Médias
Communiqués de presse et annonces
Une étude de l’Université d’Ottawa parait dans la prestigieuse revue scientifique Nature
OTTAWA, le 24 juin 2010 — Une étude scientifique concertée entre un groupe de chercheurs d’Ottawa et des chercheurs à l’étranger a permis de découvrir des gènes qui semblent associés à une étape importante de l’évolution : la transformation des nageoires en membres articulés. Cette étude a paru hier dans l’une des revues scientifiques les plus prestigieuses, Nature.
Intitulé Loss of fish actinotrichia proteins and the fin-to-limb transition, l’article s’appuie sur une étude menée par la professeure Marie-Andrée Akimenko du Département de biologie à l’Université d’Ottawa sur une famille de gènes nouvellement découverte qui permet aux poissons de développer des actinotriches — de minuscules fibrilles qui se forment dans le repli des nageoires des poissions et qu’on ne retrouve pas dans les membres des tétrapodes (mammifères, oiseaux, amphibiens, etc.). [site externe, en anglais seulement]
Dans des expériences empêchant ces gènes de s’exprimer, les chercheurs ont constaté une absence de ces fibrilles propres aux poissons, qui s’accompagnait d’un repli des nageoires peu ou pas développé. La disparition de ces gènes chez les tétrapodes au courant de l’évolution pourrait avoir été une étape dans la transformation des nageoires en membres, avancent les auteurs.
L’étude collaborative réunissait cinq chercheurs canadiens, dont quatre du Centre de recherche avancée en génomique environnementale (CRAGE) et un de Santé Canada, ainsi que trois chercheurs internationaux situés respectivement en Angleterre, en Allemagne et à Singapour.
L’Université d’Ottawa soutient activement la recherche de pointe et favorise le développement des connaissances basé sur une approche interdisciplinaire. Son engagement envers l’excellence attire les chercheurs les plus prometteurs du Canada et du monde entier.
