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Une nouvelle enquête révèle comment les étudiants financent leurs études postsecondaires

OTTAWA, le 7 octobre 2010 — Trois nouvelles notes de recherche publiées aujourd'hui par le projet Mesurer l'efficacité de l'aide financière aux étudiants (MEAFE) montrent que 42 % des étudiants de première année à l’université abandonneraient leurs études s’ils ne recevaient plus d’aide financière de l’État. Les notes de recherche du projet MEAFE s’appuient sur les données de l'Enquête longitudinale auprès d’étudiants à faible revenu (L-SLIS) d’établissements postsecondaires de partout au Canada. Ces données ont été recueillies auprès de 10 000 étudiants récipiendaires d’aide financière gouvernementale qui étaient en première année en 2006 et qu’on a suivis d’année en année dans leurs études jusqu’en 2009.

« Ces nouvelles données nous permettent enfin de suivre la progression des moyens qu’utilisent les étudiants pour financer leurs études postsecondaires, déclare Ross Finnie, professeur à l’Université d’Ottawa et auteur principal des notes de recherche. Nous avons découvert que les étudiants à faible revenu font appel à plusieurs sources de financement, et que la principale, l’aide financière gouvernementale, est essentielle pour que ces étudiants restent à l’école. »

La première note de recherche, qui se penche sur la dette et les emprunts des étudiants, indique que 50 % des étudiants auraient emprunté davantage par l’entremise de leur programme d’aide financière s’ils l’avaient pu, même si 48 % d’entre eux sont inquiets quant à leur capacité de rembourser leur dette. Dans l’échantillon d’étudiants emprunteurs interrogés, les chercheurs ont découvert que, rendus en troisième année d’études, ces étudiants estiment qu’il leur faudra près de six ans pour rembourser leur dette. Autre constatation, plus de 43 % projettent d’habiter chez leurs parents jusqu’à ce qu’ils aient remboursé leur dette en partie ou en totalité, mais cette intention n’est pas forcément en rapport direct avec leur niveau d’endettement.

La deuxième note de recherche s’intéresse aux sources de financement de ces étudiants et montre comment les étudiants tendent à se tourner vers les revenus d’emplois plutôt que l’aide financière gouvernementale après leur première année d’études, bien que leurs ressources financières totales s’en trouvent diminuées.. Les chercheurs ont constaté que seulement 14,4 % des étudiants qui reçoivent des bourses à l’admission la conservent en deuxième année, et seulement 9,4 % en troisième année. « Cette information peut être importante pour les étudiants qui planifient leur budget pour leurs études postsecondaires, »souligne le professeur Finnie.

La troisième note de recherche explore l’emploi du temps des étudiants et brosse le portrait des étudiants bénéficiaires d’aide financière qui tendent à travailler pendant leurs études. Les recherches montrent que les étudiants vivant au domicile familial et ceux qui reçoivent des faibles allocations de leurs parents sont les plus nombreux à avoir un emploi. « On sait déjà que plus un étudiant consacre de temps à un emploi, plus ses notes sont basses à l’université, mais on ne possède pas encore de données suffisantes à ce sujet pour affirmer qu’il en est ainsi au niveau collégial », explique le professeur Finnie. Il est de ce fait important d’étudier l’interdépendance entre l’aide financière, le temps consacré aux emplois  et les résultats scolaires dans l’évaluation des politiques d’aide financière. »

Les trois notes ont été rédigées par Ross Finnie, professeur à l'École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d'Ottawa, en collaboration avec Stephen Childs et Andrew Wismer du projet MEASE. L’enquête L-SLIS est une initiative du projet Mesurer l'efficacité de l'aide aux étudiants (MEAFE), dont la recherche à long terme est financée par la Fondation canadienne des bourses du millénaire (FCBM) afin d'évaluer l'impact des bourses d’accès de cette fondation et d’explorer les liens entre les ressources financières, l'accès et la persévérance scolaire des étudiants qui fréquentent des établissements postsecondaires. D’autres notes seront rendues publiques dans les prochains mois.

Ces notes de recherche intitulées Funding Post-Secondary Education, Student Borrowing et Debt and Time Use in Post-Secondary Education, ainsi qu'un guide sur les données de la L-SLIS, sont disponibles en ligne à www.mesa-project.org. [Site externe, en anglais seulement.].

Ces trois nouvelles notes complètent les trois premières sur les décisions de poursuivre des études postsecondaires et la persévérance dans les études parues la semaine dernière.

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