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Droits des victimes au Canada : atteindre les normes internationales

OTTAWA, le 11 avril 2011 — Le mercredi 13 avril, un symposium national organisé par l'Université d'Ottawa afin de promouvoir les droits des victimes au Canada rassemblera des experts de partout au pays, y compris des représentants d'organismes d'application de la loi, du milieu judiciaire et universitaire, des groupes de défense ou de services aux victimes ainsi que des survivants. Les médias sont invités dès 9 h 30 pour assister aux discours d'ouverture qui auront lieu de 10 h 00 à 10 h 45.

Le symposium Victim Rights in Canada, Reaching International Standards (en anglais) sera l'occasion d'explorer les façons dont le Canada pourrait mieux se conformer aux normes internationales et s'inspirer de pratiques établies aux États-Unis et dans l'Union européenne, qui offrent une protection, des droits, des services et un soutien accrus aux victimes de crimes. Que peut faire le Canada pour arriver à respecter ces normes?

QUOI : Symposium Victim Rights in Canada, Reaching International Standards

QUAND : Mercredi 13 avril 2011, 9 h 30

: Pavillon Desmarais, 55, avenue Laurier Est, salle 12102 (12e étage), Université d'Ottawa (Carte du campus)

Lors du symposium, Irvin Waller, professeur de criminologie à l'Université d'Ottawa et président de l'International Organization for Victim Assistance, discutera de son nouvel ouvrage, Rights for Victims of Crime: Rebalancing Justice, où il fait état des connaissances et pratiques actuelles en matière de droits des victimes dans le monde et montre le retard qu'accuse le Canada dans pratiquement tous les domaines.

« Nous devons rééquilibrer la justice au pays à l'aide d'un plan d'action national qui permettra au Canada de devenir un chef de file sur le plan des efforts pour dédommager les victimes et leur fournir les services et l'information dont elles ont besoin, dit Irvin Waller. Si les États-Unis et l'Union européenne peuvent se le permettre, nous aussi. »

Au moment où les dirigeants politiques débattent des dépenses associées aux crimes et à la justice en pleine campagne électorale fédérale, cette année encore :

  • un adulte canadien sur dix sera victime d'une attaque ou d'un autre crime violent;
  • moins de 10 % des agressions sexuelles seront signalées à la police;
  • les victimes de crimes subiront l'équivalent de 83 milliards de dollars en pertes, blessures et traumatismes.

Et pourtant, les dépenses pour les victimes proposées par le gouvernement fédéral dans le cadre d'un programme axé sur « la loi et l'ordre » s'élèvent à environ 13 millions de dollars pour améliorer l'aide offerte et à 50 millions pour la prévention (montant qui va en s'amenuisant), soit moins de 2 % des sommes croissantes allouées à l'application de la loi et aux prisons. Pendant ce temps, les propositions de réformes pour les victimes de crimes accumulent la poussière sur les tablettes.

Parmi les invités et panélistes :

  • Sénateur Pierre-Hugues Boisvenu
  • Heidi Illingworth, directrice générale, Centre canadien de ressources pour les victimes de crimes
  • Steve Sullivan, directeur général, Services aux victimes d'Ottawa
  • Sharon Rosenfeldt, présidente, Victims of Violence
  • Patrick Thiele, Saskatchewan Restitution Program
  • Arlène Gaudreault, présidente, Plaidoyer-Victimes

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