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Des chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa découvrent de nouvelles cibles pour le traitement des maladies de Parkinson et d’Alzheimer

OTTAWA, le 24 juin 2010 — Une récente étude menée au laboratoire de David Park, Ph.D. et doyen adjoint à la recherche de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, a permis de découvrir l’existence d’un lien entre une protéine, connue sous le nom de Cdk5, et les dommages/réparations de l’ADN dans les neurones. Ces résultats, ainsi que leur incidence dans le traitement des maladies neurodégénératives, telles que les maladies de Parkinson et d’Alzheimer, ont récemment paru dans la prestigieuse revue Nature Cell Biology.

En collaboration avec le personnel des laboratoires de Ruth Slack, Ph.D. (Université d’Ottawa) et de Dr John Woulfe (Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa), les chercheurs du laboratoire de M. Park ont montré qu’une perturbation de la voie Cdk5-Ape1 se traduit par une hausse des dommages à l’ADN, ce qui au bout du compte entraîne la mort des neurones. Les chercheurs ont franchi une nouvelle étape en démontrant que ces voies sont perturbées dans le cerveau des patients atteints des maladies de Parkinson ou d’Alzheimer.

Les dommages à l’ADN et les anomalies des voies régissant la réparation de l’ADN peuvent entraîner la mort des neurones et sont associés à un certain nombre de maladies neurodégénératives. Pour cette raison, les chercheurs oeuvrant dans le domaine des neurosciences sont de plus en plus intéressés à comprendre le fonctionnement de ces voies et à repérer les facteurs en aval qui pourraient constituer des cibles importantes pour le développement de médicaments.

« Nous avons repéré ce qui à notre avis est une grave perturbation de la voie de signalisation qui pourrait entraîner la mort des neurones de différentes façons, comme c’est le cas dans les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Nous avons montré qu’un important mécanisme de réparation de l’ADN est supprimé lorsque les neurones subissent un stress. L’hyperactivation inappropriée de Cdk5, une protéine présente normalement dans les neurones, entraîne la suppression d’une enzyme, appelée APE1, qui joue un rôle dans la réparation de l’ADN. Ceci entraîne davantage de dommages à l’ADN et la mort des neurones », explique M. Park.

Ces résultats révèlent le premier lien direct entre la protéine Cdk5 et les mécanismes pathologiques associés aux dommages à l'ADN des maladies neurodégénératives. De plus, cette découverte donne la possibilité de concevoir des médicaments ciblant cette voie afin de limiter la mort des neurones chez les patients atteints de maladies neurodégénératives, telles que les maladies de Parkinson et d’Alzheimer.

Ces travaux profitaient du soutien de la Société Parkinson Canada, de la Parkinson’s Disease Foundation, du Consortium pour la recherche sur le Parkinson, de la Heart and Stroke Foundation of Ontario, des Instituts de recherche en santé du Canada, du Programme de régénération du cerveau - Neuroscience Canada, et du Programme universitaire de calibre mondial, Fondation nationale de la recherche, ministère de l’Éducation, des Sciences et de la Technologie, Corée du Sud.

L’article complet, intitulé The role of Cdk5-mediated apurinic/apyrimidic endonuclease 1 phosphorylation in neuronal death peut être consulté dans le plus récent numéro de la revue Nature Cell Biology (Nat Cell Biol, juin 2010, vol. 12, no 6, p. 563-571).

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