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Une nouvelle étude révèle des différences dans les taux de rétention, les attitudes parentales et les stratégies de financement chez les immigrants et membres de minorités visibles étudiant au collège ou à l’université

OTTAWA, le 11 novembre 2010 — Deux nouvelles notes de recherche publiées aujourd’hui par le projet Mesurer l’efficacité de l’aide financière aux étudiants (MEAFE) montrent que parmi les étudiants de niveau postsecondaire à faible revenu sondés, les immigrants et membres de minorités visibles sont beaucoup moins susceptibles que les autres d’abandonner leurs études. « La pression parentale pour terminer les études postsecondaires est beaucoup plus forte pour ces étudiants et pourrait être liée aux faibles taux d’abandon observés », a indiqué Ross Finnie, auteur principal de la note et professeur à l’Université d’Ottawa.

Les deux nouvelles notes de recherche du projet MEAFE s’appuient sur les données de l’Enquête longitudinale sur les étudiants à faible revenu (L-SLIS), recueillies auprès de quelque 10 000 récipiendaires d’aide financière gouvernementale qui ont commencé leurs études postsecondaires en 2006 et qu’on a suivis jusqu’en 2009.

La première note montre qu’au collège, le taux d’abandon en première ou deuxième année s’élevait à 17,1 % pour les immigrants membres de minorités visibles, contre 25,5 % pour les autres étudiants, un taux près de 50 % plus élevé. À l’université (où les immigrants et membres de minorités visibles sont plus nombreux), les immigrants membres de minorités visibles présentaient un taux d’abandon de 3,8 % seulement, contre 9,6 % pour les autres étudiants, un taux deux fois et demie plus élevé.

Les auteurs ont aussi observé qu’en dépit de leur succès scolaire, les membres des minorités visibles (immigrants ou non) étaient moins susceptibles que les autres de dire que leurs professeurs étaient « obligeants et compréhensifs » et qu’eux-mêmes se sentaient « à leur place » dans leur école. Ces résultats semblent indiquer que les collèges et universités doivent redoubler d’efforts pour mettre ces étudiants à l’aise.

La seconde note de recherche est axée sur le financement des études. Elle montre que les immigrants (membres de minorités visibles ou non) étaient moins susceptibles que les étudiants nés au Canada d’avoir eux-mêmes épargné pour leurs études postsecondaires. En revanche, les membres de minorités visibles (immigrants ou non), surtout de niveau universitaire, avaient plus souvent des parents qui avaient mis de l’argent de côté dans ce but que les personnes non membres de minorités visibles. Les auteurs ont observé que parmi les étudiants universitaires (tous récipiendaires d’aide gouvernementale), les personnes non membres de minorités visibles nées au Canada signalaient les plus hauts montants d’aide financière gouvernementale et revenus provenant d’un emploi d’été ainsi que le financement total le plus élevé. « Les stratégies de financement des études postsecondaires sont clairement différentes pour les minorités visibles et les immigrants », a dit le professeur Finnie.

En particulier, les immigrants membres de minorités visibles sont généralement plus susceptibles que les autres de s’inquiéter de leur dette étudiante. Pour les auteurs, ces inquiétudes pourraient être attribuables à des différences dans les attentes envers le marché du travail et les attitudes envers les dettes ainsi qu’à d’autres facteurs. Plus de la moitié de tous les membres de minorités visibles ont indiqué qu’ils vivraient chez leurs parents jusqu’à ce qu’ils puissent rembourser leur dette, contre un peu plus du quart des étudiants non membres de minorités visibles.

Les notes de recherche sont l’œuvre de Ross Finnie, professeur à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa, Stephen Childs et Andrew Wismer, du projet MEAFE. L’enquête L-SLIS est une initiative du projet Mesurer l’efficacité de l’aide financière aux étudiants (MEAFE), dont la recherche à long terme est financée par la Fondation canadienne des bourses du millénaire (FCBM) afin d’évaluer l’impact des bourses d’accès de cette fondation et d’explorer les liens entre les ressources financières, l’accès et la persévérance scolaire des étudiants qui fréquentent des établissements postsecondaires. D’autres notes et rapports seront publiés au cours des mois qui suivent.

Les deux notes de recherche, Immigrants and Visible Minorities: Post-Secondary Education Experiences et Immigrants and Visible Minorities: Funding Post-Secondary Education ainsi qu’un guide sur les données de la L-SLIS sont accessibles en ligne au www.mesa-project.org.

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