait-il valoir. « Mon but est de faire du travail humanitaire au sein d’un organisme comme Médecins sans frontières. »

En février prochain, Aleksandar s’envolera vers l’Afrique du Sud où, pendant trois semaines, il assistera les équipes de soins d’un hôpital de Khayelitsha, un township située dans la banlieue du Cap.

Les médecins sud-africains sont reconnus dans le monde médical pour leur expertise en traumatologie. Les incidents violents sont fréquents dans les villages en raison de la pauvreté et des tensions raciales qui subsistent. Ainsi, les hôpitaux comme celui de Khayelitsha accueillent de nombreux blessés graves.

« L’exposition à ce type de blessure est limitée au Canada. Mon stage là-bas va me permettre d’être plus à l’aise dans la gestion de ces cas », affirme l’étudiant.

Si Aleksandar a la possibilité de réaliser ce stage, c’est en bonne partie parce qu’il a bénéficié du programme des milles Aéroplan du Centre Michaëlle-Jean pour l’engagement mondial et communautaire. « C’est un énorme coup de pouce, car le transport aérien est ce qu’il y a de plus coûteux lors des stages à l’étranger, d’autant plus que les stagiaires ne sont pas rémunérés. », explique le jeune homme. « Je n’aurais peut-être pas eu les moyens de m’y rendre autrement. ».

Fasciné par les pathologies des régions tropicales, Aleksandar espère que ce voyage lui permettra d’en apprendre davantage dans ce domaine. Mais il sait que sa passion pour la santé mondiale sera sans aucun doute mise à l’épreuve.


« Mon stage au Ghana m’a permis de m’améliorer sur le plan professionnel et je suis maintenant plus concentrée sur mes objectifs de carrière.» —Victoire Kpadé (à droite) en compagnie d'une collègue au Ghana.

Victoire Kpadé poursuit un baccalauréat en sciences avec majeure en biochimie et mineure en sciences de la santé. L’année dernière, elle a eu la curiosité d’explorer les possibilités de carrière en médecine internationale et en santé publique globale.

C’est ainsi qu'elle a réalisé, au cours de l’été 2016, un stage de quatre mois au Ghana en tant qu’assistante médicale bénévole à la clinique internationale du West Africa AIDS Foundation (WAAF). Cet organisme a pour mission de lutter contre la propagation et les effets du VIH et du sida, de la tuberculose et d’autres maladies transmissibles, en fournissant des soins et du soutien aux communautés.

Victoire agissait comme assistante à la médecin principale de la clinique lors de ses tournées auprès des patients. Elle était chargée de prendre les signes vitaux et de consigner l’historique médical des patients. « Puisque je n’ai pas encore fait d’études en médecine, j’ai dû tout apprendre sur place », raconte l’étudiante. « Jamais je n’aurais pu acquérir une telle expérience au Canada. » 

Ses fins de semaine étaient par ailleurs consacrées à des activités de sensibilisation au VIH, au sida et à diverses infections sexuellement transmissibles. « Je me rendais dans des villages de pêcheurs, car les cas de VIH y sont nombreux. Les membres de la communauté LGBTQ y subissent aussi beaucoup de discrimination. »

La jeune femme a également travaillé à la préparation du National Ghanaian community home-based care training manual, un document destiné aux médecins et aux infirmières qui offrent des soins à domicile aux personnes atteintes du VIH et du sida.

N’eût été la bourse Aéroplan qui lui a été octroyée, Victoire aurait probablement dû emprunter la somme nécessaire au transport aérien. « J’ai pu combiner les milles Aéroplan que j’ai obtenus à d’autres bourses offertes par l’Association des étudiants en sciences, ce qui m’a donné un sérieux coup de pouce. », raconte-t-elle.

Et elle achève fièrement : « Je suis revenue plus disciplinée, si bien que le trimestre dernier est celui où j’ai obtenu les meilleures notes de tout mon bac. »

Vous désirez faire du bénévolat à l'étranger? Victoire vous offres quelques conseils dans cette vidéo.

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