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Une nouvelle enquête jette un éclairage sur les décisions de poursuivre des études postsecondaires et la persévérance dans les études
OTTAWA, le 28 septembre 2010 — Trois notes de recherche publiées aujourd'hui par le Projet Mesurer l'efficacité de l'aide financière aux étudiants (MEAFE) montrent que les politiques visant à accroître la persévérance dans les études au niveau postsecondaire ciblent peut-être les mauvaises personnes. Les trois notes s’appuient sur les données de l'Enquête longitudinale menée auprès des étudiants à faible revenu (L-SLIS). Un peu plus de 10 000 étudiants à faible revenu de partout au Canada ont été interrogés au cours de chaque année scolaire de 2006 à 2009.
« Les responsables de politiques ont créé des programmes basés sur ce qui semble réduire le taux de décrochage scolaire dans d'autres pays comme les États-Unis, explique Ross Finnie, auteur principal de la recherche et professeur à l'École supérieure d'affaires publiques et internationales de l'Université d'Ottawa. Grâce à l’enquête L-SLIS et à la richesse des données institutionnelles disponibles dans les collèges et universités du Canada, nous pouvons commencer à élaborer des politiques plus appropriées pour aider les étudiants qui risquent de décrocher. »
La première note de recherche se penche sur les expériences des étudiants de « première génération au niveau postsecondaire » (c'est-à-dire des étudiants dont les parents n’ont pas fréquenté le collège ou l'université). Étonnamment, les résultats font ressortir que ces étudiants ne sont pas plus à risque d'abandonner leurs études que d’autres.Ces constatations amènent les auteurs à s'interroger sur les programmes actuels d’encouragement de la persévérance scolaire qui ciblent les étudiants de première génération.
La deuxième note de recherche s’intéresse à l'âge auquel les étudiants à faible revenu ont déclaré avoir décidé de poursuivre des études postsecondaires et fait ressortir que « près de la moitié de ces étudiants avaient pris la décision de poursuivre des études avant la 9e année de dire le professeur Finnie. » Comparativement aux étudiants qui se sont décidé tôt, ceux qui ont pris une décision tardive sont beaucoup plus susceptibles d’abandonner leurs études sans obtenir un diplôme. De tels résultats font ressortir la nécessité d'interventions précoces si les décideurs veulent influer sur le parcours des populations sous-représentées dans les établissements postsecondaires.
La dernière note de recherche explore divers indicateurs de la motivation scolaire et des comportements des étudiants au cours de leur première année d’études qui ont fourni des données qui semblent mieux expliquer l’abandon des études que le simple fait d’être un étudiant de première génération. En effet, les étudiants qui se disent moins intéressés par ce qu'ils apprennent ou qui ne s'identifient pas à leur programme sont beaucoup plus à risque de décrocher. « Les responsables de politiques pourraient mieux cibler les étudiants à risque en utilisant ces indicateurs », affirme le professeur Finnie.
Les trois notes ont été rédigées par Ross Finnie, professeur à l'Université d'Ottawa, en collaboration avec Stephen Childs et Andrew Wismer du projet MESA. La L-SLIS est une initiative du projet Mesurer l'efficacité de l'aide aux étudiants (MESA), dont la recherche à long terme est financée par la Fondation canadienne des bourses du millénaire (FCBM) afin d'évaluer l'impact des bourses d’accès de laFCBM et d’explorer les liens entre les ressources financières, l'accès et la persévérance scolaire des étudiants qui fréquentent des établissements postsecondaires. D’autres notes seront rendues publiques dans les prochaines semaines.
Les notes de recherche ainsi qu'un guide sur les données L-SLIS sont disponibles en ligne à www.mesa-project.org. [Site externe.]
