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La Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa reçoit une importante subvention de recherche pour aider les travailleurs des mines au Canada.
OTTAWA, le 28 septembre 2010 — La Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents de travail de l’Ontario (CSPAAT) a remis sa plus importante subvention de recherche, soit 258 000 $ pour deux ans, au professeur Glen Kenny de l’École des sciences de l’activité physique à la Faculté des sciences de la santé. Ses travaux porteront sur les effets du stress thermique (ou stress dû à la chaleur) sur les travailleurs dans les mines du Canada, en particulier les mineurs à risque (personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques).
Le Consortium de recherche sur l’exploitation minière en profondeur et l’Association pour la santé et la sécurité dans l’industrie des mines et des agrégats ont cerné le stress thermique comme étant l’un des risques les plus importants pour la santé et la sécurité des travailleurs dans les mines mécanisées de l’Ontario. Ce stress peut avoir de sérieux effets sur la santé et peut parfois même entraîner la mort. Le risque augmente chez les mineurs plus âgés et ceux atteints du diabète de type 2.
Selon les résultats limités de la recherche à ce jour, le vieillissement et le diabète de type 2 peuvent compromettre les fonctions de refroidissement du corps, comme le démontre la baisse localisée de la transpiration et du débit sanguin cutané au moment de l’exposition passive à la chaleur. Toutefois, ce qui demeure inconnu, c’est l’influence du vieillissement et du diabète de type 2, pris ensemble ou séparément, sur la capacité de dissiper la chaleur et le risque de maladie ou de malaise causés par la chaleur durant un travail physique dans un environnement de chaleur. Le chercheur étudie les réponses physiologiques involontaires du corps humain pour dissiper la chaleur et mesure directement l’échange de chaleur dans l’environnement avec le seul calorimètre direct fonctionnel au monde. Ainsi, le professeur Kenny cherche à mieux comprendre comment le stress thermique (localement et pour l’ensemble du corps) se produit chez les mineurs vulnérables, afin d’en permettre éventuellement la prévention. Un des éléments clés de son travail sera la possibilité de définir les limites d’exposition et de prévoir l’équilibre travail-pause pour ces travailleurs.
