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L’Université canadienne : solide et tournée vers l’avenir
OTTAWA, le 13 avril 2010 — Sans la photo du pavillon Tabaret, jamais je n’aurais reconnu l’Université d’Ottawa dans le portrait déformé qu’en brossait la une du Ottawa Citizen dimanche.
En cette période d’incertitude économique, toutes les universités canadiennes font face au défi de maintenir l’excellence de l’enseignement et de la recherche tout en s’efforçant d’équilibrer leur budget. Cet exercice est d’autant plus difficile que les gouvernements, leur plus importante source de financement, sont aux prises avec des déficits et des pressions les incitant à contrôler ou réduire leurs dépenses. Certaines universités canadiennes ont dû mettre à pied du personnel, éliminer des programmes, imposer des frais spéciaux et rouvrir les conventions collectives.
Fort heureusement, l’Université d’Ottawa n’a pas eu à recourir à ces mesures extrêmes. Contrairement à ce qu’allègue l’article du Citizen, notre situation financière demeure très solide en raison de la prudence dont nous avons traditionnellement fait preuve sur ce plan.
Bien que l’Université prévoie un déficit de 14 millions de dollars sur un budget total de 800 millions pour l’année financière courante, ce manque à gagner sera couvert au moyen de réserves assez considérables pour nous soutenir dans le proche avenir.
Pour ce qui concerne le prochain exercice (du 1er mai 2010 au 30 avril 2011), nous nous dirigeons vers un budget équilibré grâce à l’exercice de révision en profondeur des dépenses auquel l’Université tout entière a participé. Au cours des derniers mois, les membres d’un comité directeur présidé par le professeur David Zussman ont rencontré tous les intervenants partout sur le campus pour examiner des façons de réduire les dépenses et d’accroître les revenus sans compromettre nos priorités clés, soit notre engagement envers les étudiants et la qualité de leur expérience universitaire, et notre excellence en recherche.
Contrairement à l’impression que laisse l’article paru dimanche, c’est précisément parce que notre situation financière est solide que nous réussissons à traverser cette phase économique difficile sans coupures massives des programmes et des services.
Notre équipe de haute direction, qui inclut les doyens et doyennes de toutes les facultés, examine attentivement le rapport du comité Zussman et les suggestions et recommandations formulées par les membres du corps professoral et du personnel administratif. Il est déjà clair que nous déposerons un budget équilibré pour la prochaine année et que notre situation financière est bien meilleure que celle de beaucoup d’autres universités canadiennes.
Il ne fait aucun doute que nous devons poursuivre nos efforts afin d’améliorer la qualité de l’expérience universitaire de nos étudiants. La croissance fulgurante que nous avons connue au cours des huit dernières années, à laquelle a participé la double cohorte, a testé les limites de nos installations et a eu un impact sur la taille des classes.
Cependant, nous avons travaillé d'arrache-pied pour régler ces problèmes. Depuis 2005, nous avons créé plus de 500 nouveaux postes d’enseignement et de soutien administratif. Nous avons aussi ouvert plus de 400 000 pieds carrés en nouveaux locaux pour l’enseignement et la recherche, y compris l’ultramoderne pavillon Desmarais, le pavillon de l’ÉITI (qui a remporté un prix pour sa conception respectueuse de l’environnement), le complexe de 59 millions de dollars pour l’enseignement et la recherche en biosciences, ainsi que la nouvelle aile nord du pavillon Roger-Guindon, consacrée à la recherche en sciences de la santé.
Durant les trois dernières années seulement, l’Université d’Ottawa a exécuté pour plus de 75 millions de dollars de rénovations et d’autres modernisations de ses installations. En ce moment même, nous construisons le long du canal Rideau un immeuble de 15 étages, au coût de 120 millions, qui abritera les Sciences sociales, notre plus grande faculté. En outre, nous avons acquis récemment plus de 25 acres de terrain adjacents à nos campus d’Alta Vista et du centre-ville, afin de pouvoir poursuivre notre essor.
J’ai été sidéré de lire l’allégation faite dans le Ottawa Citizen selon laquelle « l’orientation de l’Université d’Ottawa sur la recherche n’est pas viable ». Au cours des dernières années, nous sommes devenus l’une des universités à plus forte intensité de recherche au Canada, nous classant deuxièmes au pays, par exemple, pour les subventions en médecine et en sciences attribuées par un jury de pairs. Globalement, nous avons reçu plus de 240 millions de dollars en financement des organismes subventionnaires, uniquement l’année dernière. Cette excellence en recherche renforce à son tour notre enseignement en permettant à nos professeurs et professeures de partager les plus récentes connaissances avec les étudiants. Bref, nos visées en recherche ne sont pas seulement viables, elles sont indispensables.
L’examen des dépenses que nous venons tout juste de terminer n’a pas été des plus faciles. Mais parfois, les situations problématiques débouchent sur de nouvelles possibilités. En revoyant combien et comment nous dépensons, nous avons l’occasion d’améliorer ce que nous faisons et comment nous le faisons.
Qu’il soit donc bien clair : l’Université d’Ottawa a traversé bien des tempêtes depuis sa fondation en 1848. Elle a survécu à des récessions et des dépressions économiques, des émeutes et des rébellions, des périodes de disette et des périodes de guerre. Bon an mal an, elle a continué à grandir et à être au service du pays et du monde en tant que lieu distinctif de savoir et d’innovation dans les deux langues officielles et en tant que plus grande université bilingue en Amérique du Nord.
En qualité de dépositaires de cette longue tradition de service et de réalisations, nous travaillons pour transmettre à la prochaine génération une Université d’Ottawa plus solide que jamais.
Allan Rock, recteur de l’Université d’Ottawa.
